‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 70 sur 145 · Theoph. Cont., V, 90, p · texte numérisé non relu

Theoph. Cont., V, 90, p

3. Labarte, Palais, p. 181-182, place l'heliacon ‘pl. II, n° 113) à l’extrémité occidentale du Justinianos, sur le côté sud du triclinos. D'après lui, du haut de cette terrasse, on dominait tout l’'Hippodrome et l’'empereur s'y plaçait pour bénir le peuple réuni dans le Cirque. La phiale des Verts, que Labarte appelle sans raison la phiale des Skyla (pl. IT, n°]18), est placée aussi à l'extrémité occidentale du Justinianos, mais sur le côté nord, et elle est séparée de la terrasse par le Justinianos et les Skyla. Mais le texte (Cer., I, 64, p. 285 s.) indique la proximité immédiate de l’heliacon et de la phiale. L'heliacon, sur lequel était placé le trône impérial, était relié à la phiale par des marches. Ainsi la place que Labarte assigne à l'heliacon par rapport à la phiale est inconcevable. On ne s'explique pas non plus pourquoi Labarte, en s'appuyant sur le texte, Cer.., I, 64, p. 287, prétend que le basileus bénissait du haut de l’heliacon le peuple réuni dans l'Hippodrome. Il n'est pas question de l'Hippodrome dans le texte et rien n'autorise à supposer que l’heliacon et la phiale étaient situés près de l’Hippodrome. En réalité l'empereur, se tenant à l'heliacon, bénissait le Àx0< réuni dans la phiale des Verts; de même qu'il bénissait de la terrasse du Chrysotriclinos le A5; réuni dans la phiale des Bleus (Cer., I, 64, p. 291). Le même cérémonial avait lieu aussi à la phiale du Triconque {Cer., I, 66, p. 299). Dans tous ces cas, il s'agit de personnages réunis dans la phiale. L'empereur faisait aussi le signe de la croix sur l'assemblée réunie à l’'Hippodrome; mais il se tenait dans ce cas, non pas à l’heliacon près du Justinianos, mais au Cathisma (Cer., I, 68, p. 307). Paspatis, "Avéxtopa, p. 260, a identifié l’hémicyele des Skyla avec l'heliacon qu'il place, comme Labarte, à l'extrémité occidentale du triclinos de Justinien ({pl., n° 60). Bjeljaev, Byzantina, I, p. 35 s., 63 s., a relevé avec raison ces erreurs. |

4, Sur ces phiales, v. J. Strzygowski, dans Mitlleilungen K. D. Archæologischen Instituts, Rome, 1903, t. XVIII, p. 155 5.

Au milieu du huitième siècle, Constantin V Copronyme (741-759) ajouta aux constructions de Justinien IT un nouvel édifice, une église qui s'élevait au Phare. Un siècle plus tard, après la victoire définitive de l'orthodoxie, Michel TT, en 856, faisait déterrer le cadavre du fondateur de l'église, ct,après l'avoir fait battre de verges el brûler, il ordonnait de scier le sarcophage en marbre vert où reposait l’empereur iconoclaste pour en faire un cancel (5r#6ex) à l'église dxPharet:

Le Phare (iso), qui avait donné son nom à l'église, était une tour dont les feux guidaient les navigateurs pendant la nuit. C'était aussi une station de signaux, qui faisait communiquer le palais avec les provinces asiatiques au moyen de feux allumés de distance en distance. Le premier phare secondaire de la ligne d’Asie, situé sur le mont Saint- Auxence, transmettait les signaux aux diétaires qui veillaient jour et nuit sur la terrasse (iruxéy ou fhraxce) du Phare ?

1. Leo Grammat., p. 218-219. L'église fut construite avant 768, car en cette année les fiançailles d'Irène avec Léon, fils du Copronyme, eurent lieu à l'église du Phare (cf. Théophane, t. I, p. 444). Labarte, Palais, p. 123, l’attribue faussement à Basile le Macédonien.

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