INTRODUCTION
Dans toutes les affections pulmonaires, l’expectoration a une valeur séméiologique considérable. Bien souvent son aspect et ses caractères macroscopiques suffisent pour orienter ou préciser un diagnostic encore hésitant : ainsi en est-il de l’expectoration horriblement fétide de la gangrène pulmonaire, de la vomique abondante de l’abcès du poumon, des crachaîis rouillés et visqueux de la pneumonie.
D’anitres fois, un examen microscopique sera nécessaire ou indispensable : tel est le cas de la tuberculose pulmonaire. Mais le crachat du tuberculeux pulmonaire ne doit pas être abandonné systématiquement à l’examen du bactériclogiste car, comme le dit le Professeur M. Piéry, « le clinicien pourra maintes fois, dans une certaine mesure, lire au fond du crachoir, l’état du poumon de son malade ».
Nous voudrions aujourd’hui attirer l’attention sur la présence dans les crachats des tuberculeux pulmonaires de « grains jaunes » et sur les conséquences d’ordre diagnostique, pronostique et prophylactique qui en découlent.