‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 62 sur 145 · Theoph. Cont., VI, 23, p · texte numérisé non relu

Theoph. Cont., VI, 23, p

6. V. plus haut, p. 85 ; Cer., II, 4, p. 579. Un passage d’Anne Comnène confirme aussi cette situation (Alex., XIV, 6, t. IT, p. 250). La salle à manger, d'après ce texte, se trouvait en dehors de la porte du kiton ; cf. Labarte, Palais, p. 178-179.

7. Cer., Il, 1, p. 519. Chaque matin, on allait prendre au vestiaire (Beszixpuov) le vêtement de l’empereur, qui était déposé sur un siège, en dehors des portes d'argent du kiton. Le primicier des diétaires frappait ensuite trois fois à la porte. L'empereur, s'étant habillé, allait prier devant l'icone du Christ, dans la conque du Chrysotriclinos. Le vestiaire dont il est question ici est probablement l'oratoire de Saint-Théodore, où l’on conservait les habits impériaux et différents objets (v. plus haut, Das eCer-2l6Ep/u1t0)e

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composait sans doute de plusieurs pièces (pl. 35 VIT). L'une de ces chambres fut construite par l’empereur Phocas (602-610)!.

Plus tard, Constantin Porphyrogénèle décora le vestibule de l'appartement d'icones en mosaïques d'un coloris et d'un dessin remarquables. Devant, il fit construire une phiale en porphyre, entourée de colonnes en marbre poli. Au-dessus du tuyau, d'où l'eau jaillissait, un aigle en argent, la tête tournée, contemplant sa proie avec fierté, étouffait dans ses serres un serpent?.

Sur le côté méridional du Chrysotriclinos, se trouvait aussi l'appartement de l'impératrice (xordv rc adyoisrrs) * (p.35 VD). Huit jours aprèsla naissance desonfils, la souveraine recevait. La chambre était décorée pour la circonstance de tentures tissées d’or du Chrysotriclinos et de lustres. L'enfant, dans son berceau, était recouvert, ainsi que sa mère, de tissus brodés d’or. Les femmes des dignitaires élaient d'abord introduites, portant chacune un présent qu’elles remetlaient à l’impératrice en la félicitant. Les dignilaires venaient ensuite apporter à la souveraine leurs hominages et leurs vœux‘.

Une galerie (pl.35 X), située près des appartements, faisait communiquer le Chrysotriclinos avec la terrasse (heliacon)

1. Heisenberg, Nicol. Mesar., p. 35, 68. Cette chambre, on le verra, communiquait avec l’église de la Vierge-du-Phare, qui se dressait près

de la salle du trône. Elle était habitée, au moment de la révolution de 1201, par l'empereur Alexis TI.

2. Theoph. Cont., VI, 24, p. 451. On doit lire gtéry et non pas vuhAax#v, comme l'ont fait Rambaud, l’Emp. grec, p. 73, et Richter, Quellen, p. 325 ; cf. Du Cange, Const. Christ., lib. II, p. 123; Gloss. gr., s. v.; Reiske, Comm., p. 23.

3. On y pénétrait par un rideau, qui se trouvait sur le côté droit du Chrysotriclinos vers l'Orient (Cer., IT, 24, p. 623). Ce rideau pendait sans doute à la niche située au coin sud-est du Chrysotriclinos (voir plus haut, p. 85, n. 2).

4. Cer., IT, 21, p. 618. Les dignitaires étaient introduits au kiton par PHorologion et le Chrysotriclinos, probablement par la niche sud-est, tandis que les femmes des dignitaires passaient par le Kénourgion. Sur ce monument, v. plus bas. Au moment de la réception de la princesse Olga, l'impératrice Hélène passa aussi par le Kénourgion pour rentrer dans sa chambre (Cer., Il, 15, p. 596).

qui s'élendait à l'est du Chrysotriclinos (pl. 36). Du côté de cette terrasse, la galerie était fermée par des portes d'argent, qui livraient passage aux souverains!.

Sur le côté nord du Chrysotrielinos, une porte, faisant probablement pendant aux portes d'argent de cette galerie méridionale, donnait aussi accès à la terrasse. Elle n'avait qu'un seul battant (uovébupey) et elle servait à ceux qui, de Ja niche située devant le Panthéon, se rendaient à la terrasse du Chrvsotriclinos?.

Près du Panthéon, se trouvait le Phylax (œéxt) (pl. 35 IV), par où les empereurs passaient parfois pour sortir du Chrysotriclinos #, Des portes brillantes, lamées d’argent#, fermaient ce lieu où l’on conservait les émaux, les objets précieux, dont on décorait le palais aux jours de grande réception”, ainsi que le trésor impérial 6.

Enfin, près du Panthéon, se trouvait un emplacement où

1. Par cette galerie, appelée paxowv t0ÿ xottéivos, les empereurs se rendaient à l'église de la Vierge-du-Phare, qui se trouvait sur l’heliacon (Cer., I, 19, p. 116; I, 20, p. 119; I, 24, p. 137). Pour revenir de l'église de Saint-Démétrius, qui, on le verra, s'élevait aussi sur la terrasse, les empereurs passaient par les porles d'argent du macrôn (Cer., I, 21, p. 124). Labarte, Palais, p. 177-178, place le macrôn (pl. IT, n° 101) entre la chambre de l'empereur (n° 104) et le Chrysotriclinos (n° 95). Il n'indique pas la chambre de l’impératrice qui était distincte de celle de l'empereur et place la salle à manger (n° 100) à l'angle sud-ouest de la salle du trône.

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3. Cer., I, 20, p. 119; I, 1, p. 7. Ce Phylax communiquait probablement avec l'oratoire de Saint-Théodore ; les empereurs, après avoir prié devant l'icone du Christ dans la conque de labside du Chrysotriclinos, sortent par le Phylax. Comme la niche du Panthéon n'est pas indiquée ici, on peut supposer qu'ils ont passé par l’oratoire de Saint-Théodore, pour sortir du Chrysotriclinos par le Phylax. La patricienne à ceinture, lors de sa promotion, était amenée du Phylax à l'église du Phare, où elle recevait des souverains ses insignes, dont elle allait se revêtir ensuite au Phylax (Cer., I, 50, p. 257-258).

4, Cer., 1, 50, p: 257 : 0! yavwrzoi ruAGves of avrirentot. Ce dernier mot n'est pas clair. Reiske, Comm., p. 282, croit qu'il est question d’une porte à deux battants. Il faut peut-être lire avec Estienne avTITEUTTOS ; ce qui désignerait un ouvrage recouvert de feuilles de métal; cf. Estienne, S. V., AVÉTEUTTOS.

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