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des mémoires pleins d'enseignement. Chez les anciens il fallait être docte pour écrire; parmi nous, un simple chrétien, livré, pour seule étude, à l’amour de Dieu, a souvent composé un admirable volume; c’est ce qui a fait dire à saint Paul : « Celui qui, dépourvu de la charité, s’imagine être éclairé ne sait rien. »
Rollin est le Fénelon de l’histoire, et, comme lui, il a embelli l'Égypte et la Grèce. Les premiers volumes de l'Histoire ancienne respirent le génie de l’antiquité : la narration du vertueux recteur est pleine, simple ettranquille ; et le christianisme, attendrissant sa plume, lui a donné quelque chose qui remue les entrailles. Ses écrits décèlent « cet homme de bien dont le cœur est une fête continuelle, » selon l’expression merveilleuse de l'Écriture. Nous ne connaissons point d'ouvrages qui reposent plus doucement l’âme. Rollin a répandu sur les crimes des hommes le calme d’uneconscience sans reproche et l’onciueuse charité d’un apôtre de Jésus-Christ.