POINT ÉTÉ FORMÉ PAR LA VOIE COMMUNE ET ORDINAIRE
(S. Paul aux Hébreux. 9. 11.)
— « Nous ne voyons maintenant qu'obscurément et comme " dans des énigmes; mais un jour nous verrons la vérité face " à face. « (id. i Corinth. 13. 12.)
== « Je vis UN GRAND PRODIGE DANS LE CIEL : uue Femme " était revêtue d'une grande lumière; elle avait la lune sous » ses pieds, et sa tcte était couronnée de douze splendeurs!
» Cette Femme me paraissait enceinte. »» (Apocalypse. 12. 1, 2.)
= « Le Seigneur vous donnera lui-même UN prodige! — >♦ une Yierge concevra et enfantera un Fils qui sera appelé >. I'Emmanuël. »♦ (Isaïe. 7. 14.)
= « Je vous salue, pleine de grâce; le Seigneur est >' AVEC vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes.
" Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de » joie en Dieu mon salut. " (S. Luc. 1. 28, 46, 47.)
= " C'est une grande punition pour l'homme d'ignorer le >' passé, et de ne pouvoir s'assurer de l'avenir. « (Ecclésiaste. 8. 6, 7.)
Création des Anges.
Pour citer tout ce qui se rapporte à la création angélique, il y aurait presque un volume à extraire de l'Ancien et du Nouveau Testament. Fidèle à la loi qui m'a été faite et au respect que je veux avoir pour toutes les intelligences qui s'appliquent à la vivante interprétation de l'Écriture Sainte, je ne vous mettrai sous les yeux, mes chers Bien-aimés, que les textes qui disent tout par eux-mêmes sans laisser d'ambiguité à la juste et sage interprétation.
Saint Paul, dans ses épîtres les plus élevées et les plus savantes, nous dit :
= " Tout a été créé par le Seigneur, dans le ciel et dans " la terre : les choses visibles et invisibles; les Trônes, les " Dominations, les Principautés, les Vertus, les Puissances
" et TOUS LES TITRES QUI SONT CONNUS EN CE SIECLE PRÉSENT,
" et CEUX qui seront connus dans le siècle qui est 1 venir. « (Colos, 1. 16. Éphés. 1. 21.)
= « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père » (nous rapporte saint Jean dans son évangile. 14. 2.)
= " Je connais un homme qui a été ravi jusqu'au troisième - ciel. " (il Corinth. 12. 2.)
= " En vérité, je vous le dis, et je vous l'assure, vous « verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et des- « cendre. » (S. Jean. 1. 51.)
= " Je vis les sept Anges qui se tiennent devant le Très- .. Haut. « (Apoc. 8. 2.)
= « Tous les Anges étaient debout et entouraient le trône »♦ du Seio-neur. S'étant prosternés, ils adoraient Dieu en di- " sant : Amen! Bénédiction! " (Apoc. 7. 11.)
— " J'entendis la voix d'une multitude d'Anges, et il y en « avait des milliers de milliers. « (Apoc. 5. 11.)
= » Ancres de Dieu, bénissez le Seigneur. » (Dan. 3. 58.)
= » Je suis Raphaël, l'un des sept Anges qui nous tenons " toujours présents devant le Seigneur. » (Tobie. 12. 15.)
= « L'Archange Michaël " (désigné par S. Jud. 1. 9.)
== » Aussitôt que le signal aura été donné par la voix de " l'Archange. " (i Thés. 4. 15.)
= " Les SÉRAPHINS environnaient le trône du Seigneur et " ils disaient: Saint! Saint! Saint est le Seigneur!
« Un des Séraphins descendit vers moi, et m'ayant touché »» les lèvres avec un charbon de feu, il me dit. " (Isaïe. 6. 2, 3, 6, 7.)
= " Le Seigneur Dieu mit des Chéetjbins pour garder le » jardin de délices, après qu'Adam et Eve en furent sortis. " (Genèse. 3. 24.)
= " Alors un des Chérubins étendit sa main au milieu des " Chérubins. » (Ezécliiel. 10. 7.)
== " Un million d'Anges servaient le Seigneur, et mille » millions étaient devant lui. " (Daniel. 7. 10.)
GÉNÉRATION Angélique.
= " Raphaël répondit : — Je suis Azarias fils du graiid " Ananias. " (Tobie. 5. 18.)
Chute des Anges.
Pour ce qui est de la chute des Anges et du crime par lequel Sathan l'a provoquée, notre certitude aura sur ce si terrible sujet un tout-puissant appui dans les textes qui vont suivre.
= " Ceux-là même qui étaient avec Dieu n'ont pas été " trouvés stables, puisqu'il a trouvé de la révolte parmi ses " Anges. " (Job. 4. 18.)
= « Il y eut une grande lutte dans le ciel : Michaël et ses
« Anges combattaient contre le grand rdjeUe, et ce grand re- " belle avec les siens combattait contre lui. »♦ (Apoc. 12. 7.)
= " Il a bondi contre Dieu, la tête levée, et il s'est armé •'» d'un orgueil inflexible. >* (Job. 15. 26.)
= " Sa bouclie s'ouvrit donc pour blasphémer contre Dieu^
♦• EN BLASPHÉMANT CONTRE SON TABEENACLE, et COUtre CCUX qUl
>' restaient dignes du ciel. •» (Apoc. 13. 6.)
— - » Cet audacieux s'arrêta devant la Femme qui devait " enfanter, menaçant de dévorer son fils sitôt qu'il serait né.
" Ce grand monstre, cet ancien serpent qui a nom Diable " et Satllan, qui se plaît à séduire les créatures fut précipité " dans le gouffre, et ses anges avec lui.
« Ce rebelle entraîna, dans sa révolte, la troisième partie " des splendeurs célestes, et il les fit tomber avec lui hors du »' ciel.
« Et depuis ce temps ils ne reparurent plus dans le ciel. » (Apocalypse. 12. 4, 9, 4, 8.)
= » Seigneur, vous avez fait entendre du ciel le jugement » que vous avez prononcé; la terre a tremblé. " ^Ps. 75. 9.)
= " Ce jour qu'il est descendu aux enfers, je l\ii couvert » de l'abîme; j'ai épouvanté toutes les multitudes, parle bruit " de sa ruine, lorsque je le conduisais dans l'enfer avec ceux >' qui étai-L^nt descendus avec lui. » (Ezéch. 31. 15, 16.)
= " Ton orgueil a été précipité dans les enfers : comment » es-tu tombé du ciel, toi Lucifer qui paraissais si brillant?
« Tu as été précipité de cette gloire jusqu'au plus pro- *• fond des abîmes. *♦ (Isaïe. 14. 11, 12, 15.)
=i " Nous avons à combattre contre les esprits de m^ilicë '' répandus dans l'air. »* (Ephés. 6. 12.)
=^ Ce sont des esprïts-démons qui font des prodiges et qui »» vont vers les rois de la terre pour les assembler au combat. »» *
= " Les esprits impurs sortaient des corps de plusieurs pos* >' scdés en jetant de grands cris. " (Act. 8. 7.) (*Ap. 16. 14.)
Création extérieure.
=== « Le Seigneur a parlé, et toutes choses ont été faites; il » a commandé, et elles ont été créées. » (Ps. 32. 9.)
= M Levez les yeux en haut et considérez qui a créé les '• cieux, qui fait marcher sous ses ordres l'armée si innombra- » ble des étoiles, et qui les appelle toutes par leur nom sans »' qu'une seule manque à lui obéir. " (Isaïe. 40. 26.)
Création de l'Homme.
= " Dieu créa donc I'Homme à son image, il le créa à l'i- " mage et à la semblance de Dieu, et il les créa mâle et fe- " melle.
» Dieu les bénit et il dit : Croissez et multipliez-vous. » (Genèse. L 27, 28.)
— » Il créa toutes les plantes des champs et toutes les her- »' bes de la campagne avant qu'elles eussent poussé. Rien n'é- » tait encore sorti de la terre; la pluie n'était point tombée » encore; — il s'élevait de la terre une fontaine qui en arro- " sait toute la surface.
" Le Seigneur forma donc l'homme du limon de la terre; il " répandit sur son visage un souffle de vie, et l'homme devint " vivant et animé.
» Or, le Seigneur avait planté dès le commencement un dé- " licieux jardin dans lequel il plaça l'homme qu'il avait formé.
« Dans ce lieu de délices , il sortait de la terre une grande » masse d'eau qui se divisait en quatre parties.
«< Ayant placé l'homme dans ce paradis. Dieu lui fit ce w commandement et il lui dit : Mangez de tous les fruits des " arbres de ce paradis; mais ne mangez pas du fruit de l'arbre " de la science du bien et du mal, car au même temps oii >' vous en mangeriez vous êtes certain que vous mourriez de - mort, " (Gen. 2. 5, 6, 7, 8, 10, 15, 16, 17.)
= -M Dîeii créa l'Homme du limon de la terre et il le fit >» selon sa semblance.
" En lui donnant la terre, il le revêtit de force selon sa »» nature.
» Il lui a donné l'empire sur tout ce qui était sur la terre.
« Il lui a fiiitj de sa substance, une Femme semblable à lui; » il leur a donné le discernement, une âme pour penser, et il »• fit vivre en eux la lumière de l'intelligence.
'• Il a créé dans eux la science de l'esprit; il a rempli leur »' cœur de sens, leur faisant voir tous les biens et tous les maux.
" Il a fait luire son regard sur leur cœur pour qu'ils vissent »' la grandeur de ses œuvres.
" Il leur a prescrit encore l'ordre de leur conduite et les a " rendus dépositaires de la loi de vie. » (Ecclésiastique. 17. 1, 2, 3, 5, 6, 7, 9.)
== » Ce sont vos mains qui m'ont plastiqué; ce sont elles qui " ont arrangé toutes les parties de mon corps.
» Vous m'avez revêtu de peau et de chair, vous m'avez « affermi de nerfs. » (Job. 10. 8, 11.)
— " C'est le Seigneur qui tient dans sa main l'âme de tout •» ce qui a vie et de tous les esprits qui vivent dans la cliair » des hommes. " (Job. 12. 10.)
— " C'est l'Esprit de Dieu qui m'a créé, et c'est le Tout- " Puissant qui m'a donné la vie. " (Job. 33. 4.)
= " Yous n'avez abaissé l'homme qu'un peu au-dessous de H l'ange. (Ps. 8. 6. Héb. 2. 7.)
" Vous l'avez établi sur les ouvrages de vos mains.
" Yous avez mis toutes choses sous ses pieds, et vous les ♦' lui avez assujéties. " (id Ps. 8. 7, 8.)
= " L'orgueil n'a point été créé en l'homme. " (Ecclésiastique. 10. 22.)
= « N'appelez plus impur ce que Dieu a purifié : la voix qui »» parlait ainsi se fit entendre par trois fois. " (Act. 11. 9, 10.)
Le Temps.
s= " Devant le Seigneur, mille ans sont comme le jour " d'hier qui est passé. " (Ps. 89. 4.)
= « Aux jeux du Seigneur, un jour est comme mille ans, » et mille ans comme un jour. " (ii S. Pierre. 3. 8.)
= " Gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance " et force à notre Dieu dans l'éternité des siècles. » (Apocalypse. 7. 12.)
== « Ceux qui m'imiteront brilleront comme des étoiles dans » de perpétuelles éternités. " (Dan. 12. 3.)
Tentation édénale.
= " Or, le serpent était le plus beau, et le plus subtil des ani- " maux que le Seigneur avait formés sur la terre. » (Genèse. 3. 1.)
= " L'ennemi s'est employé à commettre l'injustice, il a " conçu la douleur, et il a enfanté l'iniquité. " (Ps. 7. 15.)
= " Par l'envie de Sathan la mort est entrée dans l'univers, " et ceux qui l'imitent sont sa proie. " (Sag. 2. 24, 25.)
= « Caïn est l'enfant du malin esprit. » (i S. Jean. 3. 12.)
= " La crainte n'est que le trouble d'une âme qui se sent » abandonnée. " (Sag. 17. 11.)
— " Dieu n'a pas fait la mort. » (id. 1. 13.)
— " Dieu n'a rien créé, rien établi par haine. » (id. 11. 25.)
Jugement de l'Homme.
= " Le Seigneur a abaissé les cieux, et il est descendue " Un nuage obscur était sous ses pieds.
« La terre s'est émue et a tremblé ; les fondements des " montagnes ont été agités et ébranlés= " (Ps, 17. 10, 8.)
=i^ " Le Seigneur a tonné du haut du ciel. — Le Très-Haut '• a fait entendre sa voix. « (ii Liv. des Rois. 22. 8, 10.)
=^ « Cieux, écoutez! et toi Terre prête l'oreille, car c'est le •• Seigneur qui a parlé : — J'ai nourri des enfants et je les ai •• élevés; et après cela ils m'ont méprisé. " (Is. 1. 2.)
— « Mes mains ont étendu les cieux, et c'est moi qui don- " ne des ordres à la milice des astres. " (id. 45. 12.)
= " La chair de l'homme, pendant qu'il vivra, sera dans la •' douleur, et son âme déplorera elle-même son état. - (Job. 14. 22.)
= " Que la poussière rentre en la terre d'où elle a été tirée, *• et que l'esprit retourne à Dieu qui Ta créé. « (Ecclésiaste. 12. 7.)
= " Le Seigneur en a béni plusieurs; il se les est unis et *' attachés. Il en a maudit et humilié quelques autres , les •'laissant aller après la séparation qui en fut faite. " (Ecclésiastique. 33. 12.)
= » Les pères, dites-vous, ont mangé des raisins verts, et » les dents des enfants en sont agacées :
" Je jure par moi-même, dit le Seigneur, que ce proverbe H ne sera plus. » (Ézéchiel. 18. 2, 3.)
= " Je mets devant vous la voie de la vie et la voie de la M mort. " (Jérémie. 21. 8.)
== Le fils ne portera pas l'iniquité du père, et le père ne » portera point l'iniquité du fils. La justice du juste sera sur » lui, et l'infraction du coupable sera sur lui. « (Ézéchiel. 18. 20.)
Promesses.
=^ " Je les délivrerai de la puissance de la mort. Je les ra- ^ chetterai de la mort. O Mort! un jour je serai ta mort » O enfer! un jour je serai ta ruine. " (Osée. 13. 14.)
ss^ « En vérité, en véri^é, je vous le dis, Theure vient et " elle est déjà venue où les morts entendront la voix du Fiis " de Dieu, et ceux qui l'entendront vivront. " (S. Jean. 5. 25.)
= '< Le Sei^'neur ne nous rejettera pas à jamais, h (Lamentations de Jérémie. 3. 31.)
= " Vous l'avez dit. Seigneur : La miséricoede s'elèveea
'♦ COjIME un édifice ÉTEllNEL, DANS LES CIEUX. »' (Ps. 88. 3.)
— " Le Seigîieur est miséricordieux et plein de tendresse. » (Psaume 110. 4.)
= « La volonté de mon Père est que je lui rende tous » ceux qu'il m'a donnés, et que je les ressuscite tous au der- " nier jour. » (S. Jean. 6. 39.)
= " Eiie, par sa parole, a fait sortir un mort des enfers et »' l'a arraché à la mort. « (Ecclésiastique. 48. 5.)
= « Je jure par moi-même, dit le Seigneur Dieu, que je >' ne veux pas la mort du coupable; mais je le poursuivrai ♦» jusqu'à ce qu'il quitte sa mauvaise voie et qu'il se conver- » tisse. " (Ézécliieî. 33. 11.)
= " E,etire-toi, Satlian, car il est écrit : Tu adoreras le » Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. » (S. ]\ïattliieu. 4. 10.)
Noms célestes & Yie antécédente.
Dans ce paragraphe, il vous sera facile, chers Bien-aimés, de battre en brèche toutes ces oppositions systématiques par lesquelles on a voulu s'élever contre la vérité si sage, si logique et si consolante qui nous prouve notre vie antécédente, et qui nous révèle que cette vie a eu pour origine la majesté et la splendeur des cieux. Les textes sacrés que je vous adresse forment, dans leur solennel ensemble, une de ces preuves qui dissipent toutes ténèbres, et qui ne souffrent de contrôle que pour affirmer impérieusement l'Esprit divin qui IcvS a dictés.
Cette liste déjà si longue et si admirablement variée qui renferme non seulement les noms angéliques que lious portâmes dans les mondes éternels, mais qui nous apprend encore que leur nature est, par l'explication que nous en possédons, la préface de notre ^ie et le but auguste que nous devons, malgré toutes les difficultés possibles, atteindre pour rentrer dans les lois suprêmes de la véritable Justice et du véritable Bonlieur; ce tout enfin qui forme l'adorable ensemble de ce majestueux codicile que la Lumière et la Vie semblent constituer d'elles-mêmes dès maintenant pour en faire le résumé éternel des deux divins Testaments, personnifiant l'ancienne et la nouvelle Loi; tout cela, chers Bien-aimés, cimentera en a^ous une puissance d'affirmation digne de soutenir et de manifester la glorieuse révélation pour laquelle nous avons été choisis. Vous serez à même par là d'en faire valoir la raison et la justice en invoquant, à l'appui de vos avances, les plus saints et les plus invincibles témoignages.
Les Noms.
Michaël, Raphaël, Gabriel se ti-ouvent dans toute l'Écriture.
«= » Le Seigneur m'a appelé dès le sein de ma mère; il " s'est souvenu de mon nom lorsque j'étais encore dans ses M entrailles.. » (Isaïe. 49. 1.)
== « Je donnerai au victorieux une pierre blanche sur la- »' quelle sera écrit un nom yorvEAU que nul ne possède que « celui à qui il appartient « (Apoc. 2. 17.)
— « Quiconque sera victorieux, je ferai de lui une colonne »' dans le temple de mon Dieu; j'écrirai sur lui un nom qui " sera le nom de mon Dieu, le nom nouveau. « (id. 3. 12.)
— - Ceux qui seront sur la terre, et dont les noms ne sont m pas dans le livre de vie dès la création du monde, s'éton- » neront de voir la bête qui était n'être plus. « (id. 1 7. 8.)
= " Jésus apptîla Boanergès Jacques et Jean son frère, et '• ce nom signifiait: fils du toxnerbe. » (S. Marc. 3. 17.) •
— " Jésus dit à l'esprit : — Esprit impur, quel est ion - nom?" (S. Marc. 5. 9.)
Existence antécédente.
^= " Je t'ai connu avant que je t'eusse formé dans les en- « trailles de ta mère; et je t'ai sanctifié, avant que tu sortisses " de son sein. " (Jérémie. 1. 5.)
= « Qui appelle en leur temps ceux dont il a arrêté la •' naissance dès le commencement du monde? C'est moi, dit " le Seigneur. » (Isaïe. 41. 4.)
= « Seigneur, j'ai été mis entre vos mains au sortir du sein M de ma mère; vous avez été mon Dieu avant que je connusse " ses entrailles. " (Ps. 21. 11.)
— J'ai été affei-mi en vous avant que c^e naître; vous m'aw vez protégé dans le sein de ma mère, parce que vous avez " toujours été le sujet de mes cantiques. » (Ps. 70. 6.)
— " ]\les iniquités étaient avant ma conception, et ma mè- « re m'a conçu dans mes péchés. « (Ps. 50. 7.)
— Vous êtes des dieux, et vous êtes tous les enfants du .. Très-Haut. ^ (Ps. 81. 6.)
= « X'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit que vous êtes " des dieux! SI donc votre loi appelle des dieux ceux à qui la »' parole est adressée et que l'Ecriture ne puisse être détruite... (S. Jean. 10. 34, 35.)
= " Je me suis souvenu, Seigneur, des jugements que vous " avez exercés dès les siècles, et j'en ai été consolé.
" Je suis étranger sur la terre: ne me cachez pas vos ordon- " nances. « (Ps. 118. 52, 19.)
= «' Et comme quelques-uns de vos sages l'ont dit : !N^ous " sommes même les enfants de la race de Dieu. » (Act. 17. 28, 29.)
-^^ " Nous savons que si cette maison de terre où nous lia^ «' bitons vient à se dissoudre. Dieu nous donnera pour le ciel « une autre maison.
" C'est ce qui nous fait soupirer dans le désir que nous avons » de la gloire o^^ui est cette maison céleste;
" Car pendant que nous sommes dans ce corps nous y rt sommes comme dans une tente.
'«^ Nous savons que pendant que nous sommes dans ce ♦» corps nous sommes éloignés du Seigneur et hors de notre " patrie. - (ii Corintli. 5. 1, 2, 4, 6.)
= " Voici ce que dit le SeigTieur Dieu : — Tu étais le »' sceau de la ressemblance de Dieu; tu étais plein de sagesse " et d'une parfaite beauté.
" Tu as été les délices du paradis de Dieu.
" Tu étais ce Chérubin qui étendais tes ailes et en couvrais » les autres. Tu fus établi sur la montagne sainte.
» Tu étais parfait en tes voies, du jour de ta création jus- »' qu'à ce que l'iniquité ait été trouvée en toi.
« Ta t'es livré à l'injustice, c'est pourquoi tu as été chassé « de la montagne de Dieu. Je t'ai réprim.é, ô Chérubin qui »' conduisais les autres.
" Ta complaisance s'est élevée au milieu de ton éclat; tu as » perdu ta sagesse en t'appropriant ta beauté : c'est alors que " tu as été précipité sur la terre,
" Tu as violé la sainteté de ta demeure ])ar la grandeur de >' ta perversité et par l'injustice de ton instigation : c'est pour- " quoi je ferai sortir du milieu de toi un feu qui te dévorera. »» (Ézéchiel. 28. 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18.)
= " Ce qui a été est encore; ce qui doit être a déjà été, et >' Dieu relèvera ce qui est passé. » (Ecclésiaste. 3. 15.)
== « Yoici ce que le Seigneur dit à ces os : Je vais envoyer >i un esprit en vous.
>• Je ferai naître des nerfs sur vous; j'y formerai des chairs
»» et des muscles; j'étendrai la peau par-dessus; et je vous " donnerai une âme, et vous vivrez et vous saurez que c'est » moi qui suis le Seigneur. »♦ (Ézécb. 37. 5, 6.)
= " C'est un don du Saint-Esprit que de pouvoir discerner » les esprits. " (i Coriiitli. 12. 10.)
= " Si nos pères avaient eu dans leur pensée d'appeler leur » patrie la terre d'où ils étaient sortis, ils avaient assez de » temps pour y retourner ; mais leurs désirs comprenaient » la patrie céleste.
>♦ Tous ces Saints de l'Ancien Testament sont morts dans » la foi, confessant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur " cette terre.
» Ils faisaient bien voir par là qu'ils chercliaient leur pa- » trie. " (Hébr. 11. lo, 16, 13, 14.)
= " Le Fils de l'bomme est venu pour cbercber et pour »• sauver ce qui était perdu. »♦ (S. Luc. 19. 10.) = « Melcbisédecli qui s'appelle roi de Salem, c'est-à-dire
»» EOI DE JUSTICE, EOI DE PAIX;
" Qui est sans père, sans mère, sans généalogie; qui n'a ni » commencement ni fin de sa vie... » (Héb. 7. 1, 2, 3.)
= C'est de lui (Jean Baptiste) qu'il est dit : J'envoie devant » vous mon Ange. « (S. Luc. 7. 27.)
= " Vous êtes les enfants de Sathan; voilà pourquoi vous « voulez accomplir les désirs de votre père : il a été homicide »' dès le commencement. » (S. Jean, 8. 44.)
Distinction de l'Ame et de l'Espkit.
Frères bien-aimés, remarquez avec toute l'attention dont je vous reconnais possesseurs cette si admirable et si explicite distinction de l'âme et de l'esprit. Par là, vous serez à même de confondre cette ignorance qui se prétend tliéologique, et qui, voulant s'approprier le monopole de la science évangélique, ne veut reconnaître l'esprit que comme une faculté de l'âme.
Ce premier texte suffirait pour leur montrer leur étonnante et tenace erreur :
= « Les espeits sont soetis de moi, et c'est moi qui » AI CRÉÉ les âmes. » (Isaïe. 57. lô.)
= " Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre »' cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit. » (Matth. 22. 37. Marc. 12. 30. Luc. 10. 27. Deut. 6. 5.)
= " Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même entière- » ment, afin que tout votes espeit, et votée âme, et votée « COEPS se conservent sans tache pour l'avènement de notre « Seigneur Jésus-Christ. » (i Thés. 5. 23.)
— " La parole de Dieu est vivante et efficace, et plus péw nétrante qu'une épée à deux tranchants; et elle entre et at- »' teint jusqu'à LA division de l'ame et de l'espeit, jusque w dans les jointures et dans la moelle; elle démêle les pensées » et les mouvements du cœur. » (Hébr. 4. 12.)
= « Ce ne sont pas les morts qui sont sous la terre, dont w l'espeit a quitté leues enteailles qui rendront l'honneur » et la gloire à la justice du Seigneur;
« Mais c'est l'âme qui est teiste à cause de la grandeur w du mal qu'elle connaît. " (Baruch. 2. 17, 18.)
== « Le corps qui se corrompt appesantit l'ame, et cette » habitation terrestre abat l'esprit capable des plus hautes V pensées. » (Sagesse. 9. 15.)
— " L'homme tue par un crime; et quand l'esprit aura fui, » il ne reviendra pas et ne rappellera pas l'âme qui s'est reti- « rée. " (id. 16. 14.)
= « Il j a des esprits qui ont été scellés dans la vengeance; B et, par leur fureur, ils redoublent le supplice des méchants. » (Ecclésiastique. 39. 33.)
= « Mon âme est fatiguée de la vie.
M Vous m'avez donné la vie et la miséricorde, et vos soins n ont conservé mon esprit. " (Job. 10. 1, 12.)
= " Seigneur, mon âme est toute troubl(5e. >» (Ps. 6. 4.)
— « Heureux l'homme à qui le Seigneur n'a imputé aucun »» péclié, et dont l'esprit est exempt de tromperie. » (Psaume 31. 2.)
— « Le Seigneur est proche de ceux dont le cœur est afRi- '» gé, et il sauve les humbles d'esprit. » (id. 33. 19.)
— « J'humilierai mon âme par le jeûne. " (id. 34. 13.)
— «< Un esprit brisé de douleur est un sacrifice digne de " Dieu. '' (id. 50. 19.)
— " J'attendais là Celui qui m'a sauvé de l'abattement de » Fâme et de la crainte de mon esprit. »> (id. 54. 9.)
— » Mon âme a refusé toute consolation, et mon esprit est » tombé dans la défaillance. » (id. 76. 3, 4.)
= " Esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur. » (Daniel. 3. 86.)
== " Ne mettez pas votre joie en ce que les esprits impurs " vous sont soumis. " (S. Luc. 10. 20.)
NÉCESSITÉ d'une révélation NOUVELLE.
Chers bien cliers, les homm.es qui ont interdit à Dieu de se manifester et d'enlever ce fatal boisseau qu'ils ont placé depuis si longtemps sur l'auguste lampe spirituelle de l'Écriture, malgré la surabondance de lumière par laquelle vous tenteriez de les éclai/er, voudront encore se retrancher derrière cette objection: » Jésus-Christ a tout dit à ses disciples. " Servons-nous de Jésus-Christ lui-même et de ses propres paroles, afin de prouver une fois de plus à ces tenaces contradicteurs qu'ils s'appuient sur une grave et condanmable erreur.
= " Je suis, dit Jésus-Christ, ce sage Économe qui dis- " tribue à chacun, en son temps, la mesure qui lui est desti- " née. V (S. Luc. 12. 42,)
=^ « J'ai encore beaucoup de choses à tous dire; mais vous " ne pouvez les porter maintenant. " (S. Jean. lô. 12.)
L'Apôtre Evangéliste, l'angélique saint Jean nous affirme, dans son Apocalypse, qu'il lui a été ordonné de sceller les paroles des sept tonnerres, et de ne point les écrire :
= « Et les sept voix des sept tonnerres ayant éclaté, j'al- » lais écrire, et j'entendis une voix du ciel qui me dit : Scelle » ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris point. » (10. 4)
Et qui a compris ceci?
= " Je vis un Ange qui volait pae le milieu du ciel, '* POiiïANT L'EvA^"GILE ETERNEL pour l'annoucer à ceux qui " habitent la terre, à toute nation, à tout peuple, à toute tri- ♦' bu et à toute langue. " (Apoc. 14. 6.)
Maintenant, Bien-aim^és bien chers, je prie le Seigneur tout-puissant de donner à sa divine parole tout le développement et toute la vie capable de vous élever vers sa suprême intelligence. Que vos âmes , éclairées de cette souveraine clarté, s'empressent d'éclairer les pauvres âmes restées ensevelies sous les sombres avalanches de la lettre. Que votre cœur se dilate dans le bonheur d'une juste reconnaissance, et que votre esprit, recevant ce jour de la véritable patrie, ne retienne plus les témoignages sincères de sa gratitude et de son amour.
Si le Ciel nous fait parvenir de ses archives sacrées la glorieuse raison de notre origine, si les Chérubins commis à la garde de TEden abaissent leurs flamboyantes épées pour nous permettre d'y retrouver les si intéressantes pages de notre histoire généalogique, sachons que notre exil, bien loin d'être maudit, possède, pour notre libre usage, cet arbre défendu dès le commencement aux deux types solennels dont nous sommes, par miséricorde et par grâce, la majestueuse génération.
Cet arbre de la science du bien et du mal appuiera la force de nos fticultés; il protégera le développement de notre juste expérience; son fruit nourrira notre sagesse et notre fidélité, en nous rendant maîtres de tout ce qui est capable de nous séduire , de nous corrompre et de nous tromper. C'est alors que nous trouverons le sentier salutaire conduisant à l'arbre de vie qui donne la puissance de reposer sous son ombre et de dominer pour jamais les subtilités de l'erreur et les innombrables pièges de l'illusion. Sous cet arbre divin, sous cette vivifiante atmosphère, nous saurons distinguer, de la forme et des images, les grandes, saintes et adorables vérités. Plus de prestiges et plus de fraude î plus de vanité ni d'égoïsme!
Autrefois, en face de ces deux arbres, nous eûmes honte de la nudité de notre corps répandue sur notre âme; cette fois, nous effacerons la lionte de la nudité de nos corps, en les revêtant de la glorieuse et libre nudité de nos âmes. Autrefois, violant le précepte sacré, nous tombâmes dans l'assujétissement d'un ennemi, et nous descendîmes dans le sein de cette mort qu'on nomme l'ignorance; aujourd'hui, par la reconnaissance et par l'amour, nous deviendrons les purs, les dévoués enfants de la Sagesse, de la Justice et de la Lumière.
Autrefois, nous luttâmes insensément contre un Dieu dont la bonté et la tendresse sont infinies: alors, nous nous perdîmes et nous perdîmes nos. frères; aujourd'hui, nous aimerons do toute la plénitude de cette souveraine bonté que nous a fait connaître notre Dieu , et nous apprendrons à nos frères à aimer par elle de cette plénitude et de cette étendue "qui sont, comme le dit si admirablement le doux et consolant Apôtre du Cœur, la véritable vie, la vie divine et éternelle qui console, éclaire, guérit et sauve toujours, sans tarir ni diminuer jam.ais.
Que ces lettres vous trouvent en l'adorable présence du Seigneur, et que la grâce qui me les a dictées vous soit, dès aujourd'hui et pour jamais, une souveraine et infinie bénédiction.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
ILIE
Du Carmel, le 20 janvier 1855.
18, Montagne street, Portman square.
Londres.
J. M. S. QtJÎS tJT DEUS!
Chers et bien- aimes Pontifes,
«Te me suis uni intimement aux désirs vraiment chrétiens qui consument votre cœur. Mon âme s'est identifiée à la vôtre en donnant des larmes bien sincères à l'année qui vient de finir : Elle a été si instructive et si lumineuse pour nous tous! elle a été si douloureuse et si sévère pour la plupart de nos pauvres frères, si désolante pour de nombreuses familles, si affligeante pour tant de contrées! elle a évoqué tant de tristes pressentiments pour l'année qui devait lui succéder! elle a ébranlé non seulement toute l'Europe, mais l'univers entier a été tourmenté par elle jusqu'au fond de ses entrailles! elle a disparu comme les ombres des anciens prophètes qui laissaient après elles, dans la pensée des peuples, des craintes accablantes et des souvenirs pleins de stupeur!
Je sais que, pour beaucoup de chrétiens, l'acte accompli à Rome, LE HUIT décembre aura été une couronne qui aura couvert tout le nébuleux et triste précédent; mais pour nous. Amis bien-aimés, cet acte n'a pu être, et n'a été en effet qu'une corroboration dévoilant, aux regards de notre foi, l'ap-
— i46 — proche plus immédiate de plus grands malheurs et de plus expiantes catastrophes. La mort n'a pas tardé à s'abattre sur quelques-uns des grands-prêtres qui assistaient à cette terrible témérité couverte du nom glorieux de la divine Mère de Dieu! Le ciel a dû rouo;ir d'indignation devant cette oro;ueilleuse audace qui , refusant le crédit divin d'une révélation saintement EXPLICITE, se jette sur le libre arbitre et la foi des fidèles, par le seul fait de sa volonté humaine, afin d'étayer, quand même, une puissance qui s'écroule chaque jour davantage, et qui, ne vivant plus que de son passé, croit insensément reconstituer son omnipotence absolue par une opération toute galvanique I
Vos consciences apostoliques, sentinelles toujours vigilantes commises par l'Amour divin à la garde sacrée des archives divines, ne se seront certainement pas laissé surprendre. Vous aurez vu le mensonge et l'hypocrisie jouant ici, je l'espère, leur dernier grand rôle : l'aeomination de la désolation a
ÉTÉ ENTIÈREMENT CONSOMMÉE DANS LE LIEU SAINT ! Lcs dogmeS
divins ont été mis à la torture, et l'autorité suprême de Jésus- Christ, reléguée dans les annales poudreuses de l'antiquité! L'évêque de Rome a élevé son pouvoir au-dessus du pâle et timide pouvoir du Fils de Dieu! L'église s'est inclinée devant lui, et, agenouillée humblement, elle a dit : — •• Je n'ai plus » d'autre Dieu que vous! >•
Frères bîen-aimés, prêtez-moi un instant votre sage et judicieuse attention.
- Après avoir chanté l'Évangile successivement en latin et en grec, S. Ém. le cardinal IMacchi, en qualité de doyen du Sacré-collége, accompagné des doyens des Archevêques • et des Évêques présents à l'auguste cérémonie, et aussi de l'Archevêque du rite grec et de l'Archevêque du rite arménien, se présenta au pied du trône et adressa en latin ces paroles au Souverain -Pontife ;
" Ce que l'Eglise catholique, très Saint-Père, désire ar- » demment et appelle de tons ses vœux, depuis si longtemps, " c'est que a^otke stJpuême et infaillible jugement porte, sur " riminaculée-Conception de la très Sainte Vierge Marie, " Mère de Dieu, une décision qui soit pour Elle un accroisse- >• ment de louanges, de gloire et de vénération. Au nom du " Sacré-Collége, des Cardinaux, des Évêques du monde ca- »' tlîolique et de tous les fidèles, nous demandons humblement " et instamment que les vœux universels de l'Eglise soient ac- " complis dans cette solennité de la Conception de la bienheu- " reuse Vierge*
»' Lors donc que s'ofinra l'auguste sacrifice des autels, dans " ce temple consacré au peince des Apôtres, et au milieu de " cette réunion solenîielle du Sacré-Collége, des Evêques et " du peuple, daignez, très Saint -Père, élever votre voix apos- " tolique, et prononcer ce décret dogmatique de Plmmaculée- " Conception de Marie, qui sera un sujet de joie pour le ciel " et de la plus vive allégresse pour la terre. "
« Le Pontife répondit à ces paroles qu'il accueillait volontiers la prière du Sacré-Collége, de l'épiscopat et des fidèles, mais que pour l'exaucer il fallait d'abord invoquer l'assistance du Saint-Esprit... Après le chant de l'hymne. Sa Sainteté, au Uiilieu d'un profond silence lut à haute voix le décret. . . Dans ce décret, le Souverain Pontife a solennellement défini :
« Que c'est un dogme de roi que la bienheureuse Vierge »> Mai-ie, dès le premier instant de sa conception, par un fri-
» VILÉGE et une grâce SPECIALE DE DiEU, EN VERTU DES ME-
" RITES DE Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, a été " PRÉSERVÉE ET MISE À l'abri de toute tache de la faute origi- ". nelle. » — « Après la lecture du décret, S. Em. le Cardinal-doyen REVINT AU PIED DU TRONE, RENDANT GRACES AU SaINT
PÈRE d'avoir, par son autorité apostolique, défini le dogme 'de l'Immaculée- Conception ..."
n faut convenir que la partie de décembre qui précède Koel est funeste à ce qui se fait appeler l'Église aujourd'hui. L'Église autrefois était divine; elle eut honte de n'être que cela, alorjj elle se fit royale; puis, réveillée tout à coup au milieu de ses suprêmes quiétudes par les mugissements d'une tempête impériale qui avait ployé toute l'espérance française, elle se dit î
" N'est-ce pas de- mon sein que sortent les foudres les plus » terribles? La tempête ne courbe que quelques contrées... " soyons le tonnerre, et menaçons tout l'univers! Le farouche » ouragan s'est fait empereur. . . lançons aussi nos ordonnan- •♦ ces, et commandons à tous les empires! Les grands pouvoirs " s'acquièrent par la ruse et par l'audace . . . remontons le nô- '» tre parles mêmes voies, et faisons vite, nous souvenant que " la nuit est seule favorable à ces superbes exécutions! •»
Dès-lors des embaucheurs furent envoyés dans les palais des COMTES-EOMAINS qu'on appelait autrefois des pasteurs; de là, chez les amplitudes qui communément se nomment archevêques; puis chez les cardinaux que ne connaissaient pas les Apôtres, et qui portent, en plus de ce nom, le nom de la bête apocalyptique, le nom d'imposture et de mensonge, c'est-à-dire PRINCES de la maison DE SAINT PiEREE. On flatta, OU caressa, on vanta, on congratula cette splendide aristocratie chrétienne; on s'assura de ses bonnes dispositions; on fit valoir le majestueux honneur de paraître en grand nombre devant l'imivers chrétien personnifié par la triste et malheureuse Rome, de rayonner sous l'étincelante tiare du vicaire de Jésus-Christ, d'être admis à entourer le trône du très-saint Père et d'imposer, par l'humble parole de celui qui porte l'anneau du pêcheur, les très-orgueilleuses et très-captieuses volontés du roi-prêtre et de ses omnipotents princes, amplitudes, comtes et barons!
Les embaucheurs de retour à la cour de leur très-saint maître, affirmèrent que tout était possible, et que le mois de décembre, ce mois des ombres et des surprises, ne devait
pas se passer sans l'auguste et radieux triomphe tant désiré. La cour de Rome écrivit donc aux complices de ses fastes impies et de ses splendeurs sacrilèges :
« Venez, je me meurs; ma puissance et la vôtre s'éteint » chaque jour: il faut un grand coup, une tentative suprê- " me; il faut que le huit décembre, dès le petit matin, le " bruit des cloches et la voix de nos crieurs réveillent la ville » entière; qu'aux premières heures du jour, vous tous, dieux tributaires, vous paraissiez formant le divin cortège du premier dieu dont la très-sainte puissance fait votre majesté. " Apportez avec vous vos costumes les plus olympiques, n'épargnez rien, car c'est de l'effet de notre or et de nos pierreries que dépendront le fanatique enthousiasme et les serviles applaudissements de tous les malheureux qui nous verront. Effaçons toutes ces prétendues cours, par le luxe sacré de la nôtre, et éteignons, par la pompe de notre autorité divine, cet éclat prétendu des royautés et des empires d'orient et d'occident. Ne nous manquez pas, vous surtout, vieillards à tête blanchie : ne redoutez pas les difficultés de vos apostoliques déplacements; le riche climat de notre omnipotence vous sera bien moins dangereux que vos humides et froides cathédrales; votre âge, votre déplacement vous sanctifieront aux regards de vos ouailles, et les trompettes retentissantes de l'univers religieux diront, aux cinq parties du monde, vos' noms, vos fatigues et votre héroïque intrépidité. >• Tout fut accepté et fidèlement accompli. Jusque là rien de bien majeur comme fait extraordinaire.
Mais LE HUIT DÉGExMBRE, cc jour si impatiemment attendu, âme chrétienne a dû répandre des larmes bien amères! En effet, quel coup d'état de lèse-majesté divine! quelle solennelle profanation! quelle horrible et sacrilège comédie! — Entrez avec moi dans la grande basilique qui ne porte pas le nom du Christ, mais solennellement le nom de Pierre; voyez cette
foule qui afflue de toutes parts ^ non pour prier, non pour adorer Dieu, mais pour repaître sa vue, pour délasser son oisiv^eté, peut-être pour maudire, et presque certainement pour perdre le peu de foi qui lui reste, et pour oublier à jamais le saint respect de la maison de Dieu que, malgré tout^ elle avait encore gardé jusque là!
O mon Dieu! qu'a pu dire ce peuple, quand il a vu cette étincelante supercherie éclater dans votre sanctuaire! qu'ont pu se dire ces âmes restées les fidèles héritières de cette foi et de ce culte si simples des Apôtres devant les restes desquels se présentait le nouveau ])aganisme! qu'ont dit ces nobles cœurs que le Christ conserve dans sa véritable Assemblée pour être, malgré l'orgueil et les passions humaines, les fidèles conservateurs de sa morale et de sa vérité!
Mes chers Bien-aimés, Pontifes appelés à la formation de ce nouveau sanctuaire dans lequel la Justice, la Lumière et la Vérité doivent seules être adorées, qu'avez-vous ressenti en ce jour où la voix de Daniel devait dominer jusqu'à la voix des mutilés qui font la satisfaction de l'ouie sensuelle des frères de Pierre et de Paul morts martyrs et pauvres pour l'honneur et la gloire de l'Évangile de Jésus-Chiist!
Oh! oui, le deuil descend des cieux; et, malgré la fatale habitude que nous avons de ne rien oser scruter des œuvres de nos maîtres, nous sentons que la pointe du glaive de rii>dîgnation divine devait parfois assombrir l'éclat plus que mondain de toutes ces crosses impies et de toutes ces tiares profanes! Comment se fait-il que le temple ne se soit pas écroulé, quand ces vieillards que l'on nomme doyens du sacré-collége, doyens archiépiscopaux et épiscopaux sont venus s'humilier, non devant Dieu ou devant le tabernacle qu'il habite, mais DEVANT LE TRONE DE l'évêque DE RoME, prononçant ces paioles qui ont dû faire la joie et les délices de l'enfer, si elles n'en ont pas fait la honte.
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•" L'Égiîse catholique, très Saint-Père, désire ardemment» " et appelle de tons ses vœux, depuis si longtemps votre su-