ACTE PREMIER
eu plus de succès que moi... Cette chère petite Irma, c'est un vrai trésor qu'une sœur comme ça...
CRAKSON, arrivant par le fond et apercevant Joquelet.
Voilà soD frère... (Allant à lui et le saluant.) Monsieur I
JOQUELET, le saluant.
Monsieur... couvrez-vous donc.
CRAKSON.
Après vous... (ils remettent leurs chapeaux.) Je regrette
énormément de n'avoir personne pour me présenter...
JOQUELKT.
Présentez-vous vous-même...
Ce n'est pas convenable... mais enfin... John David Grakson, capitaine de l'armée anglafse...
JOQUELET
Je vois ce que c'est... monsieur vient pour une dent... ouvrez la bouche.
CRAKSON.
Permettez...
JOQUELET, qui lui a saisi la mâchoire.
La grosse... dans le fond... Attendez, c'est l'affaire d'une seconde.
CRAKSON, s'éloignant vivement.
Nonl... non!... touchez pas à mes dents...
JOQUELET, très noble.
Alors, monsieur, je ne comprends pas...
CRAKSON.
Regardez-moi bliîn... Vous ne me reconnaissez donc pas?
JOQUELET
. Attendez... en effet... Je vous remets parfaitemv'nt... C'est vous qui depuis un mois nous suivez de ville» en ville comme un simple caniche...
Xt^ ^ P|
CRAKSON.
C'est moi... mon gouvernement a établi un comptoir à Bombay et j*ai été chargé de me rendre à Delhi et d'apporter au Grand Mogol un traité de commerce... avec des échantillons... (Avec volubilité.) coutellerie, quincaillerie, chapellerie, tabletterie; joaillerie, orfèvrerie, verrerie... et de l'opium.
JOQUELET, s'interrorapant.
Bien, bien... mais ça ne m'explique pas pourquoi vous marchez sur mes talons... Me prendriez-vous par hasard pour le Grand Mogol?
CRAKSON.
Nullement... mais en chemin j'ai vu votre sœur faire ses exercices... ^
JOQÎIELET.
Ah! ah!
CRAKSON.
Je la trouve belle, votre sœur...
JOQUELET
Pas dégoûté, Albion...
CRAKSON.
Je l'aime I
JOQUELET
Ah! mais, dites donc...
St je viens vous demander sa main.
JOQUELET
SvAmain... la main d'Irma... c'est hardi...
CRAKSON.
Pourquoi?... J*ai de la fortune, de l'avenir, et je ne m'enrhume jamais... Je cvois donc étrQ un parti sor*