PROLOGUE
D0>' FERNAND
La royauté, songez-y. c'est votre souiuissioii; c'est, eu mes mains, le droit de vie et de mort sur le premier comiuc sur le dernier de vous !
VlCEiNTE.
Nous te l'accordons.
DON FERNAiND.
Lt VOUS tous aussi?...
Oui, oui, oui! nous tousl
DON FERNAND
Amis, voici ma main. Don Fernand de Torrillas est votre capitaine !
(Les Bandits s'appioclicnl.)
l'alcade.
Capitaine de meurtriers et de brigands 1
(Moiivemcut d'indigualion des Bandits.) DON fernand, les arrêtant du ge«le.
Ue meurtriers et de brigands, c'est cela.. .^ Je te remercie d'avoir prononctî ces deux mots... (aux B.mits.) Oui, je suie votre capitaine ! Rangez-vous donc autour de moi... et sur ces mains teintes de sang, jurez-moi obéissance et fidélité jusqu'à la mort.
les bandits.
Jusqu'à la mort!
DON fernand.
Bien ! et, par ces mains teintes de sang, je vous jure ici, moi, à mon tour, d'être jusqu'à la mort votre tidèle et ferme capitaine!... Êtes-vous contents?...
TOUS, avec joie.
Oui! oui!
TORUIBlO, veiiaui au milieu, à don Fernand.
Et maintenant, capitaine, qu'ordonnes-tu de ces hommes?
le LE GENTILHOMME DE LA MONTAGNE
DON 1 EIÎNAND.
Qu'ils relounient à la ville et qu'ils racontent ce qu'ils ont vu.
VICENTE
Allez, vous êtes libres; le capitaine vous fait grâce.
l'alcade, à don Fcrnand.
Nous nous reverrons, don Fernand de Torrillas, nous nous reverrons I
DON FERNAND
Ne le souhaite pas !
( Les Alguazil; soiienl. )