‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 262 sur 307 · DES ÉGLISES GOTHIQUES · texte numérisé non relu

DES ÉGLISES GOTHIQUES

Chaque chose doit être mise en son lieu, vérité tri\i

d'être répétée, mais sans laquelle, après tout, il ne peut y avoir rien de parfait. Les Grecs n'auraient pas plus aimé un temple égyptien à Athènes que les Egyptiens un temple grec a Ifemphis. Ces deux monuments changés de place auraient perdu leur principale beauté, c'est-à-dire leurs rapports avec les institutions et les habitudes des peuples. Cette réflexion s'applique pour nous aux anciens monuments du christianisme. 11 est même curieux de remarquer que, dans ce siècle incrédule, les poètes el les romanciers, par un retour naturel vers les mœurs de nos .lieux, se1 plaisent a introduire dans leurs fictions des SOU" terrain--, des fantômes, des chat» aux, des temples gothi tant ont de charnus les souvenirs qui se lient à et à l'histoire de la patrie! Les nations ne jettent pas à l'éeartleurs antiques mœurs comme on se dépouille d'un vit il habit. On leur en peut arracher quelques parties, mais il en reste des lambeaux qui forment avec les nouveaux vêtements une effroyable bigarrure.

On aura beau bâtir des temples grecs bien élégants, bien

éclairés, pour rassembler le bon peuple de saint Louis, et

lui faire adorer un Dieu mvtuphysùjue, il regrettera toujours

tre-bame de Reims et de Pari.-, ces basiliques toutes

mt.u<sues, toutes remplies des générations des décédés et

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