Le grand menteur [microforme]
Les images suivantes ont été reproduites avec le plus grand soin, compte tenu de la condition et de la netteté de l'exemplaire filmé, et en conformité avec les conditions du contrat de filmage.
Les exemplaires originaux dont la couverture en papier est imprimée sont filmés en commençant par le premier plat et en terminant soit par la dernière page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration, soit par le second plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires originaux sont filmés en commençant par la première page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration et en terminant par la dernière page qui comporte une telle empreinte.
Un des symboles suivants apparaîtra sur la dernière image de chaque microfiche, selon le cas: le symbole = signifie “A SUIVRE”, le symbole V signifie “FIN”.
Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être filmés à des taux de réduction différents. Lorsque le document est trop grand pour être reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, et de haut en bas, en prenant le nombre d'images nécessaire. Les diagrammes suivants illustrent la méthode.
QUÉBEC Imp. L'Acriox Socaue Lrée, 103, rue Ste-Anne, 103,
QUÉBEC Imp. L'Acrion Sociace Lrér, 103, rue Ste-Anne, 103,
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L'alcool est un menteur
Les Anglais qui, à côté de quelques défautx, possèdent tant de bonnes qualités, ont une expression courte, typique et bien vraie pour qualifier l'alcool. « Alcool is a mocker », l'alcool est un menteur, disent-ils. Les Français qui, eux, avec de nombreuses qualités ont de si grands défauts, se servent souvent d’un autre proverbe qui a cours de nos jours au Canada et qu'ils ont d'ailleurs emprunté des Latins : « Rien de nouveau sous le soleil », Nil nove sub sole. La vérité de ce dernier dicton ne peut être mieux prouvée que par l'expression anglaise que je viens de citer : Alcool is a mocker. Bien avant les Anglais, en effet, on l’avouera sans peine, Dieu avait dit: « Le vin (il n’était pas encore question d'alcool) est un menteur » et encore « Le vin trompe celui qui le boit ».
Donc l'alcool est un menteur,
L'alcool prétend être un apéritif. Il ment.
« Une fausse clé, dit le docteur Trousseau, n'ouvre pas la serrure et finit par la gâter ; ainsi en est-il de l'alcool. Il n’ouvre pas l’appétit mais le fait perdre peu à peu ».
L'alcool prétend être un digestif. Il ment.
€ L'alcool nuit à la digestion, dit le docteur Legrain, soit en se mélangeant aux aliments, soit er altérant la muqueuse de l'estomac, soit en troublant la sécrétion des sucs digestifs ».
L'alcool prétend êt:e un fortifiant, un aliment, Il ment. Comment un poison peut-il fortifier et alimenter, puisque son objet est de détruire ?
L'alcool prétend réchauffer. Il ment. S'il réchauffe comment se fait-il que tous les thermomètres accusent un abaissement de la chaleur du sang après l’absorption de l'alcool ?
L'alcool prétend, enfin, préserver des maladies contagieuses. Il ment encore. S'il sauve des maladies contagieuses, comment se fait-il que pendant chaque épidémie de choléra on a constaté que scixante-quinze par cent des buveurs mouraient tandis que vingt par cent à peine des abstinents succombaient au fléau ?
L'idéal de tout homme de cœur
« Ce que nous voulons, écrivait en mai 1908 un véritable apôtre de la tempérance, M. l’abbé Vaslet, décédé l’année dernière, ce que nous voulons, c’est la prohibition de tout alcool, autre que celui destiné à la médecine et à l’industrie.
« En attendant ce jour béni qui nous donnera la prohibition, nous lutterons pour toute mesure qui nous conduira réellement, ne fût-ce que lentement, vers le but suprême, vers l'idéal de la délivrance totale du joug infâme de l’alcool ! »
Les adieux d’un suicidé
Un passant attardé découvrait, le 10 août 19.., à C., près N., le cadavre d’un individu qui s'était tué en se tirant un coup de revolver dans la tête.
Un billet trouvé dans une des poches d’habit du suicidé fit établir tout de suite son identité. C'était un nommé F. D. âgé de trente-trois ans, de C.
Appartenant à une honnête famille, D. avait fait son malheur et celui des siens à cause du maudit alcool.
Le 7 août, D. avait fait part, par lettre, de son sinistre projet à un de ses amis, L. B. Celuici, tout aussitôt, avait prévenu ses parents et la police.
Le chef de police avait dépêché ses hommes dans les alentours de la localité, où il avait lieu de croire que D. se trouvait, mais on ne parvint pas à rejoindre le malheureux. D'ailleurs, D. était fermement résolu à mourir et on ne l’aurait pas pris vivant.
Dans les vêtements de D., on trouva le billet suivant écrit sur un feuillet arraché à son carnet. Les adieux du malheureux avaient été tracés d’une main ferme, d’une écriture élégante.
« Un avis de désespéré aux jeunes gens : Ne buvez jamais! Que maudit soit le jour où j'ai commencé à fréquenter la buvette. Depuis lors, j'ai mené une existence de misère, J'ai