C. Revelabitur
Si Dominica evenerit ipsa ligilia, alléluia de Adventu Do mini (/uale volueris.
Qui rendis.
Dominica Vcical.]
In vigii.ia Natalis, ad Non a m *
Hoclie.
Ces rapprochements sont suggestifs. On pourra les amplifier au moyen des autres manuscrits publiés, comme, pour le texte, celui édité par Pamélius et réimprimé dans la Patrologie latine^ t. LXXVIII, col. 641 et s., ou, pour la musi(|ue, ceux reproduits
' (ycst-à-dire à 3 heures de raprès-midi : la vigile comportant le jei'ine, c'est, en efTel, à cette heure-là que la messe était célébrée les jours du jeune.
* Ceci montre bien que toute la belle phrase EL eleviimini n'est qu'un verset, dont elle a cfrcctivenient le style musical, et dont la vocalise sur la dernière syllabe ne marque pas la fin du morceau, mais appelle la reprise. Or, il est bon de remarquer que le missel de Rheinau n'est pas noté.
58 Li: GHADl'I-L ET L'AMIPHONAIRE ROMAINS
enphototypie parles Bénédictins de Solesmcs, dans la Paléographie musicale, t. I, IV, VII et X, Antiphonaires de la messe, de Saint-Gall, Einsiedeln, Dijon (dit de Montpellier), Laon, des ix^, x<^ et XI® siècles.
Citons encore, parmi les documents jusqu'ici inédits, mais, somme toute, concordant avec les précédents, l'antiphonaire (texte seul) copié à Amiens, pour le sacramentaire écrit par le prêtre Rodrade en 853 (Paris, Bibliothèque Nationale, fonds latin i2o5o), la table de Tantiphonaire copiée à Saint-Denys entre 862 et 877 (Paris, Bibliothèfpie Sainte-Geneviève, manuscrit 111) et une autre, dressée à la cathédrale de Paris, au tenq3S de révê(|ue Anschaire, entre 88() et 910* (Paris, Biblothè({ue Nationale, fonds latin 2291).
Tous ces documents permettent de se rendre compte, d'une manière certaine, de ce ([u'était TA ntiphonaire grégorien, au moins pour les messes, dans sa première partie. Leur dépouillement fait connaître avec précision l'ordre et la forme de ce célèbre répertoire et, par la concordance de ces divers documents, il nous est facile de savoir sous quelles rul)riques y figuiaient les diverses séries de chants (ju il contenait.
* Hisloire. du chant lHiirjfiqnc à Paris, I, Paris. Poussiclguc, 1904. p. 3,") h 58.
|;AI TllI.NTir.lTÉ DK I/ANTIPHONAIUE C.UKOOUII.N '/.)
II. — L'ordre original de rAiitîplionairo «régorien des Messes.
Il sera iuléressant de comparer au Graduel actuel l'ordre original de cette partie de nos livres de chant, tel qu'il résulte de la confrontation des plus anciens manuscrits, combinée avec les références fournies par les auteurs. En attendant une édition critique de Vauthenticuni fjregorianum, nous pouvons établir, au moins pour l'Antiphonaire des Messes, la liste des pièces de chant qu'il contenait orio^inairement; les extraits donnés, au cours du présent ouvrage, de manuscrits de diverses épo- (jues, permettront de constater la manière dont se sont formés ses accroissements successifs : le terminus ad quem est l'Édition Vaticane, dont nous donnerons ensuite le dépouillement.
A. = Anliphona ad introïtum ; nf. = Répons- (iraduel ; AU. y. = verset alléluiatique; T.== Tractus; O. := antiphona ad OiTerenda ; C. = antiphona ad Communionem *.
' J/introït et la communion sont toujours accompagnés du premier ou de jjlusieurs des versets, suivant la durée des cérémonies, du psaume correspondant. On ne chante plus maintenant que le premier verset de Tintroït. Nous n'avons pas cru devoir les indiquer; nous n'avons niar(jué les versets des divers chants que lorsqu'ils diiïcrent de l'usage actuel. Les alléluia ici non indiques son^L empruntes aux séries correspondant
LE GRADUnL ET J/ANTIPHOXAIRE R031A1NS
In nomine Domini nostri
HIV XPl
Incipiunt rcspoiisoria siue antiphonae per anni circulum.
Prolo,qus, addition du VI 11^ siècle.]
(xreg^orius Praesul, meritis et nomine dignus, Unde genus ducit, summum conscendit honorcm. Renova vit monimenta patrumque priorum, Tune composuit hune libellum musicae artis Scolae Cantorum per anni circulum : Ad te levavi^.