ACTE QUATRIÈME lOB
NICOBAR.
Pas possible... je le saurais...
BBNGALINE, haussant les épaules.
Ehl mon pauvre ami, vous ne savez jamais rien... C*est pour cela que je suis accourue moi-même vous prévenir.
NICOBAR, abruti.
Le prince à Delhi... c'est inouï! Je vais mettre toute ma police sur pied.
BENGALINS.
Bien!...
NICOBAR, allant pour sortir et revenant.
Mais à propos de Mignapour, vous ne savez pas... j'ai fait une découverte renversante.
BENGALINE.
Vous?...
NICOBAR.
Oui, moi !... Figurez-vous d'abord que j'ai retrouvé le coffret de nacre.
BENGALINE, faisant un mouvement.
Ah!
NICOBAR, narquois.
Je l'ai ouvert... Devinez un peu ce qu'il m'a appris...
BENGALINE, froidement.
Ce qu'il vous a appris... je le sais parfaitement.
NICOBAR, stupéfait.
Vous le savez...
BENGALINE.
Eh ! sans doute !... le mystère de ce coffret m^Mriguait depuis longtemps... et, que voulez-vous, je suis femme î. .
â06 LE GRAND MOâOL
COUPLETS
A la femme en naissant, Brahma donne en partajjd
De ne rien ignorer le désir effréné !
Lui^cacher quelque chose est pour elle un outrage^
De tout connaître alors son cœur est talonné I
Si dans le zèle ardent que ce désir stimule
Elle tient à savoir ce qu'on lui dissimule...
C'est qu'il n'eût pas fallu
Que ce fût défendu I
Dans votre poche, hélas I mon humeur curieuse
Me poussa, j'en rougis et l'avoue à regret,
A vous ravir un jour la clé mystérieuse
Qui devait révéler un important secret.
La défeûse de voir me rendit indiscrète,
Et si, hien malgré moi, j'ai lu dans la cassette...
(Parlé.) Dam I... écoutez donc... Nicobar... c'est que...
NICOBJIR.
C'est que ?...
BENGALINB.
C'est qu'il n'eût pas fallu Que ce fût défendu î
NICOBAR.
Alors vous m'aviez subtilisé ma cléî
BENGALINE.
Parfaitement, et j'ai ouvert le coffret,., puis après avoir lu, voulant seule connaître ce secret, j'ai jeté la cassette dans le Gange...
NICOBAR.
Mai» alors vous saviez que le collier da prince éxaît ud collier très ^rdinair^
BENGALINS.
Sans doute.