‹ Le glaucome congénital et son traitementChapitre 14 sur 56 · TO EE · texte numérisé non relu

TO EE

Nystagmus, incoordination des mouvements du globe compliquent encore parfois ces examens.

LA BIOMICROSCOPIE.

À la suite du rapport de LAGRANGE, GALLEMAERTS insistait sur l'intérêt présenté par l'examen à la lampe à fente de la cornée des jeunes glaucomateux.

Les modifications décrites sont toutes conséquentes de l’hypertension oculaires

Les déchirures de la membrane de Descemet, dites en vergetures, striées, linéaires, grisâtres, à double contour réfringent et d'apparition précoce, sont pathognomoniques du glaucome congénital. SEDAN a pu les considérer comme un élément de pronostic et d’indication opératoire de la maladie.

La buée épithéliale par lésions d'œdème sous-épithélial s’intrique avec les troubles interstitiels du parenchyme cornéen aminci pour donner des opacités nuageuses de plus en plus denses et à la longue irréversibles.

Mais nous ne bornerons pas l'examen biomicroscopique à la cornée, n'est-il pas du plus haut intérêt de connaître l’état de la chambre antérieure ! Existe-t-il des signes inflammatoires ? : précipités sur la face postérieure de la cornée, signes d’iritis, synéchies antérieures ou postérieures de l'iris, signes d’atrophie. Quel est l’état du cristallin ? Existe-t-il un début de cataracte, une subluxation ou luxation de cette lentille à stabilité précaire en raison de l’étirement de la zonule.

LA GONIOSCOPIE.

Difficile à réaliser, demandant une parfaite transparence de la cornée, elle nécessite la soumission du sujet examiné; ceci, on le conçoit aisément, est bien exceptionnel auprès de nos jeunes malades et il sem-

blerait bien excessif d'exiger l’anesthésie générale pour pratiquer l'examen.

Admettons que nous ayons surmonté ces difficultés, que nous apporte l'examen de l'angle camérulaire ? Il existe presque constamment des lésions de l'angle et en particulier une persistance de tissu mésodermique avec absence du canal de Schlemm.

Nous reviendrons et préciserons cette importante question des lésions de l’angle irido-cornéen au chapitre de l’anatomo-pathologie et de la pathogénie du glaucome infantile.

III. — SIGNES EVOLUES Abandonnés à l'hypertension, les globes deviennent monstrueux, saillants, déformés, ils soulèvent les paupières, leurs mouvements sont atteints de nystagmus ou d’incoordination.

Les cornées s’opacifient parfois et, à l’intérieur de cette coque fragile, peuvent survenir tous les accidents tels, cataracte, décollement de la rétine, hémorragies, enfin l’ultime complication semble être l’éclatement du globe sous l’action d'un choc même minime.

Il faut remarquer la différence d'évolution suivant les sujets; la progression étant plus ou moins rapide,

nous devrans accorder notre thérapeutique au stade atteint.

Peut-on espérer la stabilisation de la maladie à un certain âge du sujet ? BAILLIART remarque que, vers la douzième ou treizième année, l’état peut être considéré comme définitivement stabilisé, mais malheureusement c'est dans la médiocrité. Aussi, dès maintenant, nous pouvons prévoir combien il sera recom-

mandé d'entreprendre le plus tôt possible un traitement.

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