Cicero, Epist. ad Quint, frat
2. id M pro Stxt., 51, 52, pro Dont., 9; de Harusp. resp., 21.
3. Id. f adAttic, 11, 12, 19, § 2; de Prov. cons., 17 fln. ï. Id. t ad Quint. Jrat., 2, 1, § 1.
se fourvoyer, et cela par la raison qu'il jouait un double rôle : qu'avec l'aide de César, il voulait se fortifier contre César. Car, à cette époque, la faction sénatoriale agissait contre lui ; elle prétendait qu'elle aurait volontiers accordé au chef du triumvirat ce qu'elle aurait accordé au chef de l'aristocratie, à l'ennemi du proconsul des Gaules. Mais elle portait elle-même une partie de la faute ; elle méconnut la position de Pompée, position fausse, artificielle et pénible amenée par César ; elle méconnut encore son caractère, sa pusillanimité politique ; elle craignait le monarque et le repoussa. Il était peu avancé du soin qu'il avait pris des approvisionnements sans armée ; il espérait rétablir dans son royaume Ptolémée Auletès, qui avait été chassé de son trône d'Égypte, et arriver par là à son but ; ce projet échoua également par la jalousie des grands. Mais avant que rien ne fût décidé pour Pompée, protecteur de Cicéron et de Milon, ses rapports avec Clodius amenèrent pour le premier des mortifications sans fin, des humiliations continuelles ; au commencement de février, il fut publiquement raillé pendant le procès de Milon *. Il voulait enrôler une bande de soldats dans lePicénum, et une autre, avec le consentement de César, dans la Gaule Transpadane, où son père avait établi des colonies. Il était inquiet en. voyant toujours plus clairement sa position ; l'aristocratie lui était hostile et le peuple s'éloignait de lui 2 . Il était bien naturel qu'il s'inquiétât de l'accroissement de l'action de César ; elle affectait son