‹ Le génie de la révolutionChapitre 164 sur 191 · DE BLOIS · texte numérisé non relu

DE BLOIS

« L'influence qu'ont dans les municipalités les baillis, procureurs fiscaux, notaires, etc.; l'habitude où le peuple est de les consulter, la confiance qu'il a en eux, ont réuni sur cet état l'emploi de rédiger leurs (plaintes) et de les faire valoir à l'assemblée générale du Tiers-État. Les corporations dans les villes ont également choisi des gens de loi pour exposer leurs intentions. Il devait s'ensuivre et s*en est suivi effectivement une coalition géaaé-

raie contre les gess de cet état seuls : ils ont pu en élever le choix, seuls ils ont été choisis pour la rédaction des (plaintes) et seuls, il est à craindre qu'ils ne se choisissent pour députés.

» Il est encore un remède, mais ilest instant, il n'y a pas un moment à perdre, ce serait un supplément (au règlement) du 24 janvier, par lequel Sa Majesté, sans prétendre gêner la liberté des sufirages, engagerait cependant le Tiers-État à nommer un député d'une autre profession, en remplacement de chaque homme de loi qu'ils choisiront, parce que, pouvant se faire que le nombre en fût plus considérable que ne le comportent les intérêts de la nation qui ne peut être véritablement représentée par des députés d'un seul et même état, ne pouvant tout au plus former que le dixième des représentants de la nation, ceux qui se trouve* raient excéder cette proportion seraient alors remplacés par des députés désignés.

» €e moyen suffirait à prévenir la trop grande influence de cet état et à ramener l'équilibre dans les délibérations des Ëtats-Généraux. Les conséquences sont effrayantes, il est important

DE couper le mal DANS SA RACINE. »

Les pièces qui précèdent sont extraites de la Collection générale DES ACTES relatifs AUX ÉLECTIONS DE 1789. Cette coUcction contient les procès-verbaux et les Cahiers à peu près complets des paroisses et communautés de trois bailliages :

i* Ceux de Paris-hors-murs, qui commencent à la fin du registre II et remplissent les neuf registres suivants;

f Ceux de la gouvernance de Douai, formant la moitié d'un registre;

3* Ceux de la sénéchaussée d'Aix en Provence, compris dans un demi-registre et dans trois registres du supplément.

Sauf trois ou quatre de la banlieue parisienne, imprimés par leurs auteurs, ces sept ou huit cents Cahiers sont inédits.

il en existe beaucoup d'autres dispersés parmi les Délibérations des vilks et communautés et dans chacun des registres affectés à chaque sénéchaussée ou bailliage principal. Dans les très-rares provinces, dont les Cahiers primitifs manquent complètement à la COLLECTION GÉNÉRALE, IcuT abscuce est réparée surtout par les Cahiers des bailliages secondaires, où l'élément rustique est en

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majorité et donne une grande importance à ses doléaiices pov ticôlières*

Je ferai remarquer qne les procès-yerbanx et Cahiers des campagnes^ contenus dans la collection GÉnÉaALE^ n'j sont pas entrés parce qu'ite oiA été choisis par Farehiviste Camus et les secrétaires de la Constituante, mais simplement parce que ceux-ci les ont trouvés soit entre les mains des députés, soit dans les boréaux du directeur général des finances et du garde des sceaux. Ce sont évidemment les plus importants, puisqu'ils ont tons été annexés aux Cahiers réduits des assemblées secondaires, en vertu d'une délibération des électeurs, ou expédiés directement à Paris, a&n de réparer les erreurs et les omissions que leurs auteurs m dépositaires prétendaient avoir été commises dans la réduction et k rédaction définitive des Cahiers des bailliages.

Les procsè-verbaux, mémoires et lettres provenant des habitants des campagnes, recopiés dans la collectioï^ générale, m'ont amplement suffi, avec les articles relatifs à l'agriculture et à la féodalité, dans les cahiers définitifs, pour dresser un tableau authentique de la condition du paysan français en chaque région, en chaque province, juste au moment où la Révolution va faire de lui un citoyen. Les Cahiers rustiques ont, au point de vue social, autant d'importance qu'ils en ont peu, sauf quelques exceptions, au point de vue politique. Ils ne m'ont guère servi pour la promise partie de mon travail sur les élections ; ils forment une des bases de la seconde partie, consacrée à l'égalité, en donnerai de nombreux extraits soit dans le texte, soit dans Tes pièces justificatives du troisième volume de cet ouvrage.

Xje« Élections ouvrl&res de Iliyon«

(Voir les § II et III du chapitre ii du liyre II.)

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