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Porte du Vestibule Sacré sur l’Escalier Rouge

Ces peintures murales, dont la composition reproduit les premières images faites du temps de Féodor loânnovitch, sont l’œuvre de l’académicien Zaviâlov, mort en 1850.

Au dessus de la porte qui donne sur l’Escalier Rouge (Gr. 39), une inscription apprend que «les fondations du Vestibule Sacré et du Palais à Facettes furent jetées sous le Très croyant Grand-Duc Ivan Vassîliévitch III, en 1487.»

A côté, au-dessus de la fenêtre, se trouve une autre inscription: «Renouvelé sous le règne de l’Empereur Très-croyant Nicolas I-er en 1847.»

Lors de la construction du Nouveau Palais, le Vestibule Sacré fut reconstruit (1839).

Au lieu des trois fenêtres donnant sur la Terrasse des Boyards — aujourd’hui la Salle St-Vladimir— on y établit, pour la symétrie, une

fausse porte et, en face, du côté du Palais à Facettes, une autre porte pareille. Trois petites chambres attenantes au Vestibule, du côté nord furent détruites, et le Vestibule fut allongé d’autant.

La Terrasse rouge d'or et l'Escalier rouge d’or1 2.

(Krâstioé Zolotôé Kryltso. Krâsnaia zolotâia léstnitsa).

Cette terrasse et cet escalier sont destinés, comme l’était l’escalier sacré des Empereurs grecs, l’Augustéon, au passage du Tsar, alors qu’il se rend aux grandes cérémonies des cathédrales, ou quand il se montre au peuple accouru en masse sur la Place des Cathédrales pour «voir les yeux lumineux du Tsar».

Au temps du Vieux Palais, le Perron rouge marquait l’endroit d’où descendait sur la place de la cathédrale l’escalier d’or du milieu (Gr. 4).

Au XVI-e et au XVII-e siècle, cet escalier était décoré de peintures et de dorures. Il était couvert et avait un toit en pavillon au-dessus de chaque palier de repos. Il était fermé par une grille dorée et peinte.

En 1685, le prince V. V. Galîtsyne fit faire, au-dessus de cette grille, un auvent en cuivre doré, supporté par des piliers de fer. En 1686, le sculpteur Grégoire Ivanov y tailla trois lions et deux aigles en pierre blanche, qui se sont conservés jusqu’à nos jours.

Lors de l’incendie de 1696, les pavillons et l’auvent brûlèrent et ne furent plus rétablis. L’escalier resta sans toit. Des pavillons, il ne reste plus qu’une assise de pierre sur le premier palier.

En 1753, au moment de la construction du palais de l’impératrice Elisabeth, l’escalier fut refait. Mais l’ancien dessin, ainsi que l’ancienne sculpture en pierre, en furent conservés. La même chose fut observée en 1842—1845, quand fut bâti le Grand Palais actuel.

1. Le mot «rouge» est souvent employé en russe dans le sens de très beau, par exemple: «le carillon rouge». [Krâsnyï zvone],

2. Il a 43 marches, 3 paliers. Longueur horizontale, 12 sagènes 1 archine; hauteur, jusqu’à la terrasse supérieure, 9 archines 8 verchoks.

Le Palais à facettes (Gr. 40, 41).

(Gmnovîtaia palâta).

Ce palais s’appelle ainsi parce que, du côté Est, les pierres du mur extérieur sont taillées en pointe de diamant, à l’imitation de ce qui se voit dans les palais italiens. La porte d’entrée (Gr. 42) présente un magnifique encadrement doré. Le palais est éclairé sur trois de ses façades par une double rangée de fenêtres. Il est, à l’intérieur, tout couvert de peintures et il s’y trouve un Trône Impérial. La retombée des voûtes se fait, au centre, sur un énorme pilier carré.

Les premiers temps après sa construction, ce palais était simplement appelé le Grand Palais. Il n’était, à l’exemple des anciennes grîdni des Grands Ducs (chambres d’audience) que la première salle du palais, le principal local pour les cérémonies exceptionnelles. Le Tsar, après son couronnement, y recevait les félicitations et il y donnait un banquet après la cérémonie du sacre; on y proclamait les Tsarévitchs héritiers au trône; on y sacrait les patriarches, les métropolites et les archevêques; on y tenait les grandes assemblées territoriales, (zemskié sobory) et c’est là, que se faisaient les grandes réceptions d’ambassadeurs.

En 1552, Ivan le Terrilble fêta dans le Palais à Facettes la prise de Kazan. En 1602, Boris Godounov y donna un magnifique banquet au prince Jean de Danemarck, fiancé de sa fille la princesse Xénie.

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