Ouvr. cité
qui se dissimule le plus souvent dans ces cas innombrables que l'on baptise des noms bénins de nervosité, de neurasthénie *. » Les confesseurs, au moins dans les villes, sans avoir peut-être, en aussi peu de temps, une expérience aussi riche, ne feront pas trop de difficultés, croyons-nous, pour souscrire à ces évaluations.
Il est regrettable qu'un phénomène aussi fréquent et aussi douloureux laisse indifférent « le grand public ». Les malades, au moins quand ils ne sont pas trop avancés, et ceux qui sont menacés de le devenir, ont tout intérêt à connaître les manifestations et les causes de cette maladie pour s'en défendre. Les directeurs d'âmes surtout et les médecins risquent de s'égarer gravement et de faire à leur clientèle un mal irréparable, s'ils ne prennent garde à des indices, qui ne sont pas toujours très apparents, mais qui peuvent renverser leur diagnostic. Il est facile au contraire — du moins relativement facile — d'inspirer une grande confiance et d'amener une amélioration notable et rapide, parfois la guérison radicale, en s'appuyant sur la théorie que nous allons exposer.
Cette théorie nous a été inspirée surtout par l'ouvrage de M. le professeur Pierre Janet*.