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ESSAIS DE PÉNÉTRATION

Le but des expériences rapportées dans ce chapitre est l'étude du ramollissement des verres aux environs du point de transformation. De nombreux travaux ont été réalisés sur la viscosité des corps vitreux et surtout celle des verres industriels. Le domaine exploré pour les silicates s'étend environ de 6oo° à 1400°. La viscosité passe alors environ de r0'* à 10° poises. Les méthodes préconisées aux températures élevées sont voisines de celles qu’on utilise en général pour les liquides : chute d’une sphère de platine ou rotation uniforme d’un cylindre de platine dans un bain de verre. Pour les plus basses températures on s’est adressé généralement à des mesures de déformation par traction, torsion ou flexion, ou encore à l'écoulement sous pression. Les résultats ont été consignés dans des courbes admettant une allure exponentielle. Le coefficient de viscosité y peut être dans un intervalle donné calculé en fonction de la température par une équation de la forme

logn— A — BT, où À et B sont des constantes.

H. Le Chatelier a remarqué qu’en introduisant un double logarithme, l'équation rend compte des phénomènes dans un intervalle de température plus

vaste log logn — M — NT.

[L faut remarquer toutefois que cette représentation linéaire du double logarithme du céefficient de viscosité en fonction de la température n’est admissible que si le coefficient est évalué en « poises » comme l’a fait H. Le Chatelier. En ellet, un changement d'unités entraînerait une modification de l'allure de la courbe.

Les recherches sur la viscosité s’arrêtent au-dessus du point de transformation. Les données aux environs de ce point sont obtenues par extrapolation en appliquant une loi admise dans les industries verrières. Dans la zone de recuit, le coefficient de viscosité double pour une diminution de température de 8°.

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