I. — GENERALITES
À partir des connaissances précédemment acquises, nous pourrons élaborer le traitement chirurgical de la maladie glaucomateuse, comportant d’abord les conditions d’anesthésie, ensuite les différentes techniques opératoires. Celles-ci sont nombreuses, on pourrait s’en étonner, c’est malheureusement en raison de leur efficacité encore très relative; si l’une d’elles était indiscutablement supérieure, le problème se simplifierait.
Cependant, nous établirons une conduite de thérapeutique chirurgicale qui nous semble la meilleure et à conseiller.
LES ANESTHÉSIES.
La bonne conduite d’une intervention demande l’immobilité de l’enfant, aussi les anesthésies locales utilisées pour l’adulte seront-elles à proscrire comme insuffisantes. Il a toujours été fait appel aux anesthésies générales, et pendant longtemps nous avons vu employer le chlorure d’éthyl déjà moins dangereux que le chloroforme.
Mais les opérés, toujours jeunes et sensibles aux anesthésiques, risquent des complications, à tel point
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que certains auteurs en étaient arrivés à renoncer à l'intervention pour ne pas courir le danger de la syncope blanche immédiate et, plus tard, du syndrome pâleur-hyperthermie. F
Heureusement, sachant quels sont les progrès de l'anesthésie générale surveillée par un spécialiste, nous aurons moins la hantise de l'intervention.
La nécessité de libérer le champ opératoire nous met dans l'obligation d’exclure l’utilisation du masque.
Nous avons le choix entre les trois méthodes suivantes :
a) L’anesthésie par voie intra-veineuse.
Elle a l’avantage de libérer au maximum le champ opératoire; par contre, il est parfois difficile d’injecter la solution dans les veines des jeunes enfants.
La solution employée est un mélange de pentothal et de flaxédil.
Ce dernier est un produit de synthèse doué de propriétés voisines de celles des curares naturels, il assure une résolution musculaire parfaite permettant de réduire au minimum la dose globale d’anesthésique. b) L’anesthésie par inhalation.
Les vapeurs anesthésiques de Schleich et l'oxygène seront portées à l'appareil respiratoire par intubation endo-nasale.
c) L’anesthésie par voie rectale.
Présente moins d'intérêt, les interventions oculaires étant brèves.
Les anesthésistes donnent leur préférence à l’une ou l’autre des deux premières méthodes. Dans tous les cas, ils auront à leur disposition un poste d'oxygène pour parer aux complications.
Avant toute anesthésie, il sera bon de préparer le
malade par l'injection de un quart à trois quarts d’ampoule de sédol.
TB