LE CHEMIN DROIT
Quand à moi, je vous conseille, si vous voulez trouver le Ginseng, sans courses inutiles, d'aller tout droit dans une forêt de bois francs, une érablière où il croît des bois blancs, ou des chênes, ou des noyers ,sur le penchant des coteaux ou des collines,
Ce | du côté nord ou nord-est, vers le bas, ‘‘ n’est proprement que dans les bois | près de la foncière ou ruisseau qui
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Du côté de la colline, c'est par exception que vous le verrez, Sur le sommet du cotenu où poussent principalement les hôtres, sous les sapins, les épinettes, les pins, cèdres, bouleaux, la pruche et les mérisiers, n'en cherchez pas, vous perdrez votre temps. Dans le penchant des côtes, il a égoutté du terrain plus élevé qui lui apporte la nourriture, Les hôtres, érables, bois blancs, chênes et
noyers, tant par leurs fruits abon- | dants que par leur feuillage si fourni, |
donnent au sol une fertilité extraordinaire.
Vous voilà arrivé juste à l'endroit où il doit y avoir du Ginseng; il y en a certainement, mais il n'est pas seul de sa famille, il a des parents qui lui ressemblent, Non seulement il faut pouvoir l'identifier après un examen des différentes plantes analogues, mais il faut être en état de mettre la | main sur la vraie plante en arrivant, | et la reconnaître à première vue. Je | vais vous donner le moyen pratique d'arriver à ce résultat sans tatonne- |
ment, en faisant un peu de botanique.
Je suppose qu'on est en septembre ou octobre, alors les feuilles, leur forme, la tige, sont bien reconnaissa- | bles, quand bien même elles seraient | passées à l'état de feuilles mortes. On | ne doit jamais arracher le Ginseng | dans les bois avant le premier de sep- | tembre, parce qu'il serait inutile pour la transplantation et pour le marché.