‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 40 sur 307 · I'lit., in Solon · texte numérisé non relu

I'lit., in Solon

L'Eglise n'a pas borné là ses précautions. Aprèi avoir suivi quelque temps le Lé vi tique, touchanl les Afftnsy elle a fini par déclarer empêchements dirimanU de mariag les degrés d'affinité correspondants lot d< ou le mariage est défendu '. K 1 1 1 i 1 1 elle a prévu un a avait échappé à tous les jurisconsnll I celui

lequel un homme aurait entretenu nu

• qu'il ne peut choisir une épouse dans la famill* te femme, au-

iond degré*. Cette loi, connue très anciennement dans l'Eglise3, mais fixée par le concile de trente, a • si Délie, que le code français, en rejetant la totale i Concile, n'a pas laisse de recevoir le canon.

Au reste, les empêchements de mariage :it à

parent, si multipliés par l'Eglise, outre leurs raisons les et spirituelles, tendent politiquement h diviser ! priétés, et à empêcher qu'a la longue tous les biens de i'Etat ne s'accumulent sur quelques

.lise a conservé les fiançailles, qui remontent à une grande antiquité. Aulu-Gelle non< apprend qu'elles furent connuesdu peuple du Latium4 ; les Romains ; eut ■;

les Grecs les ont suivies; elles étaient en bonneui l'ancienne alliance; et dans la nouvelle, Jo$ ;>ii lut fiancé à Marie. L'intention de cette coutume est de laisser aux deux époux le temps de se connaître avant de s'unir0.

Dans nos campagnes, les fiançailles se montraient < ncore avec leurs grâces antiques. Par une belle matin* d'août, un jeune paysan venait chercher sa prétendu ferme de son futur beau-père. Deux ménétriers, rap

nciens min*trels, ouvraient la pompr t sur

leurs violons des romances du temps de la chi "U des

cantiques de pèlerins. Les siècles, sortis de leurs tombeaux gothiques, semblaient accompagner cette jeunesse avec leurs vieilles mœurs et leurs vieux souvenirs. recevait du curé la bénédiction des fiançailles et dép< sur l'autel une quenouille entourée de rubans. On ensuite à la ferme; la dame et le seigneur du lieu, le curé et le juge du village s'asseyaient avec les futurs époux, tes

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