I. Dion Cassius, 1. XXXIX, ch. un
. rendrait aux dieux immortels des actions de grâces de vingt jours 1 .
Profitant d'un temps favorable, la flotte romaine quitta les côtes de la Bretagne peu après minuit; tous les navires regagnèrent le continent sans le moindre dommage; dans le nombre, deux vaisseaux de charge seulement ne purent aborder au même port que les autres, et furent portés un peu plus bas 2 .
Ces derniers vaisseaux contenaient environ trois cents soldats qui se dirigèrent vers le camp. Les Morins, que César, avant son départ pour la Bretagne avait laissés soumis, séduits par l'espoir du butin, les enveloppèrent d'abord en assez petit nombre, et leur ordonnèrent, s'ils ne voulaient pas être tués, de mettre bas les armes. Les Romains, s'étant formés en cercle, se défendirent ; aux cris de l'ennemi, six mille hommes environ accoururent aussitôt. César, à cette nouvelle, envoya du camp toute la cavalerie au secours des siens. Cependant les Romains avaient soutenu le choc de l'ennemi et vaillamment combattu pendant plus de quatre heures; ils avaient reçu peu de blessures et tué beaucoup d'ennemis. Mais lorsque la cavalerie romaine se montra, les Morins, jetant leurs armes, tournèrent le dos, et on en fit un grand carnage. Comme les marais se trouvaient à sec, les Morins furent privés d'un refuge qui leur avait servi l'année précédente; ils tombèrent presque tous au pouvoir de T. Labiénus, qui avait été envoyé contre eux.
1. Dion Cassius, I. XXXIX, ch. liu. — César, Cuerre des foules, 1. IV, ch. xxxviii.