QU'IL N'Y A POINT DE MORALE S'IL N'Y A POINT D'AUTRE VIE
PRÉSOMPTION EN FAVEUR DE L'AME, TIRÉE DU RESPECT DE L'HOMME POUR LES TOMBEAUX
La morale est la base de la société; mais si to matière en nous, il n'y a réellement ni vice ni vertu, et conséquemment plus de morale. Nos lois, toujours rel et changeantes, ne peuvent servir de point d'appui à la morale, toujours absolue et inaltérable ; il faut donc qu'elle ait sa source dans un monde plus stable que celui-ci et des garants plus sûrs que des récompenses précaires, ou des châtiments passagers. Quelques philosophes ont cru que la religion avail été inventée pour la soutenir ; ils i pas aperçus qu'ils prenaient l'effet pour la cause. Ce pas la religion qui découle de la morale, c'est ta mi qui naît de la religion, puisqu'il est certain, comme nous venons de le dire, que la morale ne peut avoir -<>n principe dans l'homme physique ou la simple matière; puisqu'il est certain que, quand les hommes perdent l'idée de Dieu, ils se précipitent dans tous les crimes en dépit des ! des bourreaux.
Une religion qui a voulu s'élever sur les ruines du chris-