IV PRÉFACE
et j'ai cherché avant tout à donner un traité d'utilité pratique, et indiquer les faits que tout cultivateur intelligent ‘oit connaître avai d'entreprendre une industrie nouvelle et inconnue, J'ai voulu offrir un guide guide sûr aux chercheurs de Ginseng et au cultivateur, parce que ce ‘dernier, au lieu d'acheter la graine et les plants, peut les trouver dans la forêt, travail assez facile pour qui conque a une connaissance générale des bois et des croissances forestières.
J'ai fait préparer un grand nombre de gravures, que j'ai » éré ne pas insérer dans le texte, ma.s faire sulvre comme appendice, et avant la table des ratières, avec notes au bas, pour en indiquer la signification et les références; l'examen des vignettes vous fera sâisir, sans fatigue, les explications techniques cnntenues dans le texte.
J'ai fait une étude considérable de la culture de toute espèce de plantes en général, et il y a 32 ans, j'ai même pianté, à Lotbinière, 10 racines de Ginseng, pour en faire l'expérience. Ces dix racines ont vé-
gété misérablement ia première année, et sont péries l'été suivant.
J'avais un boa jardin potager, ayant reçu une couche libérale de fumier plusieurs années de suite, et en plantant, j'avais eu le soin d'y appliquer encu une bonne couche de fumier d'étable de l'année; le sol n'était pas ameubli plus profondément que de dix pouces, et il n'y avait presque pas d'ombrage, Mes amis se sont amusés à mes dépens; je suis venu à la conclusion que l'ombrage état insuffisant et que la terre était tror riche,
L'expérience acquise par plusieurs personnes depuis ce temps-là, a confirmé mes prévisions; aujourd'hui je vois que j'aurais dû continuer et changer le moue de culture. Mais ct essai infructueux m'avait découragé, pas pour toujours, il est vrai puisque, après 32 ans, je reviens à la charge, plus décidé que jamais à faire du Ginseng une culture sérieuse, et une industrie payante.
FE