PIÈGES JOSTIFICATIVES ET ÉCLAIRCISSEMENTS
Clergé délibérait dans sa chambre^ on a donné lecture à l'Ordre de la Noblesse, d*un mémoire au roi des anoblis de Saint-Malo. Il en est résulté une déclaration que les anoblis auraient été dans l'assemblée de la Noblesse^ électeurs éligibles pour la députation aux États-Généraux. Dès que nous avons été instruit du refus, nous avons envoyé aux présidents des Ordres les secondes déclarations portées par nos instructions; on n'en a été que plus affermi dans le refus, et il a été inutile de notifier l'ordre de se séparer; on était très-empressé de partir. Demain il n'y aura plus personne ici, et nous quitterons nous-même Sdint-Brieuc. Les gens reconnus pour sages sont désolés et regardent cette assemblée comme le tombeau de la constitution des États de Bretagne; d'autres affirment qu'avant le 20 mai les trois Ordres se réuniront pour députer en commun aux États-Généraux. Les présidents des Ordres sont chargés de remettre la protestation aux présidents des Ordres aux Etats-Généraux. M. le comte de Thiars a envoyé à M. de Yiliedeuil copie de tout ce qui est émané de l'assemblée. Nous avons fait partir hier matin des courriers pour dire aux électeurs, dans chaque diocèse, que les instructions du roi étaient qu'ils nommassent, savoir à Rennes, Nantes, Vannes et Quimper, trois députés et les cinq autres deux par diocèse.
(( L'élection du Tiers est finie à Rennes; après de longs débats sur les élections, on a nommé trois des quatre avocats qui ont signé le mémoire que le parlement de Paris vient de condamner au feu, un procureur au parlement de Rennes, le maire de Vitré, un laboureur et un négociant de Saint-Malo; M. Chapelier ennobli est un des trois avocats.
» Dans plusieurs endroits on a nommé des adjoints pour suppléer aux députés en cas de maladie ou autre empêchement.
)) Je suis, etc.,