PROTECTION DES SERVITEURS
avait, plusieurs fois, tonte do mettre fin à ces scandales incessants, mais les bills qu'elle avait votés à diverses reprises, avaient toujours été rejetés par l'autre assemblée.
Cependant, après la Restauration, la 'Chambre des communes se décida à faire quelques exemples. Un de ses membres. M. Benson, qui vendait sa protection au premier venu, moyennant la modique somme de vingt francs, fut expulsé, en 1663, comme c indigne et impropre 1, et, en 1677, le colonel Wanklyn fut également chassé pour avoir protégé un certain Cottington, dans un procès contre sa femme. Plusieurs fois aussi, elle annula les certificats donnés par les membres pour couvrir certains serviteurs iictifs, mais les abus ne cessèrent pas, et ce fut seulement en 1770 qu'une loi intervint pour y mettre fin *.
Cependant, aujourd'hui encore, les standing orders de la Chambre des lords contiennent un article ainsi con(;u : < Le privilège de la noblesse relatif à l'exemption d'arrestation de ses serviteurs et suivants s'étend ù tous les domesti(|ues ainsi qu'aux membres de leur famille et à tous ceux (|ui sont employés nécessairement ri utilement sur leurs propriétés ou auprès de la personne des lords. Cette protection commence vingt jours avant la date fixée \Mmv\i^ r et urn An icritAi} convocation «le rhaqm» Parlement (»t continue vingt jours avant et après chaque session, sauf dans les cas où un acte du Parlement en ordonne aulremeiit.
« Tous les lords doivent élre très scrupuleux sur ce