‹ Le génie du christianismeChapitre 41 sur 103 · LS · texte numérisé non relu

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naïveté et comme la fraîcheur de la foi. Pourquoi, dans nos missions de campagne, se sentait-on attendri lorsque des laboureurs venaient à chanter au salut :

Adorons tous, à mystère ineffable!

Un Dieu caché...

C’est qu’il y avait dans ces voix champêtres un accent irrésistible de vérité et de conviction. Les noëls, qui peignaient les scènes rustiques, avaient un tour plein de grâce dans la bouche de la paysanne. Lorsque le bruit du fuseau accompagnait ses chants, que ses enfants, appuyés sur ses genoux, écoutaient avec une grande attention l’histoire de l'Enfant Jésus et de sa crèche, on aurait en vain cherché des airs plus doux et une religion plus convenable à une mère.

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