‹ Le grade de docteur ès sciences physiquesChapitre 28 sur 37 · VERRES TERNAIRES : SILICE-SOUDE-GLUCINE · texte numérisé non relu

VERRES TERNAIRES : SILICE-SOUDE-GLUCINE

On n’a utilisé que très exceptionnellement la glucine dans l’industrie du verre. Il faut citer toutefois le verre de Lindemann [1] qui est un borate de lithine et de glucine présentant une bonne transparence aux rayons X. Il est malheureusement attaqué par l'humidité. La glucine semble malgré tout pouvoir présenter un certain intérêt, étant donnée sa position intermédiaire entre les oxydes métalliques fréquemment utilisés en verrerie. Elle ressemble par ses propriétés physiques à la magnésie, tandis que ses propriétés chimiques la rapprocheraient davantage de l’alumine. Elle est utilisée en céramique depuis une trentaine d'années.

Les premières recherches sur le verre silice-glucine-soude sont dues à Chi-Fang-Lai et Silverman [2]. Ces auteurs ont préparé quelques verres au glucinium et étudié les propriétés suivantes : densité, indice (raie D), dureté, transparence dans l’ultraviolet. Une étude plus complète a été publiée tout récemment par Becker [3]. La publication en est d’ailleurs postérieure à celle des premiers résultats que j'ai obtenus sur les verres au glucinium [4]. Ce travail ne porte pas comme le mien sur l’ensemble des verres stables du diagramme ternaire. Les verres étudiés répondent à la formule moléculaire 3S10?, Na0, xG10O ou bien encore à la formule 3S10?,(1—x)Na°0O,æGl0. Ils dérivent tous du verre binaire 3S10?, Na°O par addition de glucine ou remplacement de la soude par la glucine. Ces verres se placent donc sur deux droites du diagramme triangulaire. Les résultats que j'ai obtenus s'accordent d’ailleurs avec ceux qui sont relatés dans ces deux mémoires.

La préparation des verres à la glucine n’a présenté aucune difficulté particulière. Je n’ai pu obtenir toutefois des verres convenables contenant plus de 15 pour 100 de glucine. La dévitrification se fait alors d'elle-même durant le refroidissement où bien pendant l’étirage au chalumeau. Ce résultat n’est pas étonnant ; en raison de la faible masse moléculaire de la glucine, ces verres sont déjà fortement basiques.

Les résultats des mesures ont été portés dans le tableau suivant et repré-

THÈSE RENCKER 8

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