CONSIDÉRATIONS SUR LES INOCULATIONS
En somme, si nous mettons à part l’observation n° 25 où le cobaye vivait encore un an après l’inoculation, tout en présentant d’ailleurs de très importantes lésions de tuberculose, nous constatons que dans tous les cas, la survie a varié entre 61 et 108 jours quand l’inoculation était sous-cutanée et qu’elle a atteint respectivement 136 et 172 jours lorsqu'elle fut faite par ingestion d’un grain.
D’autre part, les autopsies de cobayes ont toujours montré des formes extrêmement sévères ; non seulement on observait une généralisation au foie, à la rate et au système pleuro-pulmonaire, mais encore, fait plus rare, une généralisation à tous les territoires ganglionnaires : les ganglions axillaires, sousmaxillaires et cervicaux étant toujours hypertrophiés ou caséeux.
La sévérité des formes observées tient-elle au nombre prodigieux des B.K. dans le grain jaune ou à une virulence spéciale de ces bacilles ? Nous ne pouvons nous prononcer avec certitude ; mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ces bacilles ont conservé toute leur virulence, s'ils ne l’ont pas exalté.
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Enfin nous voudrions attirer l’attention sur ce fait — qui mériterait une étude plus ample — que deux de nos cobayes inoculés (n°° 14 et 26) ont présenté quelques jours avant leur mort une paralysie des membres postérieurs. Leurs moelles ont été prélevées : celle du n° 14 n’a rien montré d’anormal. Mais sur celle du n° 26, on a observé un foyer de ramollissement qui, inoculé à un autre cobaye, a déterminé sa mort en trois mois, avec d'importantes lésions de tuberculose généralisée.