CONCLUSIONS
I. — Le caractère congénital du glaucome des nouveau-nés et des jeunes enfants nous fait préférer le titre glaucome congénital à l’ancienne appellation glaucome infantile.
II. — C’est une maladie relativement rare mais très grave; elle apporte un gros contingent aux Institutions des jeunes aveugles; les meilleurs cas conservent rarement une acuité visuelle permettant une vie normale.
III. — Le signe dominant de la maladie est l’augmentation de la tension oculaire responsable de la buphtalmie et de la baisse d’acuité visuelle. Hypertension elle-même secondaire à des malformations bien déterminées consistant en la persistance de tissu embryonnaire mésodermique de l’angle irido-cornéen.
IV. — S'il existe parfois des enfants glaucomateux syphilitiques, cette maladie paraît moins souvent responsable qu'on aurait pu le croire. D’autres malformations coexistantes, d'ordre dysgénétique, l’observation de cas familiaux, font considérer la maladie comme étant du type familial, l’hérédité en serait récessive.
V. — Le traitement médical général s’accordera avec l’étiologie de la maladie s’il s'agissait d’une maladie syphilitique ou toute autre; sinon, ce seront les règles habituelles d'hygiène générale qu’il faudra respecter. Nous demanderons d’envisager, dès l'enfance des malades, une éducation spécialement en vue de les adapter à leur situation d'infirmes.
En ND Ps
VI. — Le traitement médical local doit être considéré comme inefficace, les lésions organiques responsables étant irréversibles.