ACTE DEUXlExME
NICOBAR.
Je prends pour base ceci : c'est que le prince ignore absolument ce que c'est qu'une femme et qu'il est d'une innocence...
BENGÀLINE, soupirant.
Ridicule... J'en sais quelque chose...
NICOBAR.
Ceci posé... que fais-je?... Suivez-moi bien... Sous prétexte d'apporter des offrandes à Mignapour, je fais venir^ ici une troupe de bayadères... les plus séduisantes, les plus savoureuses, les plus affriolantes qu'on pourra trouver...
BENGALINE.
Des bayadères ?
CKAKSON.
Il n'en a jamais vu peut-être ?
NICOBAR.
Jamais !.•. Pour lui conserver sa chasteté nous Tavons sevré de ce divertissement... pimenté...
CRAKSON.
Je comprends ça... continuez...
NICOBAR.
Je fais donc venir des bayadères... elles entourent le prince... elles déploient devant lai toutes leurs grâces... toutes leurs séductions... par leurs chants et par leurs dan?^es voluptueuses elles lui font perdre la tête et Mignapour surexcité, subjugué, enivré, finit par embrasser la plus jolie...
CRAKSON et BENGALINE.
Et 9lors ?
NICOBAR.
Et alors son collier deviendra du plus beau noi;^' -
CRAKSON.
îi sera chassé du royaume...
BENGAMNE.
Je serai nommée reine...
NICOBAR.
Vcas me conserverez mon portefeuille ?..•
CRAKSON.
Et Irma me restera... C'est admirable !
BENGALINE.
C'est sublime I...
CRAKSON, à Nicobar. ^
Vous êtes fort, vous...
MICOBAR, modestement*
J'ai beaucoup vécu...
Case voiti
NICOBAR.
Merci I... Alors, c'est accepté?
CRAKSON.
Accepté...
BENGALINE.
Accepté... ail ! Attendez, j'ai une idée aussi.
CRAKSON, à part.
Tout le monde en a... excepté moi...
BENGALINE, à Nicobar.
Une idée qui vient se greffer sur la vôtre... Je veux faire partie de cette troupe de bayadères... Et celle que Mignapour embrassera, je veux que ce soitmoLo.
NICOBAR.
Je ne comprends pas pourquoi...
BENGALINE
J'ai mon petit nlan...