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Vis.
OBSERVATION N° 59 Sal. Jean, 35 ans.
Entré le 14/2/39.
Actuellement en traitement.
Diagnostic. — En janvier 1938, amaigrissement. En octobre 1938 et janvier 1939, hoquet persistant sans signes de névralgie phrénique.
Actuellement réaction péritonéale légère.
Tuberculose micronodulaire bilatérale, ulcérée à gauche.
Examens de crachats. NS Le 15/2/39 .. Présence d’un grain jaune 50
Ainsi qu’on le voit, la présence de ces grains jaunes ne constitue pas une rareté pour un observateur averti et curieux.
Remarquons en passant l'extrême irrégularité avec laquelle ils sont trouvés : généralement un seul dans le crachocir, parfois 3 (n° 26, 40, 55, 27), parfois 4 (n°° 31, 50, 56), parfois 5 (n° 10), enfin un cas où 8 grains diflérents furent trouvés dans le même crachoir (n° 44) le même jour.
D'autre part, si d'ordinaire la découverte est unique, il arrive assez souvent néanmoins qu’elle se répète une ou plusieurs fois (n°° 43, 44) ; et nous sommes certains que, si les crachats pouvaient être examinés tous les jours et non seulement tous les mois, le nombre de nos observations serait bien plus considérable et chacune d'entre elles serait plus
nourrie.
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ET
CONSIDÉRATIONS GENÉRALES
En somme, quelles considérations pouvons-nous faire, quels enseignements tirer de ces 59 observations.
Et tout d’abord, quels malades ont craché des
« grains jaunes » ?
Classons nos 59 observations, nous découvrons :
a) Quatre tuberculoses fibreuses (observations 1, 5, 31, 34) pour deux desquelles on à noté : « Lésions fibreuses en apparence évolutives » (n°° 31, 34) ;
b) Deux malades présentant une lobite du sommet (n° 46, 56) dont l’une est excavée (n° 46);
c) Trois broncho-pneumonies caséeuses (n° 8, 15 et 20) dont l’une est survenue chez un cavitaire (HO)
d) Sept tuberculoses fibro-caséeuses (observations 6, 10:15, 23,:39,:52 et 59) ;
e) Enfin quarante-trois malades présentant des lésions ulcéreu£es, ulcéro-fibreuses ou ulcéro-caséeuses, avec caverne unique ou multiples vues à l’examen rad ologique ou vérifiées à l’autopsie :
RU à Le
Observations 23.14, 7,9, 11, 1201416, 17, 18,419: 21, 22, 24 25, 26, 27, 28, 29,1 30,132, 53, 95, 36,37, 38, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 47, 48. 49, 50, 51, 53, 54, DANDO 100:
La conclusion s’impose donc facilement :
La présence de « grains jaunes » dans l’expectoration n’est pas le fait d’une catégorie spéciale de tuberculeux pulmonaires, et elle peut s’observer chez tous les tuberculeux pulmonaires présentant des lesions évolutives caséifiantes.
Voyons maintenant si la présence d’un ou de plusieurs « grains jaunes » dans l’expectoration du tuberculeux peut fournir des indications immédiates ou éloignées sur l’évolution de la maladie, en un mot si elle peut influencer le pronostic.
1° Pronostic immédiat : La présence d’un « grain jaune » dans le crachat ind'que-t-elle une poussée évolutive ?
Il ne le semble pas, d’après l’étude des courbes de vitesse de sédimentation que nous avons eu soin de mettre en parallèle avec les analyses de crachats (observations n°° 12, 21, 25. 26, 30, 31, 34, 35, 36, 38, 39, 40, 41, 43. 44, 46, 48, 51, 52, 54, 55, 56, 57).
Si en effet dans les cas n°* 12, 21, 35, 56, la présence d’un ou de plusieurs « grains jaunes » coïncide avec une augmentation d’ailleurs souvent fort discrète, de la vitesse de sédimentation, dans les 19 autres cas, elle correspond à un chiffre de sédimentation identique, sensiblement analogue et parfois même
AY
inférieur aux chiffres du mois précédent ou du mois suivant.
Nous n’avons pas remarqué d’autre part de modificat ons des courbes thermiques coïncidant avec la présence d’un grain jaune dans le crachat, qui, nous le fépétons, ne semble nullement indiquer une poussée évolutive comportant un pronostic immédiat spécial.
2° Pronostic éloigné : Etudions le sort de nos 59 malades ; nous pouvons constater que :
— 23 malades sont décédés dans les services (n°* 2, AO AIO ZM 21 : 24; 126):29%132, 33,1.36, 97, 40, 41, 42, 45, 49, 50, 54) ;
— que 15 y sont cncore en traitement (n°*° 7, 23, 27, 28, 30, 31, 34, 35, 38, 39, 43, 44, 55, 58, 59) ;
— enfin, que sur les 21 autres malades qui ont quifté le service, les n°° 20 et 48 sont sortis mourants sur leur demande, les n° 47 et 53 sont décédés chez cux quelques jours après leur sortie.
Le n° 22 est passé en chirurgie pour pleurésie purulente, le n° 12 aux incurables après refus de preumothorax, le n° 8 aux Petites-Roches. Ont été revus : le n°9, état satisfaisant, ne crache plus ; le n° 16, état stationnaire avec expectoration toujours bacillifère ; le n° 25, état satisfaisant, mais expectoration toujours bacillifère également.
Enfin, nous sommes sans nouvelles des n°° 1, 3, 5, 6, 10, 18. 46, 51, 52, 56, 57.
Nous pouvons donc tabler sur 48 observations de malades décédés ou suivis régulièrement jusqu’à ce jour. Sur ce nombre :