I-E GILBLAS
plus avantageux aux parens des deux jeunes gens. M. de Rinville ne pouvait se flatter de faire entrer son fils naturel dans une riche famille de son rang ; il fallait donc qu'il s'en tînt à la famille roturière de son ancien intendant. Madame Dëristel ne pouvait se flatter de trouver pour sa chère fille le fils légitime d'une noble famille; il fallait donc qu'elle s'en tînt au fils naturel du marquis. Et quand AI. de Kinville aurait reconnu Henri , quel bonheur pour elle de s'entendre nommer la belle-mère d'un marquis ! Frappé de toutes les considérations qui militaient en faveur de ce mariage , persuadé en jugeant de tous les autres par moi-même , que Henri ne pourrait résister aux offres brillantes qui allaient lui être faites , croyant voir d'ailleurs dan» cette union un moyen de fortune pour moi, je promis tout mon zèle au marquis.
DE LA RÉVOLUTION. igS