‹ Le Grand Mogol: opéra-bouffe en quatre actesChapitre 61 sur 101 · ACTE DEUXIÈME 8\f · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME 8\f

Quelle est cette fraîche liqueur Qui coulant gaiement dans les verres Des grisettes et mousquetaires Vient troubler la tête, et le cœur?

C'est le vin coquet,

C'est le vin clairet ^)ont les tasses sont pleines, .

C'est le vin si gai

Et si distingué Qui nous vient de Suresnes.

Pour nous mettre en train

Buvons donc un brin

Un tout petit brin,

De ce joli vin, De ce joli vin de Suresnes !

CHOEUR, buvant.

Pour nous mettre en train Buvons donc un brin De ce joli vm, - De ce joli vin de Suresnes I

IRMA

Qui donc aux jeunes comme aux vieux, Aux timides, aux joyeux drilles Donne des élans amoureux Auprès de nos aimables filles?

Qui fait qu'ils ont autant d'ardeur, Tant d'éloquence près des belles Qu'ils triomphent des plus rebelles Rien qu'avec un petit regard séducteur?

C'est le vin coquet, C'est le vin clairet Dont les tasses sont pleines!

C'est le vin si gai Et si distingué Qui nous vient de Suresnes I Pour nous mettre en train Buvons donc un brin, Un tout petit brin De ce joli vin, De ce joli vin de Suresnes!

TOUS, buvant.

Pour nous mettre en train Buvons donc un brin De ce joli vin, De ce joli vin de Suresnes I

Tout le monde un peu lancé a chanté ce dernier refrain er* tstabant légèrement. Mignapour trinque avec Coquelet; Nicobar av«e Crakson.

JOQUELET, à Mignapour.

Encore un verre, paisambleu î

NICOBAR, un peu gris, à Crakson»

Il est bon son petit vin bleu !

CRAKSON.

Allons, contenez-vous un peu !

MIGNAPOUR, très animé.

J'ai le cœur et la tête en feu I

A sa coîsr.

C'est bien, seigneurs, la séance est levée... ^

Regardant Irma amoareasement» uC

Laissez-moi seul avec ma fiancée... tM^wv^M.^"^

NICOBAR. "^

Que peut-il lui vouloir ?

CRAKSON, bas.

G*est ce qu'il faut savoir I

IRMA, à Joquelet.

Seule avec lui... pourquoi?

JOQUELET

Pour causer... c'est son droit I

CHOEUR

Prince, nous vous obéissons, Sur-le-champ nous nous retiroas !

LAï^!TE^<^^S

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