Fenêtres de la Salle d’or de la Tsarine
7) Sur les voûtes Est et Ouest: Séjour de Ste Olga à Constantinople et son baptême.
8) Sur la droite des fenêtres extérieures: Dieu-le-Pcre.
9) Dans les embrasures des fenêtres extérieures: La Déisis. (La Ste-Vierge, le Sauveur et St-jean-Baptiste).
10) Dans la double fenêtre: La Ste-Trinité.
11) Entre les fenêtres à côté: St-Jean V Évangéliste.
12) Dans les embrasures des fenêtres, qui donnent sur la Galerie des Térems: La Face du Sauveur.
13) Du côté de la porte nord, près de la fenêtre: Le St-Martyr Théodore Tîrone.
14) Entre les fenêtres extérieures. La Mère de Dieu.
La Salle d’or fut construite à la jour de Pâques, elle y recevait les fin du XVl-e siècle et servait de félicitations du Tsar, du patriarche salle de réception à la Tsarine, Le et du clergé1.
1. Le père des archéologues moscovites, I. M. Snéguiriov, suppose que cette pièce est celle qui, dans les anciens actes, est appelée la Sa/te de Macaire, la Salle blanche, la Salle des évêques, et que, en 1451, le métropolite Jonas fit construire dans sa cour. A l’appui de cette opinion, il indique les sept sièges anciens, rappelant les sept conciles œcuméniques, et il rapporte qu’au XVIII-e siècle cette pièce était nommée, par tradition, la Chambre des patriarches. Toutefois, l’éminent connaisseur de la vie intime des Tsars, I. E. Zabiéline, trouve cette supposition inadmissible. Selon lui, la proximité d’une salle des
Selon toute probabilité, ce fut dans cette salle-là que la Tsarine Irène, femme du Tsar Féodor Ioânnovitch, reçut Jérémie, la patriarche de Constantinople, lorsqu’il vint en Russie, en 1589, y consacrer le premier patriarche, Job. Son compagnon de route, l’évêque d’Élathon, nous a laissé une description de cette salle. «Dans la chambre de la Tsarine Irène, dit-il, était suspendu un lion, d’un très beau travail, et ce lion tenait dans ses pattes un serpent auquel étaient attachés un grand nombre de beaux candélabres, tressés en forme de corbeille. La chambre était ornée d’icônes en mosaïque, représentant la Mère de Dieu avec l’Enfant-Jésus,
des Anges et des Saints. Toutes, elles étincelaient de pierres précieuses et de perles. »
En 1683, pour consolider les voûtes de cette chambre, sur laquelle pesaient trop lourdement l’église du Sauveur, rebâtie en 1637, et celle de la Crucifixion, édifiée en 1681, on posa en croix des cordons de pierre, ce qui donna à la chambre son aspect original.
Depuis Pierre le Grand jusqu’à la rénovation faite en 1797, la salle d’or servait uniquement de Chambre de débarras. Elle fut reconstituée dans l’état où nous la voyons aujourd’hui sous l’Empereur Nicolas I er.
patriarches avec les passages menant dans les appartement privés des Tsars, contrasterait avec les coutumes de la vie des tsars à cette époque. Théodore Gornostaiév, connaisseur de la vieille architecture russe, affirme en outre que la construction actuelle se rapporte sans aucun doute à la fin du XVI-e siècle. Avant ce temps-là, en effet, on ne trouve pas en Russie de fenêtres et de voûtes appartenant à ce mode de construction.
Le Vestibule sacré1. (Gr. 38).
(S viatyia Siéni).
Aves ses chambranles dorés aux portes et aux fenêtres, décorés d’ornements en style grotesque, tels que ceux qui se voient sur les frontispices des anciens manuscrits russes du XlII-e et du XlV-e siècle, le Vestibule Sacré est, avec le Palais à Facettes, un des restes du Palais d’Ivan III. Ce palais était composé, comme il a été dit plus haut, de différents bâtiments, reliés par des passages extérieurs, chacun ayant son vestibule particulier.