‹ Le génie de TaciteChapitre 36 sur 69 · Pison demande que Silanus soit banni et relégué à · texte numérisé non relu

Pison demande que Silanus soit banni et relégué à

Gyare. Tibère n*y consent pas (c). Il assigne au condamné l'ile de Cythère (i) à la demande de sa sœur, qui est vestale.

Proposition de Cornélius Dolabella.Tibère en dénonce l'absurdité. [Cf. ci-dessus, p. 54.]

(III, 70.) — I. Cesius Cordus, accusé de concussion par les Cyrénéens, est condamné (a).

(i)'Le Mediceus prior, manuscrit unique des six premiers livres des Annales, porte, dit-on, Cythenum. Juste- Lipse a cru qu'il fallait lire : Cyihnum. Mais d'autres ont proposé : Cytheram. Le contexte impose Cytheram. Voir ci-dessus p. 171.

2, Lt EnniiïSj chevalier romain ^ accusé d'avoir converti en argenterie uoe statue de Tibère, esi ahs&us (a).

Tibère ne veut pas qu'on reçoive Taccusatioii portée contre L. Ennius, AtèiuE Capiton proteste contre cette indulgence, Tibère persisie dans son opposition.

(III, 75.) I- — Mort naturelle de A* Salon inus et de C. Atéius.

î. A. Sa]onînus, iWf haute naissance (a). Il était petit-âli de M. Agrippa et de A. Pollbn, frère de Drusua et futur gendre de César.

2, Capiton Atéius, d^ liasse ^^tr set Ion (a). Il était petit- fil s d' tin cent HT ion de S^dla, fila d'un préteur.

Sotis Auguste, Capiton AlêiusetL. Anlistius excellèrent tons deux dans la science du droit L^uu se montra courtisan du pouvoir (b); Tautre, au contraire, ami incorruptible de la liberté (b). Le premier obtint le consulat (c); le second s'arrêta à la préture (c) .

(III, 76.) 2. — Mort naturelle de Junie, nièce de Caton, femme de C. Cassius et sœur de Brutus.

Les images de vingt familles illustres furent portées à ses funérailles (a). On n'y vit pas celles de Brutus et de Cassius (a) .

Tacite a imaginé que, dans le dessein de conquérir le pouvoir, Séjan exterminerait rhéritier présomptif Drusus et qu*il attenterait, ensuite, à la vie des enfants de Germanicus, Néron et Drusus. Il a élevé ceux-ci aux honneurs, de proche en proche, pour exciter l'ambition du ministre. Les intrigues de Séjan alternent, dans son roman, avec les succès des jeunes princes. Ainsi :

<IV, 3.) — I. Séjan séduit Livie, femme de l'héritier présomptif Drusus, et en fait la complice de ses intrigues.

{IV, 4). — 2. Drusus, fils de Germanicus, prend la robe virile. Le Sénat renouvelle, en sa faveur, les décrets qu'il avait rendus pour son frère Néron.

4jy, 8.) — I. Séjan, de complicité avec Livie, empoisonne Drusus, fils de Tibère.

2. Tibère recommande à Tafifection du Sénat Néron et Drusus, fils de Germanicus.

<(IV, 12.) — I. Le peuple et le Sénat témoignent de l'intérêt à Néron et à Drusus, fils de Germanicus.

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