‹ Le GonocoqueChapitre 19 sur 54 · I. — ÉCHANTILLONS · texte numérisé non relu

I. — ÉCHANTILLONS

On recueillera les échantillons de pus à examiner, de façon différente selon les organes qui les fourniront.

Chez l’homme, pour colliger le pus uréthral, le procédé le plus simple consiste à désinfecter le méat, puis à prier le malade de ramener lui-même, en pressant son urêthre d’arrière en avant, une goutte de pus qu'on lui fait déposer sur une lame. Ou bien on peut procéder comme chez la femme et aller chercher du pus dans l’urèthre avec une curette mousse, après désinfection du méat.

Dans l'œil on récoltera de même: directement ou mieux avec une curelte.

Pour le col utérin, après asepsie de son orifice, on le pincera entre les deux valves d’un spécüulum introduit sans vaseline, et cette pression suffira à faire sourdre le muco-pus que l’on peut aussi recueillir dans le canal cervical à l’aide d’une curette mousse à long manche.

Le pus une fois recueilli, 1l n’y à qu'à l’étendre en lame mince et le laisser sécher à l'air libre, ou bien on peut hâter la dessiccation, en passant deux ou trois fois la lame dans la flamme d’une lampe à alcool.

Le pus une fois étalé et desséché, « on peut attendre pour le colorer et pour le voir plusieurs semaines et même plusieurs mois.» C’est AUBERT (1) qui parle ainsi. HoRAND (2) dit aussi: « Le gonococcus ne se voit pas seulement dans les liquides -frais, mais on le trouve aussi dans les préparations anciennes

(1) Aubert, loco citato, n° 184.

(2) Horand, loco citato, n° 180.

- conservées simplement par la dessiccation. Il suffit de les hu-

mecter et de les colorer au moment de-l’examen. » On aura

soin seulement, quand on voudra conserver des lames pôrtant

du pus, de les tenir dans un endroit à l’abri des poussières atmosphériques.

Recommandation importante: ne jamais étendre le pus en l'écrasant entre deux lames ou deux lamelles, et ne jamais appuyer sur la lamelle couvre-objet : en ag'issant ainsi on écraserait et détruirait les cellules qui renferment les gonocoques, ceux-ci deviendraient libres, et on se priverait ainsi d'un de leurs meilleurs caractères.

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