‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 35 sur 105 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES BANDITS, endormis; DON FERNAND.

DON FERNAND

Va, pauvre oiseau des vallées sauvages! va!... j'espère que Dieu te sauvegardera le long de ton chemin en faveur de tes bonnes intentions!... Quant à moi, j'en ai peur, mes jours sont comptés!... Sauvés aujourd'hui par miracle, nous succomberons demain, et peut-être, avftnt liuit jours, tous ces hommes qui dorment du sommeil éphémère de la nuit, dormiront du sommeil sans fin de l'éternité. .. (i^couiant.) N'est-ce pus la voix de Ginesta que j'entends dans le lointain?...

GINESTA.

Si le ciel est pur.

Prends earde !

5't LE GENTILHOMME DE LA MONTAGNE

Si le chemin sûr, Regarde !

Et que la Vierge aux yeux d'azur Te garde!...

(La voixsepeid.) DON FEUNAISD.

Oh! oh! quelque danger nous menace qu'elle a découvert, et dont elle ne peut nous avertir autrement que par sa chanson, (a hauie voix.) Holcà ! tous debout!...

TOUS

Qu'y a-t-il?... que se passe-t-il? qu'arrive-t-il ?

DON FERNAND

Je n'en sais rien encore, mais nous ne tarderons pas à le savoir.

UN BANDIT, qui clail en sent nelle au haut Ju loclicr.

Qui va là?...

CALABASAS, en dehors.

Eh! pour l'amour de Dieu!... si vous tirez, ne lirez pas sur moi qui suis un ami.

La voix de Calabasas !

VICENTE

Comment se fait-il?... Il était arrêté!..,

COMACHO.

11 se sera sauvé,

Page 1