‹ Le Glaucome: dans ses Rapports avec la SyphilisChapitre 28 sur 33 · OC + NT · texte numérisé non relu

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Champ visuel, œil gauche

très peu. La malade n'a jamais présenté d'albumine dans les urines.

Elle consulte au début de l'année 1923, parce que la vue baisse de l’œil gauche.

Examen oculaire: Cornées normales à droite et à gauche.

Réflexes photo-moteurs O. D., nul; O. G., normal.

Réflexe convergence: O. D., O. G., normal.

Réflexe consensuel de droite à gauche: nul sur O. G.; gauche à droite, normal sur O. D.

Acuité et réfraction: V. O. D. voit passer la main; V. O. G.,

PE

Fondus: papilles blanches avec excavation.

Tension T'O01D:,'22-25 mt er AO G., 22 (Schiotz)..

Champ visuel: O. D., impossible à prendre; O. G., le secteur supéro-nasal est aveugle, ainsi que la moitié y attenant du secteur supéro-temporal.

Réaction de Wassermann positive.

Un traitement mercuriel d’abord, puis bismuthé (Quimby) amé-

liore l’acuité visuelle. "

2 mars 1923: V. O. G., 5/10 faible; V. O. D., compte les doigts

(amélioration).

Il s’agit ici d’un cas d’atrophie optique avec excavation sans hypertension, améliorée par le traitement anti-syphilitique. À de nombreuses reprises, on prend la tension, qui varie toujours entre 18 et 25 m/m Hg. Par contre, le champ visuel présente les caractères que l’on rencontre habituelle-

ment dans le glaucome.

Nous avons cru intéressant de rapporter ce cas à la suite de nos observations de glaucomateux pour montrer combien il est difficile de différencier l’atrophie optique avec excavation sans hypertension, du glaucome. Nous avons vu, dans les chapitres précédents, que l’aboutissant presque fatal de l'hypertension était l'atrophie du nerf optique s’accompagnant d’excavation de la papille. Longtemps, les deux affections : atrophie simple avec excavation et glaucome ne faisaient qu'un seul et même tout, mais les auteurs se sont efforcés de les séparer en se basant sur les caractères différents du rétrécissement du champ visuel, qui est concentrique dans l’atrophie, au lieu de porter seulement sur le segment supérointerne comme dans le glaucome. Morax, à son tour, tend à rapprocher les deux affections qui semblent, dit-il, être la

« résultante d’un même processus général, l’ischémie du tissu

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