‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 150 sur 307 · PRIAM · texte numérisé non relu

PRIAM

Du caractère de V époux passons à celui du père; considérons la paternité dans les deux positions les plus sublimes et les plus touchantes de la vie, la vieillesse et le malheur. Priam, ce monarque tombé dn sommet de la gloire, et dont les grands de la terre avaient recherché les faveurs, dum fortuna fuit : Priam, les cheveux souillés de cendres, le visage baigné de pleurs, seul au milieu de la nuit, a pénétré dans le camp des Grecs. Humilié aux genoux de l'impitoyable Achille, baisant les mains terribles, les mains dévorantes (àïSpo'fo'vo'Jz, qui dévorent les hommes) qui fumèrent tant de fois du sang de ses fils, il redemande le corps de son Hector:

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« Souvenez-vous de votre père, ô Achille, semblable aux dieux ! il est courbé comme moi sous le poids des années, et comme moi il touche au dernier terme de la vieillesse. Peut-être en ce moment même est-il accablé par de puissants voisins, sans avoir auprès de lui personne pour le défendre. Et cependant, Lorsqu'il apprend que vous vivez, il se réjouit dans son cœur; chaque jour il espère revoir son

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