INTRODUCTION
Sur les conseils de notre maître, M. le professeur agrégé Jeandelize, nous nous sommes proposé d’’étudier, dans notre travail inaugural, les rapports du glaucome avec la syphilis, sans avoir la prétention d'établir une théorie nouvelle, encore bien moins d’aller à l’encontre des opinions déjà formulées. La pathogénie du glaucome est certainement l’un des chapitres les plus obscurs de la pathologie oculaire: bien des recherches ont été faites, bien des théories émises pour tenter de solutionner cette question si intéressante.
L'accord est, certes, loin d’être fait sur tous les points de la pathogénie et de l’étiologie du glaucome, mais l'hypothèse de l’origine syphilitique de cette affection doit être prise en considération, et il semble qu’à la suite de recherches récentes, cette question mérite un examen approfondi.
C’est pour cela, qu'avec notre maître, nous avons cru intéressant de rechercher, sur une série de glaucomateux, pris au hasard, tous les symptômes de spécificité qu’ils pouvaient présenter.
Dans la première partie de notre thèse, nous exposerons, après un court historique et une classification sommaire, les conséquences de l’hypertension oculaire, les symptômes des différentes catégories du glaucome. Quelques mots sur les théories pathogéniques classiques complèteront cette étude, forcément restreinte, du « syndrome glaucome ».
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La deuxième partie de notre travail traitera plus particulièrement des rapports du glaucome avec la syphilis; nous publierons quelques observations, les unes dues à l’obligeance de M. le professeur agrégé Jeandelize, les autres glanées dans divers ouvrages. Nous exposerons ensuite les raisons qui nous permettent d'établir un rapport entre l'affection oculaire : le glaucome, et l'affection générale: la syphilis. Nous ferons connaître nos conclusions dans un dernier chapitre. Un index bibliographique détaillé indiquera, à la fin de notre ‘thèse, les principaux ouvrages que nous avons dû consulter.
Nous présentons ce travail non sans une certaine appréhension. Un sujet tel que celui que nous étudions dans notre thèse mériterait d’être traité par une plume plus autorisée que la nôtre, et nous demandons au lecteur toute son indulgence. Dès maintenant, nous le prévenons que notre très modeste travail ne tend pas à donner à la syphilis la première place dans létiologie du glaucome. Nous tenons, tout simplement, à attirer l’attention du médecin oculiste sur la nécessité de rechercher attentivement tous les signes de syphilis chez les glaucomateux qu'il soignera, afin d’instituer rapidement, si c'est nécessaire, le traitement spécifique qui, s’il ne guérit pas le glaucome, empêche toutefois une aggravation des symptômes pouvant aboutir à la cécité.