‹ Le Général La Fayette, 1757-1834Chapitre 90 sur 284 · VEILLE DE LA FÉDÉRATION · texte numérisé non relu

VEILLE DE LA FÉDÉRATION

confiance dans la réussite de la fête de la Fédération (1).

Est- ce à cette occasion ou pour ménager de nouveaux pourparlers avec Mirabeau, que La Fayette demanda un rendez-vous au comte de La Marck, le 5 juillet (2)? On l’ignore, mais ce qui est certain, c’est que Mirabeau travaillait sans relâche à susciter des embarras à son rival et à diminuer son crédit populaire. Ainsi, le 7 juillet, il conseilla de faire inviter, par le roi, les ambassadeurs à la fête de la Fédération, afin que Louis XVI eût le mérite de cette démarche, au lieu de se laisser devancer par La Fayette (3). Dans une note confidentielle du 9 juillet, il traitait le général de maire du palais. Ces menées n’empêchèrent pas La Fayette d’être proclamé, le 10 juillet, président de l’assemblée des fédérés. Dès lors la situation du commandant général devenait prépondérante. Le 12 juillet, un placard imprimé, portant la signature de celui-ci, prévint les fédérés qu’une députation des gardes nationales serait reçue le mardi 13 juillet par l’Assemblée nationale et par le roi (4). Le lendemain, La Fayette fit cette présentation avec solennité. A la barre de l’Assemblée, il prononça un discours politique, où il adjura les députés de terminer la Constitution et qui finit par ces mots :

Sous les auspices delà loi, l’étendard de la liberté ne deviendra jamais celui de la licence; nous vous le jurons, Messieurs,

(1) La protestation du duc d’Orléans et la réponse de La Fayette furent publiées sous ce titre : Lettre de Philippe-Louis- Joseph C apet, ci-devant duc d'Orléans; opinion de M. de La Fayette, in-8. (Bibl. nat., Lb3!>904t.) — On lit à ce sujet dans la Correspondance secrète, publiée par M. de Lescure, t. II, p. 456 : « La correspondance du duc d’Orléans avec M. de La Fayette au sujet de son retour a donné au public quelques lumières sur le schisme qui divise les royalistes et les républicains. »

(2) Cf. Correspondance entre Mirabeau et La Marck, t. II, p. 82.

(3) Cf. lettre de Mirabeau au comte de La Marck, du 7 juillet 1790 ( Correspondance , t. II, p. 87.)

(4) Cf. Pièces justificatives, n° XVI IL

ce respect pour la loi, dont nous sommes les défenseurs, nous vous le jurons sur l’honneur; et des hommes libres, des Français, ne promettent jamais en vain.

Au roi, il déclara qu’il révérait en lui le plus beau de tous les titres, celui de chef des Français et de roi d’un peuple libre.

Jouissez, sire, du prix de vos vertus; que ces purs hommages, que ne saurait commander le despotisme, soient la gloire et la récompense d’un roi citoyen!

Le mercredi 14 juillet 1790, au Champ de Mars, après la messe, célébrée par l’évêque d’Autun, Talleyrand, La Fayette, en sa qualité de major général de la confédération, monta sur l’autel de la patrie, y plaça son épée et prononça le serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi(x). Ce fut le véritable héros de la fête; la foule des citoyens lui prodigua les marques les plus extraordinaires de respect et d’admiration. Un écrivain royaliste en a témoigné en ces termes :

On ne voulait pas le laisser redescendre de l’autel où il était monté; on semblait exiger qu’il y restât exposé à la vénération publique. A peine redescendu, les fédérés s’élancèrent à l’envi vers lui; les uns lui baisaient le visage, les autres les mains, les moins heureux l’habit. 11 n’eut pas moins de peine à remonter à cheval. A peine fut-il en selle qu’on baisa ce qu’on put encore : ses cuisses, ses bottes, le harnais du cheval, enfin le cheval lui-même (2).

(1) La formule du serment était : « Nous jurons d’être à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi ; de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi; de protéger, conformément aux lois, la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et subsistances dans l’intérieur du royaume, la perception des contributions publiques, sous quelques formes qu’elles existent; de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité. »

(2) Cf. Histoire authentique et suivie de la Révolution de France; Londres, 1792, 2 vol. in-12, t. 1er, p. 702. (Bibl. nat., Le2 2278.)

CUPrDON TAMBOUF

3aUe-p lathiO tambourjûcial/ / litre lat, d'un; noeud Cmpiipad Jaà ï& la/rance' au dieu martial J)e laurieré Cwronensleurd tèteé.

Franco iS . uru/ortS nouS ,

F t d accord Chantond touS JLdtil un- TueudpiuJ doupe Voieis la plus LededeS^/eleS Céfl peur tu ue un devoir Lu? al J)e chanter Je jour nuptial

J) un- dieu pour nous/lll Serai FKcO/ira/, cairac. aéra

Four nouJ cjudle heureuoe nllànct J\epncà/onS nous, amis/reredarmej

Fran^oùt repeSe/^, aveemôv Farces lu leu

Vive le Fou 'Vive la ^france

si paml CheO JPrutncourt-

J/nprimeur cii/laiÜe douce- rites de/èins S^actfueS 71? d '

Air caira. carra

Cravlés1 .

LemccJiant’ ptuSnenouS iL/audravoire cpiand/idy vient V To liment/ comme onldhorde '> S 'ilcpr-mce leS den-tJ deceL

. AftsçaircL ccurOs caira s Oui le vraisbonJiéur poicrruut remdrn Fin- le r adianta ns luV dira/

udhscairas

odiocfuanp. Jemarà mire coeur le/urC Etmds denouJ fieJ/e domendros

ulhs ca/vras

LBaoù/mS Tet crainte Tel allarmcJ Ahseairas caseras

Ænooain le a elcontrerw ace n Souvenons rwuJ d&celie/e-'te le.

udhs cairar

< lue las Hier le pour rtouS as. / charme rîJv cadra/ cecras

J\faTcJietAira/âù?2iZ'lec >

jBattet/ailei^ tamloun national Con/êrvex, du pap/S 710101/

ILas le lertepr'e/enlFoj/al' JD reé/oTid uns tetnplea/o/

3atè.\ laiùajzonlour O p ui/lcml 3 ieu/ d amour François , epveeyrandyour 3e la /rance chantons /gloire FepoTidorda/l'icicreurj/nal J?e notre idüitrepene rai François Chantonà dans coeur Içyai Du/ dieusTTlarl le Vlaprd/ûence.

François rpetexçnec jnoi/

Vive la/ loi/

Fin. ie le Fou Fiaoelas/r.

rance

Page 1