IT
Procédé de Guyot. — M. Guyot obtient sa liqueur concentrée en saponifiant le goudron au moyen du carbonate de soude:
Goudron des Tändes...". 1000 gr.
Carbonate de soude..... . 100 — HA Sn ne ET : 4000 —
Après deux ou trois heures d’ébullition, on obtient : 1° une liqueur alcaline assez colorée et contenant par litre 7 à 8 gr. de principes du goudron ; 2° au fond du vase on trouve une masse de goudron pesant un peu plus de 1 kilogr. (à cause de la soude retenue) et qui est à peu près insoluble dans l’eau.
Procédés similaires. — 1°° Formule :
Éoudron ee, PME RES .. 500 gr.
Carbonate de soude........ 500 RAT M AU RUES E TO2000—
On obtient, après trois heures d’ébullition : 1° une liqueur ayant les apparences de la précédente et contenant par litre 8 à 10 gr. d'extrait; 2° un dépôt de goudron, pesant plus de
"re 500 gr., plus fluide que le précédent et soluble en partie dans trois fois son poids d’eau.
9me Formule :
Con MER: 500 gr.
Bi-carbonate de soude .... 250 — TTL A UNE FERRER 10.000 —
On opère à froid dans une grande terrine en ayant soin d’agiter fréquemment pendant 8 à 10 jours. La liqueur est aromatique et colorée, mais moins chargée que les précédentes. Le résidu est à peu près insoluble dans l’eau.
Procédé de Hager.— 10 kilogr. de goudron sont soumis à la distillation avec 20 kilogr. d’eau et 1 kilogr. de carbonate de soude. On distille jusqu’à ce que l’eau qui passe ne soit plus quefaiblement aromatique. Au résidu de ladistillation on ajoute assez d’eau pour obtenir 50 kilogr.. etaprès repos et décantation de cette liqueur, on l’additionne du produit de la distillation.
La liqueur ainsi obtenue est fortement aromatique, très colorée, faiblement alcaline et contient 2 p. 100 d’extrait, abstraction faite du carbonate de soude. M. Frétin,rapporteur de la Commission que la Société de l’Union pharmaceutique de la Flandre orientale avait chargée d’étudier la question des solutions concentrées de goudron, estime que, parmi les liqueurs préparées à l’aide de substances alcalines, le procédé de Hager donne les résultats les plus satisfaisants (1).
Procédé de Pommier :
Goudron de Norwège...... 0100 "er, AMONT MARNE RAR 100 — House et LUDO ES
(1) M, Frétin donne la préférence au procédé de Magnes-Lahens pour les liqueurs préparées sans intervention d’alcah.
Re: Le
Laissez macérer pendant huit jours dans un vase couvert; faites bouillir ensuite jusqu'à évaporation complète de l’ammomiaque ; filtrez après refroidissement.
La liqueur ainsi obtenue est aromatique, assez colorée mais très peu chargée en principes dissous. Le résidu est complètement insoluble; la liqueur estneutre, l’'ammoniaque ayant été chassée par l’ébullition.
Bien que préférable à la liqueur de Guyot et aux liqueurs similaires, la solution de Pommier à, comme elles, le défaut de dénaturer complètement le goudron. Les premières contiennent de plus une forte proportion de carbonate sodique non combiné, dont l’action sur l’économie est diamétralement opposée à celle du goudron. De plus, elles diffèrent toutes des hydrolés de goudron acides étudiés dans la première partie, en ce que ceux-ci donnent, après évaporation au bain-marie jusqu’à siccité et volatilisation complète de l’acide acétique, un extrait presque entièrement soluble dans 10 fois son poids d’eau, tandis que les liqueurs alcalines précipitées par l’acide acétique, fournissent une résine molle ou dure, mais toujours complètement insoluble dans l’eau, même acidulée. Les éléments dissous sont loin d’être les mêmes dans les deux cas; ni les unes, ni les autres de ces solutions ne renferment d’ailleurs le goudron en nature. C’est ce dernier but que l’on à voulu atteindre en émulsionnant le goudron.
Procédé de Guyot. — M. Guyot a proposé tout d’abord de séparer par distillation la partie aromatique du goudron, de combiner ensuite la partie résineuse avec 'le carbonate de soude et de réunir ensuite le tout.
Procédé du D' Jeannel. — Le procédé de Guyot a été modifié par le D' Jeannel en triturant directement le carbo-
nate de soude avec le goudron et émulsionnant le mélange avec de l’eau ajoutée peu à peu. Voici les proportions qu'il emploie:
COL OMEES r ATE 10 gr.
Carbonate de soude........ 10 gr.
FAUDRA RSR ARR RE 2.000 gr
Au début du mélange, la masse se boursouffle, de l’acide carbonique se dégage; il y a combinaison d’une partie du carbonate alcalin avec l’acide acétique et aussi avec les résines modifiées acides que contient le goudron (1). On obtient ainsi un liquide émulsionné, laissant déposer un peu de résine molle qui se sépare rapidement; le surplus de l’émulsion est d’une stabilité remarquable.
Procédé d’Adrian. — Après avoir proposé pour l'usage externe une solution de goudron dans la soude caustique, M. Adrian à émulsionné le goudron au moyen du jaune d'œuf.
Procédé de Roussin. — Ce pharmacologiste donne la préférence au sucre et à la gomme arabique pulvérisée qu'il mélange avec le goudron de façon à obtenir une pâte homogène qu'il émulsionne ensuite avec de l’eau. Ce médicament possède l’odeur franche du goudron, ainsi que sa saveur débarrassée du principe âcre et amer. Il est en toutes proportions miscible à l’eau.
(1) Voici d'après M. CI. Verne, la composition sommaire du liquide émulsionné.
(ACANONA Ie ROUTO RTE AE PER environ 8 gr.
\ Acélaterdersoude rene Re OM5S Résinates de soude.
En dissolution Phénates de soude...
neutralisant le reste de la soude.
Des résines neutres.
En émulsion La créosote.
| Les huiles diverses.
. ÉATE dut
Procédé de Lebeuf. — Le pharmacien de Bayonne traite, par l'alcool à 90 degrés, de l'écorce de Quillaya saponaria et dissout le goudron dans cet alcool chargé de saponine: il ajoute enfin l’eau et obtient ainsi une liqueur lactescente dont une cuillerée à café, versée dans un litre d’eau, produit instantanément une émulsion dans laquelle la saponine empêche la formation de grumeaux résineux et qui est préférable aux procédés ci-dessus.
Les émulsions sont, pour Girard (1), la meilleure forme pour l’usage interne et externe du goudron, car l’eau de goudron est altérable, de composition très variable, et les solutions alcalines ont de nombreux inconvénients ainsi que nous avons vu plus haut.
Parmi ces émulsions, celles de MM. Adrian et Roussin, quoique très rationnelles, conformes aux règles de la science et conservant au goudron toutes ses propriétés, n’ont cependant pas toute la stabilité convenable ; elles sont d’ailleurs ainsi que celle de Guyot et du D" Jeannel, à peu près inusitées. Celle de M. Lebeuf donne de bons résultats, se prend facilement et se digère bien.
Toutes ces préparations contiennent le goudron en nature, mais le goudron est simplement divisé; c’est à M. CL. Verne que revient l’honneur d’avoir rendu le goudron entièrement soluble sans excès d’alcali.
Procédé de Verne.— Ayant remarqué que, dans la formule de liqueur concentrée à parties égales de goudron et de carbonate de soude, citée après le premier procédé de Guyot, le
dépôt de goudron, quoique insoluble dans la liqueur alcaline surnageante, était cependant soluble en grande partie dans
1} Progrès médical, 1581.