Cer., I, 21, p. 124; IL, 15, p
3. Cer., I, 64, p. 290, 292. C’est par cette porte que passait l’empereur, quand, de la camara orientale du Chrysotriclinos, il se rendait à l'héliacon. Les autres portes du Chrysotriclinos qui s’ouvraient sur l’heliacon étaient fermées. Celle par laquelle l'empereur va sortir est gardée par deux cubiculaires, qui l'ouvrent au moment où l’empereur sort. D’après le texte, les cubiculaires, l’un à droite, l’autre à gauche, occupaient chacun une porte (r0Àr). Il s'agit très probablement d'une porte à deux battants et non pas de deux portes, car la porte par où sort et rentre l'empereur est appelée riAn. A cette porte se tenait le cortège de l'empereur sur deux files. Dans le passage, Cer., I, 19, p.114, la plaque circulaire en porphyre est appelée rop9upody mäcuapov, Il faut lire ic1 Ta avato}taas [RSA & | Les sénateurs passaient par ces portes pour gagner du Chrysotriclinos l’église de la Vierge-du-Phare, qui se trouvait, on le verra, sur la terrasse. Ces portes étaient en argent. L'empereur et l'impératrice sortaient aussi par là pour se rendre à l’église du Phare, où ils allaient ètre mariés (Cer., 1, 39, p. 201-202).
AMCer. eULb pr 081 012711p0123:
5. Ce seuil {roÿhztroy) est appelé aussi 90464 (Cer., I, 47, p. 243; I, 14, p. 93, 95). Un velum est indiqué à l'ouest du Chrysotriclinos (Cer., IT, 24, p. 623; IT, 25, p. 625; IT, 52, p. 706). IL est appelé aussi velum des portes d'argent (Cer., I, 97, p. 441). Mais certains textes indiquent l'existence de deux portières, l'une qui se tirait (ouprôv Bñhov) (Cer, II, 1, p. 520, 521; IL, 3, p. 526), l'autre qui se levait (xipomevoy Fly) (Cer., ls 48, p. 244). Ce velum était non pas tiré comme le premier, mais levé (aïostat ünepbev), © està-dire roulé sur la partie supérieure de la porte (Cer., I, 48, p. 245; I, 47, p- 243; [, 12, p- 90; PU4/p193;.96):
8t LE GRAND PALAIS DE CONSTANTINOPLE
était suspendue une portière. Tout le sol était jonché de myrte, de romarin et de roses f.
Devant le Chrysotriclinos, se trouvait le Tripetôn (6 Terréruv), le vestibule de la salle du trône (pl. 35 I). C’est là,au Tripetôn, que les fonctionnaires et les dignitaires se tenaient avant d'être introduits par catégories (vela) auprès de l'empereur ?, devant lequel ils allaient se prosterner. Et le basileus y passait souvent, soit pour sortir du Chrysotriclinos,soit pour y rentrer?, Un portique précédait l'édifice. Ce portique du Chrysotriclinos portait aussi le nom de Horologion, sans doute d’un cadran solaire indiquant les heures au seuil de la demeure du prince *.
Ainsi, après avoir franchi le portique et le vestibule, on pénétrait dans la salle octogonale recouvertepar la coupole. Devant soi, on avait l’abside, occupée par le trône impérial. Pour entrer dans la salle, on traversait une première niche qui communiquait avec le Tripetôn°. A droite et à gauche, deux autres niches étaient fermées par un rideau (velum)t.
1. Cer., II, 15, p. 587, 588. Dans ce dernier texte, au lieu de +070, il faut lire flo. Par istoz0ôt, Labarte, Palais, p. 165, entend des tringles. Bjeljaev, Byzantina, 1, p. 23, n. 1, traduit par petits mâts. Ce sens est plus plausible. En paléogrec totozdôn ou iotozièn désigne le pied du mât (cf. Estienne, s. v.; Koumanoudis, Euvay. Xé£ewvy afnoavo., s.v). Le velum suspendu entre ces deux mâts était probablemenl placé devant la niche occidentale. Il doit être sans doute distingué des portières suspendues à la porte.
2. Cer., I, 47, p.237; 1, 48, p.245, 246, 247; 1,50, p. 258; 1; 51, p.262, I, 32, p. 172-173 ; I, 14, p. 93-94.
SNCer LUE D 8080010882 D LTo ICE Ep 206 09P PI DA 250 I, 64, p. 284. 3
4. Cer., 1, 14, p. 91-92. Le jeudi de la semaine de Pâques, le patriarche, avant d’être introduil au Chrysotriclinos, était conduit au Tripetôn et prenait place devant l'Horologion sur un siège (sx&uvoy) recouvert d’un drap (szauv#ktoy). Quand l'empereur était prêt à le recevoir, le patriarche pénétrait dans le Chrysotriclinos. Le portique du Chrysotriclinos est identifé avec l'Horologion (6 rüott$ roë Xpuoorpwxklvou frot to Qpokdytov; Cer., IT, 3, p. 526-527 ; Il, 18, p. 605). Il est appelé une fois portique du Chrysotriclinos où se trouve l'Horologion ( Cer., Il, 23, p. 622). Pour la réception des Sarrasins, on avait placé au portique du Chrysotriclinos, c'est-àdire à l'Horologion, les deux orgues impériales en or et les deux orgues en argent des factions (Cer., II, 15, p. 580). :
5. Cette niche est appelée la camara du Chrysotriclinos qui conduit au Tripetôn (Cer., 1,9, p. 70; I, 12, p. 90).
6. C'est dans cette camara, qui se trouvait à droite des portes d'argent
Plus loin, sur le côté droit, s'ouvrait une autre niche fermée par un rideau et conduisant à la chambre (xourwv) de l'empereur et à une salle à manger (äsorgréu) !. Entre cette dernière niche et l’abside, s’ouvrait encore, sur le côté droit, une autre niche ?.
Sur le côlé gauche du Chrysotriclinos, à part la niche signalée à gauche de l'entrée, se trouvait, du côté de l’est et à gauche de l’abside, la camara de Saint-Théodore, ainsi appelée parce qu’elle donnait accès à un oratoire du saint situé au fond de la niche ?, Devant cette niche, était aussi suspendu un rideau, derrière lequel les empereurs se rendaient parfois pour revêtir leurs habits d’apparat, avant la
du Chrysotriclinos, que le jeudi de Pâques, le patriarche allait enlever derrière le velum, son omophorion, avant de prendre part au festin donné par le basileus. Le repas terminé, il allait le remettre dans la même camara (Cer., 1, 14, p. 95-96). Un velum pendait aussi à la camara correspondante. Celle-ci estindiquée comme se trouvant à gauche, vers l’ouest. Le papias, après avoir ouvert les portes qui donnaient accès au Chrysotriclinos, allait déposer les clefs sur un siège {(sx4uvoy) placé dans cette camara (Cer., I1, 1, p. 519). Ce sont probablement aussi ces deux niches qui sont désignées dans la description du festin donné par l'empereur le jour de Pâques. Ce jour-là, on plaçait dans la camara du Chrysotriclinos, qui conduit au Tripetôn, deux petites tables (raparpdreÇa). Si l'empereur l’ordonnait, on en ajoutait deux autres, l’une dans la camara de gauche, l’autre dans la camara de droite (Cer., I, 9, p. 70-71).
1. La situation de cette niche, sur le côté droit du Chrysotriclinos, est indiquée dans le texte (Cer., I, 32, p. 175). A la fête des Rameaux, l'empereur, après avoir passé par le Tripetôn, rentrait au Chrysotriclinos et se tenait du côté droit du Chrysotriclinos, près de la camara qui conduit au kiton. À cette même camara, derrière le rideau, se tenaient les chantres de l’église des Saints-Apôtres, pendant un festin donné en l'honneur des Sarrasins (Cer., Il, 15, p. 585). Derrière ce velum, le recteur allait revêtir l'insigne de sa dignité. Ce velum est indiqué comme se trouvant du côté de l’aristeterion, près du kiton (Cer., Il, 4, p. 529). Cette camara est aussi appelée camara de l'aristeterion (Cer., Il, 15, p. 581).
2, Cette niche n'est pas mentionnée expressément par les textes. A la cérémonie de la promotion de la cubiculaire, les préposites allaient chercher celle qui allait être promue dans la chambre de l’'Augusta, pour la conduire dans l’oratoire de Saint-Théodore. Pour se rendre à la chambre de l'impératrice, ils passaient Ô1x toÿ rpûs avaroknv Ôefroù fiihou 70û Xpvoorprkivou. Ce velum, qui se trouvait sur le côté droit, vers l'Orient, désigne sans doute le rideau suspendu à la niche sud-est du Chrysotriclinos. Par cette niche, on avait accès à la chambre de l’impératrice. (Cer., II, 24, p. 623).
3. Cet oratoire se trouvait dans la partie gauche du Chrysotriclinos, vers l'Orient. C'est là qu’eut lieu la cérémonie de la tonsure de Léon, fils de Basile I: (Cer., IT, 23, p. 622).
cérémonie, et pour les quitter, la cérémonie terminée 1. Cet oratoire de Saint-Théodore (pl. 35 V) où étaient déposées les reliques du saint et la verge de Moïse, servit de vestiaire où l'on conservait les habits d’apparat et une quantité d'objets précieux”. La structure de cet oratoire est inconnue. La barrière (xyx\3e), avec les saintes portes qui donnaient accès au sanctuaire, est seule signalée *. Enfin, sur le côté nord, se trouvait la dernière niche à laquelle pendait aussi un rideau. Elle donnait accès à un local appelé le Panthéon (He), qui était peut-être un
1Cer A8 MD 2 DIT GE pe 280 289 09 D lo TEE D NET 20, p.119, 1. 7. Dans ce dernier texte, après le mot xauxç+ le manuscrit présente une lacune de plusieurs lignes (cf. Reiske, Comm., p. 216); il faut suppléer par le passage parallèle, I, 21, p. 122, depuis la ligne 8 +05 Xovsotetr)ivou à la ligne 12 &y t AAXPX. “
2. Antoine de Novgorod vit encore, en 1200, les reliques du saint dans le palais d'or impérial (cf. Z/in. russes en Orient, L. V, p. 97-98); cf. Cer., IT, 40, p. 640 ; I, 1, p. 6-7. Aux grandes fêtes, on prenait dans l'oratoire de Saint-Théodore la verge de Moïse. Les habits impériaux et les couronnes étaient transportés de l'oratoire à l'Octogone du palais de Daphné, où les souverains allaient revêtir leur costume d'apparat. Le vêlement de l'empereur était conservé dans une espèce de coffre (-4BAtov), les couronnes dans des boîtes cylindriques (zosv'zkta) (cf. Reiske, Comm., p. 44; Sophocles, Gr. Lex., s. v.; Bjeljaev, Byzantina, I, p. #4, n. 1). Le 13 août, la croix était déposée dans cet oratoire avant d'être transportée au Phare (Cer., II, 8, p. 540). C'est là aussi que le proèdre du sénat, après avoir reçu ses insignes des mains de l'empereur, allait s'en revêtir (Cer., 1,97, p. 440). Les textes n'indiquent pas auquel des nombreux saints qui portèrent le nom de Théodore l’oratoire était dédié. Le culte de saint Théodore Tyron était très répandu à Constantinople, où plusieurs églises lui étaient consacrées. Sa mémoire était fêètée le 17 février (cf. N. Nilles, Kalend. Man., t. I, p.105, t. IT, p.99, n.2; Gedeon, BuY ‘Eopr, p. 74; Synax. eccl. Const., p. 469; Dmitrievskij, Opisanie, t. 1, p. 50). C'est peut-être à ce martyr que cet oraloire du palais avait élé dédié.
3. À ces saintes portes étaient suspendus les insignes du cubiculaire et de la cubiculaire avant leur promotion. Ces fonctionnaires étaient promus dans l'oratoire par le premier préposite; ils allaient ensuite adorer l'empereur au Chrysotriclinos (Cer., 11,24, p. 623-624 : IT, 25, p. 625-626).
4, Dans le local, sur lequel on est mal renseigné, stalionnaient des fonctionnaires, les zayl:@:x, commandés par un archôn du Panthéon (cf. Cedrenus, t. IT, p. 504; Du Cange, Gl. gr., s. v.). Le local était sans doute fermé ; la patricienne à ceinture, après avoir reçu les insignes de sa dignité, allait s’en revêtir au Panthéon, d'où elle était ensuite introduite au Chrysotriclinos (Cer., 1, 50, p. 258-259). Au festin donné au Chrysotriclinos en l'honneur des Sarrasins, les chantres de l’église de Sainte-Sophie se Lenaient derrière le velum dans la camara qui se trouve du côté du Panthéon (Cer , Il, 15, p. 585). Le rideau de cette niche est appelé aussi
vestibule semblable au Tripetôn (pl. 35 ID. Comme ce dernier, il était une des entrées principales du Chrysotrielinos!.
Ainsi, les sept niches, qui rayonnaient autour de la salle, étaient ornées de rideaux. À l’est, une courtine cachait l'abside où se dressait le trône impérial?.
Assis sur ce trône, l'empereur recevaitles fonctionnaires avec lesquels il s'entretenait des affaires de l'État et les étrangers à qui il donnait audience. Ces réceptions avaient lieu suivant un cérémonial rigoureusement fixé. La salle du trône n'était, en effet, ouverte qu’à certaines heures du jour, suivant des règles minutieusement obser-
velum du Panthéon (Cer., I, 1, p. 6); de même le rideau de la niche où se trouvait l'oratoire de Saint-Théodore est désigné sous le nom de velum de Saint-Théodore (Cer., Il, 24, p. 624).
1. À la promotion du cubiculaire, le candidat était introduit au Chrysotriclinos soit par le Panthéon, soit par l'Horologion (Cer., II, 25, p. 625). Le patriarche était parfois introduit par le Panthéon. Il allait s'asseoir dans la camara qui se trouve du côté du Panthéon. Et quand les souverains étaient informés de sa venue, il était introduit auprès d'eux au Chrysotriclinos (Cer:, I, 19, p. 116 ; I, 21, p. 122 ; I, 20, p. 119 ; sur la lacune de ce dernier texte, v.plus haut, p. 86, n.1). On passait également par la camara ‘du Panthéon pour se rendre du Chrysotriclinos à l'église de la Vierge-du-Phare (Cer., I, 20, p. 119). De même, de la camara qui se trouvait devant le Panthéon, on gagnait, en suivant le même trajet, l'heliacon du Chrysotriclinos (Cer., I, 64, p. 289). Sur ce trajet, v. plus bas,
2. D'après Labarte, Palais, p. 76, 168, l'abside était séparée de la salle par une porte à deux battants. Celte porte serait mentionnée dans le texte, Cer., I, 64, p. 290, où il est question du passage de l'empereur, de la camara orientale du Chrysotriclinos à l’heliacon. La porte mentionnée ici est celle qui s'ouvrait de l’abside sur la terrasse qui s'étendait à l’est de la salle. Rien n'autorise à supposer, comme l’a fait Labarte (ibid., p. 164), que par heliacon l’auteur a voulu désigner la salle octogonale, qui aurait reçu ce nom « en raison de la grande lumière que les seize fenétres projetaient sur le sol ». Paspatis, *Avézroca, p. 166, suppose aussi devant le trône une barrière de bronze, en S'appuyant sur un texte (Cer., I, 63, p. 283) où il n’est pas question du trône du Chrysotriclinos. Le passage de Michel Attaliates, p. 169, ne mentionne pas non plus cette barzière. Labarte (ibid., p. 75, 166) et Richter, Quellen, p. 317, ont placé le Panthéon à l'entrée occidentale du Chrysotriclinos. Mais, dans tous les textes qui décrivent l’entrée ou la sortie par le côté ouest, jamais le Panthéon n'est cité. Labarte (ibid., p. 76, pl. IT, n° 95) a placé aussi à tort l’oratoire de Saint-Théodore au coin sud-est du Chrysotriclinos. Paspatis (ibid., p. 167) l’a situé avec raison du côté gauche, vers l'Orient; de même que Bjeljaev, Byzanlina, I, p. 30. Ce dernier (ibid., p. 24)a reconnu aussi l'erreur de Labarte sur la position du Panthéon. M. Reber, Xarol. Palast., p. 748 s., pl. W, place le Chrysotriclinos à l'endroit où s'élevait le palais de Daphné, et a donné à la salle du trône une orientation qui n'est pas justifiée par les textes.
vées!. D'ici les empereurs partaient, à certaines fêtes religieuses, pour se rendre au lieu de leur pèlerinage?. Et la procession terminée, quand ils rentraient au Chrysotriclinos, ils y entendaient une dernière fois les acclamations poussées en leur honneur”.
La plupart des dignitaires et des fonctionnaires y vinrent recevoir l'investiture de leur auguste maître comme un don octroyé par la grâce de Dieu“. Le candidat allait se prosterner sur le marchepied du trône, baisait les pieds et les genoux du souverain, qui lui remettait son insigne, ou prononçait les paroles d’investiture, puis il revenait adorer l'empereur en signe de reconnaissance”.
Pendant les fêtes de Pâques, plusieurs cérémonies étaient célébrées et de grand festins étaient donnés dans ce monument. Le dimanche des Rameaux, le basileus distribuait des croix aux personnages admis dans la salle6. Et le jeudi après Pâques, l'empereur, ayant le patriarche à ses côtés, y recevait le baiser de paix (äsrasuce, àyérn) des fonctionnaires et des dignitaires ecclésiastiques 7. De Pâques au dimanche suivant, l'empereur y donnait chaque jour un banquet*.
Plusieurs fêtes religieuses se terminaient par un festin au Chrysotriclinos?. Les souverains y traitèrent aussi magnifiquement les hôtes illustres de l'Empire !. L’empe-