‹ Le glaucome congénital et son traitementChapitre 12 sur 56 · LA TENSION OCULAIRE · texte numérisé non relu

LA TENSION OCULAIRE

L’appréciation de l’hypertension se fait systématiquement et permet d'affirmer le diagnostic.

En présence d'enfants agités, de la contracture des paupières, des anomalies de résistance et de courbure de la cornée, la tonométrie instrumentale donne des chiffres de valeur très incertaine, car l’appareil a un

lo —

pied de dimensions standard qui est fait pour des cornées normales et n’est pas applicable aux buphtalmes.

DALSGAARD et NELSEN notent, sur 49 observations, des chiffres variant entre 28 et 100, la moyenne étant de 40 à 70.

Aussi beaucoup d’hypertonies sont-elles plus judicieusement appréciées à la simple méthode digitale (par + 1 + 2 + 3). Cette évaluation sera souvent recherchée car la maladie est soumise aux fluctuations des signes glaucomateux, sinon la tension semblerait normale, les chiffres du matin ou de la veille étant méconnus.

L'OPHTALMOSCOPIE.

Nous poursuivrons notre examen en nous efforçant d'explorer la transparence des milieux à l’ophtalmoscope, s’il n’existe pas d’opacification de la cornée ou du cristallin, nous essaierons d'examiner les papilles du petit malade. A la période d'état, elles sont décolorées, blanches et surtout excavées, les vaisseaux coudés sur leurs bords. Evidemment, tous les stades intermédiaires existent avant la constitution de cet aspect et nous permettront d'évaluer grossièrement ce que l’on peut espérer encore en acuité visuelle.

Il importe de rechercher des lésions de chorio-rétinite périphérique ayant pu coexister au glaucome ou orienter vers un diagnostic étiologique.

Page 1