‹ Le Grade de Docteur ès Sciences PhysiquesChapitre 28 sur 53 · ER · texte numérisé non relu

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Minutes

Fic. 10,

Dans la figure 9 nous avons porté en ordonnées Îles rap-

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Po P Ge facon à comparer les Po

résultats donnés par l'étude à des états correspondants de

ports a et b et en abscisses

l'oxydation. Nous observons ainsi :

1° Pour les fortes concentrations et les pressions un peu élevées, c’est le rapport a qui est sensiblement constant. La vitesse d’oxydation est proportionnelle à la pression; comme nous opérons sans agitation, il est logique d'admettre, comme précédemment, que ce que nous mesurons ici est Simplement la vitesse de dissolution de l’oxygène. Ceci est d'accord avec le fait que pour ces fortes concentrations la vitesse devient indépendante de celles-ci, contrairement à ce que nous avons trouvé à pression constante avec agitation.

Pour les faibles pressions le rapport a tend à croître quand la réaction se poursuit. Le rapport b, d’abord très grand pour des concentrations fortes où moyennes en catalyseur, décroît rapidement et tend à se fixer, quand l'oxydation est suffisamment avancée, à une valeur d’ailleurs peu supérieure à celle du témoin sans catalyseur.

2° Quand on fait décroître progressivement la proportion de catalyseur, on voit la courbe correspondante se rapprocher de celle du témoin (fig. 10). Si on réduit la proportion de catalyseur (calculé en oxyde Co0) jusqu’à 0,001 p. 100, on observe un phénomène inattendu : le catalyseur devient nelttement anlioxygène.

Pour des proportions plus fortes, 0,005 p. 100, il est d’abord prooxygène, puis devient antioxygène.

Plusieurs essais ont donné des résultats semblables, ce qui montre bien que nous n'avons pas affaire à un résultat accidentel.

Nous avons là un exemple typique de l’action antioxygène conforme à la théorie de Moureu et Dufraisse : quand le catalyseur est en forte proportion, il agit comme oxydant par l'intermédiaire d’un peroxyde B (02) ou, comme nous le ver-

rons plus loin d’un peroxyde B (AO) (02). L'acide abiétique s’oxyde lui-même par l’action d’un peroxyde (AO) (02). Ces deux peroxydes peuvent devenir antagonistes et se détruire mutuellement.

On comprend ainsi que, lorsqu'il y a très peu de B et par suite une proportion de B (AO) (02) du même ordre de grandeur que (AO) (02), celui-ci puisse agir comme antioxygène; quand il y en a beaucoup, 11 agit comme prooxygène grâce à la proportion dominante de son peroxyde B (AO) 02. Enfin pour des proportions convenables, B agit d’abord comme prooxygène, puis, lorsque la proportion de l’oxyde autocatalyseur devient suffisante, l’action antioxygène apparaît.

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