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CHAPITRE SEPTIÈME, page 93, ligne

Il sera peut-être agréable au lecteur de trouver ici quelques notes héraldiques, relatives aux religieux, dont ce chapitre consacre le souvenir, et qui appartenaient à la noblesse de Belgique.

Nous y joignons des indications semblables à propos des noms, qui se rattachent à l'histoire du Béguinage.

Liévin de Mil appartenait à une vieille famille, qui portait d'argent, à trois alérions de sable, posés deux et un ;

Pierre Van de Wœstyne portait de sable au pal fuselé d'argent ;

Gilles de Lalaing — de l'illustre famille de ce nom — portait de gueules, fuselé de dix pièces d'argent posées trois, trois, trois et une ;

Anselme Stalins portait d'argent à trois fusils (ou pierres à feu) de sable, posées deux et une ;

Jean de Utenhove portait d'argent à trois jumelles en fasce de gueules ;

Nicolas Brugman portait mi-parti de sable et d'argent, chargé d'une croix ancrée partie d'or et d'azur.

Les familles, dont nous parlons, avaient leur sépulture dans l'ancienne église de l'Annonciation. Non seulement elles avaient donné leurs enfants à l'Ordre de Saint-Dominique, mais encore elles avaient tenu à honneur de patronner la fondation de Saint-Michel. A leur suite il convient de rappeler les noms d'autres bienfaiteurs insignes du couvent et du Grand Béguinage, dont la dépouille mortelle reposait également sous le pavé de notre église.

Les Sersanders portaient de gueules au croissant montant d'argent ;

Les Warnewyck, de sable à trois lionceaux d'argent, posés deux et un ;

Les Vilain, de sable au chef d'argent (aliÀs, de sable au chef d'argent, chargé d'un lion issant de gueules);

Les Sanders, de gueules à trois serres d'or, posées deux et une ;

Les Cethulle, de sable au pal-fasce d'argent, accompagné de trois étoiles d'or, deux en chef et une en pointe ;

Les Kerchove, d'argent au chevron de gueules accompagné de trois merlettes de sable, deux en chef et une en pointe ;

Les Hembyze, d'or à trois bandes d'azur, à la bordure engrêléede gueules,' le tout chargé d'une ombre de lion rampant.

Ces deux dernières familles devaient attacher leur nom à des vexations également douloureuses aux Dominicains et aux Béguines : mais il f&ut bien le remarquer, le calviniste Hembyze^ au seizième siècle, et le libéral Kerchôve, au dix-neuvième^ sont des exceptions, dont le souvenir se perd

dans le vaste ensemble des services rendus, au cours de plusieurs siècles et jusque dans le nôtre.

Nous ne donnons ici que les armoiries jadis gravées, sculptées ou peintes sur les sépultures de notre église de G and, pour ne pas sortir des limites tracées par notre étude sur le Béguinage, et non par oubli de celles que nous aurions peut-être dû leur adjoindre.

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