‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 134 sur 139 · I Pierre, II; comme ci-dessus, témoignage 13, page · texte numérisé non relu

I Pierre, II; comme ci-dessus, témoignage 13, page

19. Genèse, XLIII, 26 : « Joseph étant entré dans sa maison, ils lui offrirent leurs présents qu'ils tenaient en leurs mains, et ils l'adorèrent en se prosternant jusqu'ea terre. »

20. / Timothêe, VI, 1 : « Que tous les serviteurs qui sont sous le joug sachent qu'ils sont obligés de rendre toute sorte d'honnêteté à leurs maîtres , afin de n'être pas cause que le nom et la doctrine de Dieu soient exposés à la médisance des hommes. » ■

21. Ecclésiastique, IV, 7 : « Humiliez votre âme devant les anciens, et baissez la tête devant les grands. »

22. Actes, X, 25 : « Lorsque Pierre était près d'entrer, Corneille alla au-devant de lui, et se jetant à ses pieds, il Padora. »

23. 1 Timothêe, V, 17-18 : « Que les prêtres qui gouvernent bien soient doublement honorés , principalement ceux qui travaillent à la prédication de la parole et à l'instruction. — Car l'Ecriture dit : Vous ne lierez point la bouche au bœuf qui foule le grain. Et ailleurs : Celui qui travaille est digne du prix de son travail. »

24. / Corinthiens, IX, 7-14 : «. Qui est-ce qui va jamais à la

guerre à ses dépens? Qui est-ce qui plante une vigne , et se refuse

à lui-même d'en manger du fruit? ou quel est le berger, qui ne

mange point du lait de son troupeau? — Ce que je dis ici n'est-il

qu'un raisonnement humain? Et la loi ne le dit-elle pas elle-même?

— Car il est écrit dans la loi de Moïse : Vous ne tiendrez point

la bouche liée*au bœuf qui foule le grain. Or, Dieu se met-il en

peine de ce qui regarde les bœufs ? — Et n'est-ce pas plutôt pour

nous-mêmes qu'il a fait cette ordonnance ? Oui , sans doute , c'est

pour nous que cela a été écrit; en effet, celui qui laboure, doit

labourer avec l'espérance de recueillir, et celui qui bat le grain

doit espérer d'y avoir part. — Si nous avons semé parmi vous

des biens spirituels, est-ce trop que nous recueillions tant soit peu

de vos biens temporels ? — Si d'autres usent de ce pouvoir à votre

égard , pourquoi n'en pourrons-nous pas user plutôt qu'eux ?

Mais nous n'avons point usé de ce pouvoir , et nous souffrons au

contraire toutes sortes d'incommodités, pour n'apporter aucun

obstacle à l'Evangile de Jésus-Christ. — Ne savez-vous pas que

les ministres du temple mangent de ce qui est offert dans le temple,

et que ceux qui servent à l'autel ont part aux oblalions de l'autel?

— Ainsi le Seigneur a-t-il ordonné que ceux qui annoncent

l'Evangile vivent de l'Evangile. »

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25. Matthteu , X, 9-10 : a N'ayez ni or ni argent, ni d'autre monnaie dans vos ceintures ; ni de sac pour le voyage , ni deux habits , ni souliers , ni bâton ; car l'ouvrier mérite qu'on le nourrisse. »

26. Ibidem, XXII, 21 : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

27. Luc , X , 7-8 : « Demeurez en la même maison , mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux ; car l'ouvrier est digne de son salaire. — Et en quelque ville que vous entriez, et où l'on vous aura reçus, mangez ce qu'on vous présentera. »

28. Matthieu , XV, 5-6 : « Mais Jésus leur répondit : Pourquoi vous-mêmes violez-vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition ? car Dieu a dit : Honorez votre père et votre mère, et que celui qui dira des paroles outrageantes à son père ou à sa mère, soit puni de mort. — Et vous , au contraire , vous dites : Quiconque dira à son père ou à sa mère : Tout don que je fais à Dieu vous est utile , satisfait à la loi , — encore qu'après cela il n'honore ni n'assiste son père et sa mère : et ainsi vous avez rendu vain le commandement de Dieu par votre tradition. »

29. Hébreux, XIII, 17 : « Obéissez à vos conducteurs, et demeurez soumis à leurs ordres, etc., afin qu'ils s'acquittent de ce devoir avec joie , et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux. »

30. Exode, XXI, 15, 17 : « Celui qui aura frappé son père ou sa mère, sera puni de mort. — Celui qui aura maudit son père ou sa mère , sera puni de mort. »

31. Ibidem, XXII, 28-29 : k Vous ne parlerez point mal des dieux , et vous ne maudirez point les princes de votre peuple. — Vous ne différerez point de payer les dîmes et les prémices de vos biens. »

32. Lêvitique, XX, 9 : « Que celui qui aura outragé de paroles son père ou sa mère, soit puni de mort ; son sang retombera sur lui , parce qu'il aura outragé son père ou sa mère. »

53. Deutéronome, XXI, 18-21 : « Si un homme a un fils rebelle et insolent , qui ne se rende au commandement ni de son père ni de sa mère , et qui en ayant été repris refuse avec mépris de leur obéir , — ils le prendront et le mèneront aux anciens de la ville , et à la porte où se rendent les jugements , — et ils leur diront : Voici notre fils qui est un rebelle et un insolent ; il méprise et refuse d'écouter nos remontrances , et il passe sa vie dans les débauches, dans la dissolution et dans la bonne chère. —

du dêcaloc.he. 415

Alors le peuple de cette ville le lapidera , et il sera puni de mort , afin que vous ôtiez le mal du milieu de vous , et que tout Israël entendant cet exemple soit saisi de crainte. »

34. Ibidem, XXVII, 16 : « Maudit celui qui n'honore pas son' père et sa mère , et tout le peuple dira : Amen. »

35. Proverbes, XX, 20 : « Quiconque maudit son père et sa mère , sa lampe s'éteindra au milieu des ténèbres. »

36. Ibidem, XXVIII, 24 : « Celui qui dérobe à son père et à sa mère , et qui dit que ce n'est pas un péché , a part aux crimes des homicides. »

57. Ibidem, XXX, 11-17 : « Il y a une génération qui maudit son père , et qui ne bénit point sa mère , etc. — Que l'œil quï insulte à son père , et qui méprise l'enfantement de sa mère , soit arraché par les corbeaux des torrents , et dévoré par les petits de l'aigle. »

38. Ecclésiastique, III, 14 : « Mon fils, soulagez votre père dans sa vieillesse , et ne l'attristez point pendant sa vie , etc. , comme dans le corps de la réponse.

TEMOIGNAGE DE LA TRADITION

S. Ambroise, Lib. V hexœmeron, c. 16 : « Considérons combien la sollicitude et la piété filiale des êtres doués de raison sont surpassées par ce que font les cicognes , qu'aucun de nous ne serait capable d'égaler , quand même il s'aiderait des exemples de tous ses semblables. Parmi ces oiseaux , quand les membres du père décrépit sont dépouillés par l'extrême vieillesse des plumes qui lui seraient d'un si grand secours, sa lignée l'entoure de ses soins et le couvre de ses propres ailes. Que dis -je? Elle le nourrit de l'aliment qu'elle va lui chercher ; elle répare en lui, autant qu'il est en elle , les pertes de la nature , et les petits , soutenant par tous côtés leur père qu'ils placent au milieu d'eux , le soulèvent avec leurs ailes , et l'exercent en quelque sorte à voler comme il les y exerçait lui-même autrefois. Qui de nous n'éprouve de la répugnance à soulever son père infirme ? Qui daigne charger sur ses épaules son vieux père fatigué ? Quand l'histoire rapporterait quelques faits de ce genre , à peine voudrait -on les croire. Quel est le fils qui, quelle que soit sa piété filiale, n'abandonne ce soin à des gens de service ? Mais quant à ces oiseaux , ils ne voient rien de pénible dans l'accomplissement d'un tel devoir ; et , quelque lourd qu'il soit , le sentiment naturel les empêche d'en sentir le poids. Ils ne se refusent pas à nourrir leur père , tandis

qu'on voit s'y refuser bien des hommes , qui ne cèdent, pour se prêter à le faire, ni à l'évidence du besoin , ni à l'exigence de la loi. Ces oiseaux n'ont pas de loi écrite ; mais ils suivent une loi qui leur est innée. Ces oiseaux accomplissent ce devoir sans qu'il leur soit commandé, mais par le seul sentiment de l'amour naturel. Ces oiseaux ne rougissent point de porter leur père cassé de vieillesse : car un pareil fardeau n'est que le fardeau de la piété ; et la piété des cicognes est tellement connue , tellement devenue publique, que pour lui rendre hommage, les Romains ont fait du nom de cicogne le synonyme de la piété filiale. Ils ont surnommé la cicogne l'oiseau pieux, pia avis, surnom qu'à peine un seul empereur a pu obtenir par un sénatus- consulte , et que l'espèce tout entière de ces oiseaux a mérité en commun. Ainsi un décret des pères conscrits est venu rendre témoignage à leur piété, et ne convenait-il pas après tout que ce fussent des pères qui portassent ce jugement au sujet de leurs fils? Au reste , le suffrage universel a sanctionné ce jugement, et le mot avTwire^apyucns, qui signifie reconnaissance , vient de ^s^apyws, qui ne signifie autre chose que la cicogne. Ainsi c'est de ces oiseaux qu'a tiré son nom une vertu, et cette vertu c'est la reconnaissance. »

Ouesiioia XIV*

Que renferme le cinquième commandement ?

Le cinquième commandement détend non-seulement le meurtre et tout acte de violence qui nuit au corps et à la vie du prochain ; mais de plus il réprime la colère, la haine, la rancune, l'indignation , le désir de la vengeance , et tout autre sentiment de malveillance à l'égard du prochain.

Par contre , il nous recommande la douceur , l'humanité , la clémence , l'affabilité , la bienfaisance , et nous prescrit en particulier d'oublier facilement les injures , et de ne point chercher à nous venger , mais de nous pardonner plutôt les uns aux autres nos mutuelles offenses , comme Dieu lui-même nous a pardonné en Jésus-Christ (XIV).

Quiet includit quintum prœceptum?

Non solirai externam prohibet caedem et Vim omnera, quae corpus et vitam proximi lsstlit, sed etiam iram , odium , rancorem, indignationera , vindicte cupiditatem, et

quos vis internos effectus ad proximi lacsionem propensos amputât.

Requirit verô animi mansuetudinem , humanitatem, clementiam, comitatem, beneficentiam : nimirum ut injuriarum facile obliviscamur , nec vindictam expelamus, sed ita condonemus invicem offensas, sicut in Christo Deus uobis donavit.

TÉMOIGNAGES DE i/ÉCRITURE.

4. Genèse, IX, 5-6 : « Je vengerai votre sang sur toutes les bètes qui l'auront fait couler, et je vengerai la vie de l'homme de la main de l'homme et de la main de son frère. — Quiconque aura répandu le sang de l'homme sera puni par l'effusion de son propre sang ; car l'homme a été créé à l'image de Dieu. »

2. Lêvitique, XXIV, 17, 19-21 : « Que celui qui aura frappé (et tué un homme soit puni de mort. — Celui qui aura outragé quelqu'un de ses concitoyens sera traité comme il aura traité l'autre. — Il recevra fracture pour fracture , il perdra œil pour œil , dent pour dent : il sera contraint de souffrir le même mal qu'il aura fait souffrir à l'autre. — Celui qui aura tué un homme sera puni de mort.

3. Ibidem, XIX, 16-18 : « Vous ne serez parmi votre peuple ni un calomniateur public, ni un médisant secret. Vous ne ferez point d'entreprise contre le sang de votre prochain. Je suis le Seigneur. — Vous ne haïrez point votre frère en votre cœur, mais vous le reprendrez publiquement, de peur que vous ne péchiez vous - même à son sujet. — Ne cherchez point à vous venger, et ne conservez point de souvenir de l'injure de vos concitoyens. »

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