ONG RAT CRAN ES
Bacilles salivaires. — À la dose de 1/30.000 leSbouions-réstent clairs 5.7.5" 7.
La solution à 1/1.000 tue les bactéries en MO OTOUBO APT era ner à
Bacilles des eaux. d'égout. — A la dose de 1/20.000, le formol stérilise les champs de culture. À la dose de 1/1.000 la solution tue les germes après quelques heures
Spores de la terre de jardin. — La solution à 1/1.000 les tue après une heure . . . . .
Penicilium et aspergillus. — Infertilisation du liquide de Raulin à la dose de 1/10.000.
TRILLAT.
TRILLAT.
Ferment lactique. — Ralentissement de la fermentation à des doses infinitésimales. BÉCHAMP.
L'erment butyrique. — TInfertilisation à la dose--de 1/50/0000 ME RE ARE nee
Hans Aronson (1) au sujet de l’antisepsie interne expérimente la formaldéhyde comparativement avec le salol, le benzonaphtol. l’iodoforme, l'aristol, la naphtaline, le naphtol 8, etc.
De ces diverses substances employées à la dose de o centigrammes, seuls la formaldéhyde et le naphtol £ ont empéché le développement du bacille d'Eberth. L'efficacité des deux corps est d’abord la même, mais à la longue la supériorité de la formaldéhyde s’accuse de plus en plus.
Au point de vue bactéricide les expériences de M. Pottevin confirment les résultats énoncés dans le tableau cl dessus:
D'une façon générale on peut dire que pour les divers microbes qu'il a étudiés (bactéridie charbonneuse, bacille de Lœæffler, bacille pvocyanique, bacille du choléra, bacterium col commune, staphylococcus pyog. aur.) la stérilisation est atteinte par des doses voisines de 5 centigrammes par litre, soit 1/20.000.
M. Pottevin (2) a également expérimenté sur la levure de bière, cherchant à déterminer la dose de formaldéhyde capable de stériliser ses cultures.
(1) Ueber die antiseplischen Eigenschaften des Formaldehyds und die innerliche Aniwendung desselben (Berlin, Ain. Woch., n° 39, p. 900. 2% septembre 1894).
(2 Ann. de l'Inst. Pasteur, p. 116, novembre 1894,
26 ÿ MARS
Il arrive aux conclusions suivantes : la formaldéhyde empêche le développement des cultures de levure, non seulement par l’action de sa présence, mais en s’unissant à la substance des cellules microbiennes, aussi l'effet antiseptique dépend-il des proportions d’antiseptique et de germes mis en présence.
La même année A. Gottstein (1) expérimente sur des semences de graminées et constate que ces dernières exposées pendant quelques jours à des vapeurs de formaldéhyde au 1/10° perdent toute faculté germinative.
Ces expériences aussi instructives que variées nous montrent dans l’agent actif du glutol, la formaldéhvde, un antiseptique de premier ordre.
Il nous reste à étudier quelle est l’action du glutol en présence d’une plaie ; plaie privée de tout germe comme doit l’être le champ opératoire idéal, ou portant des germes d'infection, c’est le cas de la plupart des plaies accidentelles.
« Le seul fait du contact du tissu avec cette préparation, dit Schleich, suffit pour développer pour ainsi dire à l'état naissant les quantités d’aldéhyde formique qu’elle contient molécule par molécule en dégageant la gélatine susceptible d’être résorbée et ceci par un travail cellulaire extraordinairement rationnel. » La formaldéhyde ainsi mise en liberté d'une façon continue se trouve en présence des tissus de la plaie, des éléments microbiens qu’elle peut contenir et des produits microbiens (ptomaines, toxalbumines et diastases) dont l’action pathogène a été si clairement démontrée ces dernières années,
(1) Æyg. Rundsch, IN, n° 17, 1er septembre 1894.
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Qu'on nous permette ici une courte digression histochimique sur ces divers facteurs de la plaie; elle nous parait nécessaire pour expliquer l’action de la formaldéhyde que dégage le glutol.
Nous n’insisterons pas sur la nature albuminoïde que présente l’ensemble de la plaie avec ses tissus et Îles liquides qui les baignent. Les éléments microbiens ont une nature analogue tant dans leur protoplasma que dans son enveloppe, assez souvent du moins.
Celle-ci « dans certains cas, est formée d’un hydrate de carbone voisin de la cellulose, mais dans nombre de cas la membrane n'offre pas la réation de la cellulose et semble constituée par un composé albuminoïde très voisin du protoplasma qu'elle revêt (mycoprotéine de Nencki) (1). »
Les toxines microbiennes ont été divisées en deux catégories : les toxines microbiennes alcaloïdiques et les tox1nes microbiennes albuminoïdiques découvertes en 1888 par Arloing en étudiant le bacille de la péripneumonie du bœuf. Ces toxines se rapprochent par leur action des diastases : action qui à pour résultat des dédoublements, des hydratations et autres changements moléculaires impossibles à obtenir sans leur présence (2).
Quelle est l'action de la formaldéhyde en présence de ces éléments capables d'une réaction entre eux : tissus d'une part, agents microbiens et leurs produits d'autre part ; réaction dont résulte l'infection avec ses manifestations locales et générales.
Les expériences de MM. Trillat, Pottevin, Lapierre, Aronson nous permettent d'attribuer à la formaldéhyde
(1) A. CHaRRiN 6t HuGOuNENQ. — Zraité de path. gén. (2) P. AcHaLme, — Loco cilato.
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une triple action sur les tissus, les microbes et leurs produits de sécrétion.
I y a quelques années M. Trillat a signalé la propriété que possède la formaldéhyde de coaguler l’albumine et la gélatine et plus récemment a émis l'opinion que cet agent chimique insolubilise les matières albuminosiques non coagulées par la chaleur.
M. Ch. Lapierre a eu l’idée d'étudier l’action du rhême réactif sur les produits d’hydratation des albuminoïdes sous l'influence des sucs digestifs ; produits qui, comme on le sait, sont incoagulables par la chaleur. Il résulte de ses recherches que l’aldéhyde formique condense et déshydrate les albuminoïdes solubles, que les corps obtenus de la sorteont un poids moléculaire plus élevé et qu'il tendent vers l’insolubilité dans l’eau et dans les solutions salines à mesure que ce poids moléculaire augmente (1).
M. Pottevin a étudié particulièrement son action sur les diastases et arrive à ses conclusions : « On est en droit de conclure que si l'aldéhyde formique a une action directe sur les substances diastasiques dont l'activité spécifique est amoindrie puis supprimée, elle intervient en outre pour modifier l’état des corps sur lesquels agit la diastase et rendre plus pénibles les transformations qu’elle doit accomplir. Les expériences de Béchamp sur le ferment lactique, de Trillat sur le ferment butyrique confirment ces conclusions.
La formaldéhyde en présence d’une plaie agira donc tout d’abord par son action coagulante, étudiée par MM. Trillat et Ch. Lapierre, analogue à celle qui a lieu
(1) Académie des sciences, mars 1899.
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sur la gélatine dans là préparation du glutol et d'où résulte la création d’un obstacle matériel à la pénétration des microbes ou à l'absorption de leurs toxines lorsqu'il s’agit d’une plaie infectée,
Si à la surface de la plaie se trouvent des germes microbiens, de par leur nature 1ls se trouvent eux-mêmes saisis dans ce processus de coagulation les menant à l'impuissance de nuire sinon à la destruction. Cette action sur les germes est d'autant plus complète que la formaldéhyde diffuse avec rapidité dans les tissus ainsi qu'il résulte des expériences de MM. Berlioz et Trillat, et que son action n’est point gênée par la couche albuminoïde qui peut inclure les microbes. (L. Vaïllard et Lemoine (1), E.-A. Schepilewski) (2).
S'il s’agit d’une plaie où les germes ont déjà proliféré donnant naissance à leurs produits divers : toxalbumines, ptomaines, diastases, la formaldéhyde après avoir rendu la surface des tissus moins pénétrable exerce encore son action sur leurs éléments albuminoiïides, les condensant, les déshydratant, les rendant rebelles à l’absorption s’il faut en croire l’adage des alchimistes : Corpora non aqunt nisi soluta.
L'action neutralisante de la formaldéhyde sur les toxines n’est point une simple hypothèse. Hans Aronson (3) a pu injecter à des cobayes sans déterminer d'accident de grandes quantités d’un bouillon diphtéritique stérilisé par: filtration et très virulent après l'avoir additionné de 1/500° de formaldéhyde.
(1) Annales de l'Inst. Pasteur, septembre 1896. (21 Journ. ochranenija narodawo drawija et Hyg. Rondisch, VI, p. 898. (3) Berlin, Alen, Woch., n° 39, p. 900, 24 septembre 1894.
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Voilà quelle nous parait être l’action exacte de la formaldéhyde. Mais ce qui nous intéresse surtout c’est de connaitre l’action de formaldéhyde combinée à la gélatine ce qui spécifie cette action et la distingue de l’action des autres antiseptiques pulvérulents. Schleich a insisté sur ce fait caractéristique, le dégagement ininterrompu de l’antiseptique formaldéhyque, nous lui laissons la parole.
« Ici l’antisepsie agit d’une façon ininterrompue, en vertu de sa formation même, son action est durable et agit constamment et également à l’intérieur de la blessure. Ce fait distingue complètement en principe cette méthode de tous les procédés antiseptiques antérieurs. Avec ces derniers le contact même de l’antiseptique avec la blessure pouvait produire un effet très énergique, mais il se formait, en outre, des combinaisons solides, insolubles, en même temps qu'une modification des tissus, ce qui est bien .à considérer. Ce que le D' Schimmelbusch a démontré d’une façon exacte, résulte de la nature même de l’état des choses. La désinfection même répétée d’une blessure ne saurait atteindre à la fois tous les germes. Les survivants se développent à l'abri des dépôts formés et se constituent en nouvelles colonies sur un terrain de nutrition bien préparé par suite de son altération.
« Pourla destruction des germes d'infection dans l’intérieur des blessures et des tissus, je la fais d’une façon qui diffère totalement des procédés antiseptiques antérieurs ; car cette préparation, la gélatine formique pulvérisée, qui ne possède pas en elle-même de propriétés antiseptiques, est pour les blessures un corps indifférent qui peut être rendu antiseptique, sans avoir des effets irritants ou vénéneux. Les cellules ont le pouvoir de la décomposer
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en ses éléments chimiques, et par ce fait, il se développe un dégagement faible, mais continu d’un antiseptique des plus actifs, dégagement en proportion avec la quantité de cellules agissant sur la gélatine. Ce développement est constant et dure aussi longtemps qu’il existe de la gélatine non décomposée dans le tissu ou la blessure.
En opposition avec l’antisepsie d'autrefois un courant d'aldéhyde formique continu agit donc sur la blessure et pénètre partout sous la protection du pansement, dans chaque lacune des tissus et dans les tissus mêmes.
On peut ainsi, en expérimentant, introduire dans les blessures des cultures virulentes en même temps que la poudre indifférente en elle-même; l'organisme intervient dans la formation de l’antiseptique, la cellule décompose la gélatine quidégage l’aldéhyde formique, laquelle détruit les bactéries, et ainsi de suite.
C'est donc une action circulaire toujours renouvelée pendant laquelle l'organisme a le temps de se rétablir. »
Ce dégagement continu et lent, physiologique en quelque sorte, de la formaldéhyde que renferme le glutol, nous explique encore que son emploi n’ait et puisse donner lieu à aucun accident. Ainsi que nous le verrons plus loin jamais nous n'avons observé d'accidents de nature toxique, jamais d'accidents inflammatoires ou trophiques du côté de la plaie.
Cette innocuité absolue, la formaldéhyde parait l'acquérir par sa combinaison avec la gélatine.
La formaldéhvde en effet n’est point exempte de toxicité. Bien qu’elle soit relativement faible ainsi que l’ont reconnu Aronson et Trillat, cependant avec des doses supérieures à 85 centigrammes par kilogramme d’ani-
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mal injectées sous la peau, et de 3 centigrammes par kilogramme d'animal injectées dans les veines, les animaux meurent cachectiques au bout de quelques semaines.
La formaldéhyde est en outre très irritante. Les injections sous-cutanées, les solutions faibles même à 0:50% p. 100, produisent de vastes escarres. De même les vapeurs en solution très concentrée, respirées pendant longtemps, sont dangereuses : un cobaye exposé pendant plusieurs heures aux vapeurs émises par une solution à 42 p. 100, meurt en quelques jours (1).
L’innocuité de la formaldéhyde contenue dans le glutol nous paraît donc se rattacher au fait suivant. L’aldéhyde formique contenue à l’état latent dans le glutol n’est mise en liberté que par l’action des tissus actifs, sains ou enflammés, et reste à l’état de combinaison inerte en présence des cellules paralysées ou nécrosées.
Schleich et Gottstein ont en effet remarqué l'inefficacité du glutol en présence des parties nécrosées : escarres, croûtes, sécrétions ; inefficacité tenant uniquement à ce fait qu'alors la formaldéhyde n’était point mise en liberté au contact de ces tissus frappés de mort.
Il en résulte que les tissus en activilé qui dégagent la formaldéhyde du glutol ne peuvent opérer ce dégagement qu'autant qu’ils conservent leur vitalité, que ce dégagement proportionnel à leur vitalité diminue et s'éteint avec elle ; que la cellule elle-même règle le dégagement, puisant, en quelque sorte, l’antiseptique suivant son besoin, arrêtant son développement dès que sa vitalité pourrait en souffrir.
(4) Porrevix. — Loco cilalo.