ACTE V, SCÈNE III
Ou VOUS aurez sujet de vous en repentir, Et inon juste courroux se fera ressentir.
Voilà parler, Monsieur, en père de famille. Courage ! Disposez enfin de votre fille : Ne l'abandonnez plus à ses réflexions; C'est à vous à trancher dans ces occasions.
Isabelle.
Quoi! Lisette?...
Lisette.
Monsieur a prononcé l'oracle :
A l'accomplissement rien ne peut mettre obstacle. S'il vous destine au Comte, il faut que ce dessein S'exécute en dépit de tout le genre humain.
LiSIMON.
Cette fille me charme. Oui, ma chère Lisette, Tiens, sois un peu moins sage, et tu seras parfaite.
Lisette.
L'avis est bon.
LlSIMON.
Le tien vient de m'édifîer; Et je veux t'embrasser pour te remercier.
Lisette.
Réservez, s'il vous plaît, cette tendre saillie Jusqu'à ce que je sois une fille accomplie.
LiSIMON.
J'attendrois trop longtemps. Il faut absolument Que ma reconnoissance éclate en ce moment.
Valère, le retenant.
Vous vous échaufferez, prenez garde, mon père.
Le Glorieux. i 7
i3o LE GLORIEUX
LisiMON, le repoussant. Monsieur le médecin, ce n'est pas votre affaire. Que je m'échauffe ou non, vous aurez la bonté De ne vous plus charger du soin de ma santé.
{A part.) Je crois que ce coquin est jaloux de Lisette, Et je soupçonne entre eux quelque intrigue secrète.
(A Valère.) Je veux m'en éclaircir. Sachons un peu...
Valère.
Voici Votre notaire.
LlSIMON.
(A Valère qui veut sortir.) Ah ! bon ! Non, non, demeure ici.
Dans un petit moment nous compterons ensemble.