Luc, III, 8; comme dans le corps de la réponse
témoignages de la tradition.
4. S. Augustin, Lib. L Homiliarum, hom. 50, c. 5 : « Si, désespérant de votre salut, vous accumulez péchés sur péchés, selon ce qui est écrit (Prov., XVIII, 5) : Lorsque le méchant sera venu au plus profond des péchés, il méprisera tout; ne commettez pas vous-même cette faute de mépriser tous les remèdes et de vous jeter dans l'abîme du désespoir; mais du fond même de vos désordres poussez un cri vers Dieu, et dites-lui : Du fond de l'abîme, Seigneur, j'ai crié vers vous; Seigneur, écoutez ma voix. Que vos oreilles soient attentives à la voix de ma prière. Si vous examinez nos iniquités^ Seigneur, Seigneur, qui pourra subsister devant vous? Mais vous êtes plein de miséricorde (Ps. CXXIX, 1-7). C'est du fond d'un pareil abîme que les Ninivites ont crié , et ils ont obtenu cette miséricorde, au point que, pour révoquer par rapport à eux la menace de son prophète, Dieu n'a pas attendu l'achèvement de leur pénitence. Vous direz peut-être ici : Mais j'ai été baptisé en Jésus-Christ, qui m'a pardonné tous mes péchés passés; j'ai eu la bassesse de rentrer dans la voie corrompue de mes dérèglements, et je ne suis plus aux yeux de Dieu qu'un vil animal qui retourne à ses vomissements impurs (Prov., XXVI, 11). Où irai-je pour me dérober à la lumière de son esprit, et où m' enfuirai-je de devant sa face (Ps. CXXXVIII, 7)? Où, me demandezvous, mon frère? Pas ailleurs que dans le sein de sa miséricorde, en témoignant votre repentir à celui dont vous avez méconnu la puissance en vous abandonnant au péché; car on ne saurait mieux s'enfuir de devant sa face, qu'en se réfugiant dans ses bras, ni de devant sa justice, qu'en recourant à sa bonté. Eh! pourrez-vous trouver dans votre fuite un asile, où vous ne retrouviez pas sa présence? Si vous montez au ciel, il y est; si
vous descendez aux enfers, il y est encore. Prenez vos ailes, et sans vous détourner ni à droite ni à gauche, allez vous réfugier aux extrémités du monde; c'est encore sa main qui vous y conduira, scn bras qui vous donnera la force d'y arriver. Quelques péchés que vous ayez commis, de quelques forfaits que vous vous soyez souillé, vous êtes encore du nombre des vivants, dont Dieu vous eût sans doute retranché déjà, s'il ne voulait pas votre guérison. Pourquoi donc oublier que la patience de Dieu vous invite à la pénitence (Rom., H, 4)? Les cris qu'il vous a fait entendre n'ont pu vous persuader de ne pas vous éloigner de lui ; revenez à lui du moins à présent qu'il vous crie de le faire par l'offre qu'il vous fait de son pardon. »
2. Pour les autres témoignages que nous pourrions faire valoir, v. plus haut, tome III, chapitre du sacrement de Pénitence, questions I et II, jusqu'au témoignage 8, de cette deuxième question exclusivement.
3. Les témoignages des Pères qui ont appelé la pénitence une seconde planche après le naufrage de la grâce, ont été recueillis dans le chapitre cité tout-à-1'heure, question II, depuis le témoignage 8, jusqu'à la fin.
4. La nécessité de la contrition a été prouvée questions III et IV du sacrement de Pénitence; et celle de la confession l'a été de même, questions V et VI; celle de la satisfaction enfin, questions VII et VIII.